Les aérodynes motorisés légers et les avions
Étude des aéronefs et engins spatiaux · 6 min
Tu as vu les aérostats, qui flottent grâce à un gaz léger. Les aérodynes, eux, ont besoin de vitesse pour que leur voilure porte, et ceux de cette leçon l’obtiennent grâce à un moteur. Voici d’abord les plus légers d’entre eux, modèles réduits, ULM et autogires, puis les avions. Les aérodynes sans moteur (planeurs, parapentes, deltaplanes) et les hélicoptères ont leurs propres leçons.
Les aérodynes motorisés
Le modèle réduit

En aéromodélisme, on distingue les modèles 2 axes (tangage et lacet seulement, sans ailerons) et les modèles 3 axes, qui ont en plus le roulis et se pilotent donc comme un vrai avion.
Les ULM : les six classes

ULM veut dire ultra léger motorisé. La réglementation française en distingue six classes, numérotées. Retiens au minimum le trio de tête : 1 paramoteur, 2 pendulaire, 3 multiaxe.
La masse maximale au décollage dépend de la classe : de 300 à 330 kg en monoplace et de 450 à 500 kg en biplace (15 ou 25 kg de plus si l’appareil emporte un parachute de secours).
Le détail de la réglementation et des masses est traité dans la leçon consacrée aux six classes d’ULM.



Le pendulaire est au deltaplane ce que le paramoteur est au parapente : la même aile, avec un moteur et un chariot en dessous. Le pilote y actionne le même trapèze : en le poussant, en le tirant ou en le décalant sur le côté, il déplace le centre de gravité de l’ensemble par rapport à l’aile, et contrôle ainsi le roulis et le tangage. C’est le pilotage « pendulaire », par déplacement du poids.
L’autogire

L’autogire (ou gyrocoptère) est la machine sur laquelle l’examen revient le plus souvent dans cette leçon. Il porte deux rotors qui ne font pas du tout le même travail :
- Élément : Le grand rotor au-dessus · Entraîné par : Le vent relatif seul · Rôle : Sustentation (il porte la machine)
- Élément : La petite hélice · Entraîné par : Le moteur · Rôle : Propulsion (elle fait avancer)
Le grand rotor n’est pas motorisé. Il tourne tout seul, entraîné par l’air qui le traverse de bas en haut quand la machine avance : c’est l’autorotation.
Les avions


Un avion est un aérodyne à voilure fixe : ses ailes ne tournent pas, c’est le déplacement de tout l’appareil qui crée la portance. On les distingue par leur propulsion : à hélice ou à réaction.
L’essentiel
- En aéromodélisme : 2 axes = tangage et lacet, 3 axes = avec le roulis en plus.
- ULM = ultra léger motorisé, six classes : 1 paramoteur, 2 pendulaire, 3 multiaxe, puis autogire, aérostat et hélicoptère ULM.
- Le pendulaire se pilote au trapèze, qui donne le roulis et le tangage. Sans moteur, la même aile s’appelle un deltaplane.
- L’autogire : le moteur pousse (hélice), le vent porte (rotor libre en autorotation).
- Conséquence, et c’est le piège : un autogire ne peut pas faire de stationnaire ni décoller verticalement.
- Un avion est un aérodyne à voilure fixe.