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Léonard de Vinci et ses machines volantes

Histoire et culture de l'aéronautique · 4 min

Bien avant le premier vol, des hommes ont cherché à comprendre comment les oiseaux tiennent en l’air. Le plus célèbre d’entre eux n’a jamais fait voler aucune de ses machines, et reste pourtant au programme de l’examen, qui l’interroge presque chaque année.

Les premières études du vol

Portrait de Léonard de Vinci, homme âgé au long front dégarni et à la barbe fournie
Portrait de Léonard de Vinci, homme âgé au long front dégarni et à la barbe fournie

Vers 1500, Léonard de Vinci est le premier à étudier le vol de façon méthodique : ses notes sur le sujet s’étalent sur une vingtaine d’années, de 1485 environ à 1505. Il n’imagine pas des machines au hasard : il observe les oiseaux, dessine leurs ailes, analyse leur battement, et cherche à en reproduire le mécanisme.

Étude d’une aile articulée à membrane tendue sur une armature de bois, directement inspirée de l’aile de la chauve-souris
Étude d’une aile articulée à membrane tendue sur une armature de bois, directement inspirée de l’aile de la chauve-souris

Cette aile en est l’exemple : une membrane tendue sur une armature articulée, copiée sur la chauve-souris plutôt que sur l’oiseau, parce que sa peau nue est plus facile à imiter que des plumes.

Ce qu’il a conçu

Ses carnets contiennent des machines qui annoncent trois inventions modernes :

Il dessine également l’hélice.

Le parachute

Croquis du parachute de Léonard de Vinci : une pyramide de toile à base carrée et à faces triangulaires, sous laquelle un homme est suspendu par quatre cordes, avec la note manuscrite en écriture inversée
Croquis du parachute de Léonard de Vinci : une pyramide de toile à base carrée et à faces triangulaires, sous laquelle un homme est suspendu par quatre cordes, avec la note manuscrite en écriture inversée

C’est son dessin le plus connu, daté d’environ 1485 (entre 1485 et 1490 selon les spécialistes) et conservé dans le Codex Atlanticus, le grand recueil de ses feuillets. Sa forme est très précise, et l’examen la demande : une pyramide à base carrée et à faces triangulaires, qui ressemble à une tente.

Le principe est juste : la toile emprisonne l’air sous elle et freine la chute. C’est une intuition remarquable de la résistance de l’air pour l’époque.

Le texte manuscrit visible à côté du dessin est écrit de droite à gauche, en écriture inversée : c’était l’habitude de Vinci, qui était gaucher.

Pourquoi rien n’a volé

Malgré la justesse de plusieurs de ses intuitions, Léonard de Vinci n’a fait aucune tentative pour réaliser ses machines. Elles sont restées à l’état de dessins.

La raison est physique, et elle vaut pour tous ses contemporains : ses machines reposaient sur la force musculaire humaine, très insuffisante pour soulever un homme et sa machine. Il faudra attendre le moteur, quatre siècles plus tard, pour que le vol motorisé devienne possible.

L’essentiel