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La température, au sol et en altitude

Météorologie et aérologie · 8 min

Toute la météo découle de la température : c’est elle qui rend l’air plus ou moins dense, qui le fait monter ou descendre, et qui règle les saisons comme les heures de la journée. C’est par là qu’il faut commencer.

Mesurer la température

En France, les températures sont exprimées en degré Celsius (°C).

L’unité internationale est cependant le kelvin (K) :

\text{K} = \text{°C} + 273{,}15

Le zéro absolu, 0 K, correspond donc à −273,15 °C. C’est la température la plus basse qui puisse exister.

Pourquoi l’air chaud monte

Deux volumes égaux, à la même pression : un centimètre cube d’air froid contient beaucoup de molécules serrées, il est plus dense et plus lourd ; un centimètre cube d’air chaud en contient moins, plus agitées et plus écartées, il est moins dense et plus léger
Deux volumes égaux, à la même pression : un centimètre cube d’air froid contient beaucoup de molécules serrées, il est plus dense et plus lourd ; un centimètre cube d’air chaud en contient moins, plus agitées et plus écartées, il est moins dense et plus léger

Quand l’air se réchauffe, ses molécules s’agitent et s’écartent : à pression égale, un même volume en contient moins. L’air chaud est donc moins dense, donc plus léger.

Pourquoi il fait plus froid en altitude

Quand on monte, l’air devient de plus en plus froid : c’est la règle dans la troposphère, du sol jusque vers 11 km d’altitude. En atmosphère standard, la référence utilisée en aviation, il fait 15 °C au niveau de la mer et la température baisse de 0,65 °C tous les 100 m (6,5 °C par 1 000 m). Deux causes s’ajoutent.

Les échanges thermiques

Une casserole d’eau sur un feu illustre les trois modes : la conduction chauffe la poignée par contact, la convection brasse l’eau en mouvements verticaux, le rayonnement se propage depuis les flammes
Une casserole d’eau sur un feu illustre les trois modes : la conduction chauffe la poignée par contact, la convection brasse l’eau en mouvements verticaux, le rayonnement se propage depuis les flammes

La chaleur se transmet de trois façons :

Les variations annuelles

La Terre aux deux solstices, le Soleil à gauche : en juin, le pôle Nord penche vers le Soleil ; en décembre, il penche à l’opposé. L’axe est incliné d’environ 23°26′, et seule la moitié tournée vers le Soleil est éclairée
La Terre aux deux solstices, le Soleil à gauche : en juin, le pôle Nord penche vers le Soleil ; en décembre, il penche à l’opposé. L’axe est incliné d’environ 23°26′, et seule la moitié tournée vers le Soleil est éclairée

La durée d’ensoleillement change au cours de l’année parce que l’axe de la Terre est incliné d’environ 23°26′ par rapport à la perpendiculaire au plan de son orbite. Selon la période, un hémisphère reçoit les rayons plus ou moins inclinés, et plus un rayon arrive en biais, plus il étale son énergie sur une grande surface, donc moins il réchauffe.

Orbite de la Terre autour du Soleil avec ses quatre positions remarquables : équinoxe de printemps en mars, solstice d’été en juin, équinoxe d’automne en septembre et solstice d’hiver en décembre ; l’axe de la Terre garde toujours la même inclinaison
Orbite de la Terre autour du Soleil avec ses quatre positions remarquables : équinoxe de printemps en mars, solstice d’été en juin, équinoxe d’automne en septembre et solstice d’hiver en décembre ; l’axe de la Terre garde toujours la même inclinaison

L’amplitude annuelle d’ensoleillement, et donc de température, augmente avec la latitude : faible à l’équateur, très marquée près des pôles.

L’équateur météorologique

Position de l’équateur météorologique selon la saison : vers 5° sud quand l’hémisphère sud reçoit le plus d’énergie, vers 12° nord dans le cas inverse
Position de l’équateur météorologique selon la saison : vers 5° sud quand l’hémisphère sud reçoit le plus d’énergie, vers 12° nord dans le cas inverse

L’équateur météorologique est la limite où les deux hémisphères sont énergétiquement équilibrés. Comme l’énergie reçue varie avec les saisons, cette limite se déplace :

Ce balancement fait alterner les mouvements d’air à composante nord en hiver et à composante sud en été : c’est le mécanisme de la mousson.

Bilan énergétique du système Terre-atmosphère : sur 100 unités reçues du Soleil, 30 sont réfléchies vers l’espace et 70 absorbées par l’air, les nuages et le sol ; ces 70 repartent vers l’espace en infrarouge, émises par le sol (6), les gaz à effet de serre (38) et les nuages (26)
Bilan énergétique du système Terre-atmosphère : sur 100 unités reçues du Soleil, 30 sont réfléchies vers l’espace et 70 absorbées par l’air, les nuages et le sol ; ces 70 repartent vers l’espace en infrarouge, émises par le sol (6), les gaz à effet de serre (38) et les nuages (26)

À grande échelle, le système Terre-atmosphère est en équilibre : il réémet vers l’espace autant d’énergie qu’il en reçoit, ce qui maintient une température moyenne sensiblement constante.

Les variations quotidiennes

Courbe de la température au fil de la journée : le minimum se situe environ une demi-heure après le lever du soleil, le maximum deux heures après le midi solaire, et l’écart entre les deux est l’amplitude ; la nuit, en gris, le sol se refroidit
Courbe de la température au fil de la journée : le minimum se situe environ une demi-heure après le lever du soleil, le maximum deux heures après le midi solaire, et l’écart entre les deux est l’amplitude ; la nuit, en gris, le sol se refroidit

Au cours d’une journée, la température passe par :

S’y ajoutent des variations locales liées à la nature du sol et à la nébulosité : une nuit claire refroidit bien plus qu’une nuit couverte.

L’essentiel