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Immatriculation, alphabet aéronautique et documents de bord

Navigation, réglementation et sécurité · 6 min

Un avion ne vole pas parce qu’il en est capable, mais parce qu’il y est autorisé. Derrière chaque vol, il y a une chaîne de responsabilités et un dossier de documents que l’examen aime faire énumérer.

Qui certifie quoi

La chaîne se comprend mieux en suivant ses trois acteurs :

  1. Le constructeur vérifie que son aéronef est conforme aux normes. Il rédige le manuel de vol, où il décrit les performances, et un manuel d’entretien.
  2. L’EASA, l’agence européenne, certifie le modèle d’aéronef (son type). Puis, pour chaque avion immatriculé en France, la DGAC délivre son certificat de navigabilité (CDN).
  3. Le propriétaire ou exploitant doit vérifier que l’aéronef est utilisé conformément au manuel de vol et que l’entretien est réalisé selon les visites prévues.

Les deux certificats à ne pas confondre

Modèle simplifié du certificat d’examen de navigabilité (CEN) d’un Cessna 172 S : sa référence, l’identité de l’avion (constructeur, modèle, immatriculation, numéro de série), sa date de délivrance et, entourée, sa date d’expiration, passé laquelle l’avion ne peut plus voler ; en bas, les cases des prolongations
Modèle simplifié du certificat d’examen de navigabilité (CEN) d’un Cessna 172 S : sa référence, l’identité de l’avion (constructeur, modèle, immatriculation, numéro de série), sa date de délivrance et, entourée, sa date d’expiration, passé laquelle l’avion ne peut plus voler ; en bas, les cases des prolongations

Pour voler en France, un avion certifié doit posséder deux documents :

L’immatriculation

Immatriculation F-GPBG peinte en grand sur le fuselage arrière d’un avion léger blanc
Immatriculation F-GPBG peinte en grand sur le fuselage arrière d’un avion léger blanc

Hormis les machines de vol libre, tous les appareils doivent être immatriculés. En Europe, l’immatriculation comporte 5 caractères.

Le premier désigne le pays : F pour la France métropolitaine. La lettre suivante indique le type d’aéronef :

L’alphabet aéronautique

Pour éviter toute confusion à la radio, chaque lettre est remplacée par un mot convenu au niveau international.

Ces mots suivent l’orthographe de l’OACI, qui écrit Alfa et Juliett. Les sujets du BIA écrivent parfois Alpha ou Fox-Trot : ce sont les mêmes mots.

Les documents obligatoires en vol

Ce que le pilote emporte

Ce qui reste à bord de l’avion

S’y ajoutent, pour le vol lui-même, les données du plan de vol quand il y en a un, les cartes actualisées de la route suivie et le dossier météo : c’est la préparation décrite dans la leçon « Les NOTAM et le plan de vol ».

L’essentiel