AeroJeune Academy

Les bourses pour apprendre à piloter quand on est jeune

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Pendant un stage d'été de pilotage aux États-Unis, une lycéenne en combinaison de vol, check-list en main, assise à la porte d'un avion léger. Photo : US Air Force, domaine public
Pendant un stage d'été de pilotage aux États-Unis, une lycéenne en combinaison de vol, check-list en main, assise à la porte d'un avion léger. Photo : US Air Force, domaine public

Apprendre à piloter a un coût, même en aéroclub, où l'on ne paie que les frais du club. Pour aider les jeunes à se lancer, les fédérations aéronautiques versent des bourses à chaque étape de la formation, et presque toutes en donnent davantage aux titulaires du BIA. Encore faut-il savoir qu'elles existent, et à qui les demander.

Ce guide complète À quel âge piloter ?, qui donne les âges pour voler seul et pour chaque licence. Les montants changent d'une saison à l'autre : nous ne les recopions pas ici, la page de chaque fédération, liée plus bas, donne son barème en vigueur.

Qui aide les jeunes à apprendre à piloter ?

Dans tous les cas, l'aide passe par un club affilié à la fédération : c'est la première chose à vérifier avant de t'inscrire.

Quelles bourses pour piloter un avion ?

La FFA verse les bourses « Objectif Pilote » aux élèves pilotes de moins de 21 ans. La fédération le précise elle-même : la limite n'est pas de 25 ans, comme on le lit parfois. Ces bourses récompensent des étapes de la formation :

Elles se demandent à son aéroclub, qui fait la demande auprès de la FFA, et elles se cumulent dans la limite du quota attribué au club en début d'année : parles-en tôt, dès ton inscription. Garde ton carnet de vol et ton diplôme du BIA, ou ton relevé de notes : ce sont les justificatifs demandés.

La FFA accompagne aussi la préparation du BIA : son programme « Objectif BIA » est lié à une licence fédérale pour les jeunes, « Jeunes Ailes », et un jeune qui obtient le BIA reçoit la licence-assurance FFA de l'année et un abonnement semestriel à la revue de la fédération, gratuits.

Quelles bourses pour voler en planeur ?

La FFVP attribue chaque année des bourses jusqu'à 25 ans, demandées par les clubs à la fédération et versées au club, qui les reverse au stagiaire. Elles accompagnent les étapes de la formation, avec un plafond par pilote :

En planeur, on vole seul dès 14 ans : c'est souvent l'aile la plus accessible pour commencer jeune.

Quelles aides pour piloter un ULM ?

La FFPLUM a lancé en décembre 2025 un Parcours Jeunes, pour les élèves de moins de 25 ans au début de leur formation, en formation initiale seulement. Il faut être licencié à la FFPLUM dès le début du parcours, avec un instructeur licencié lui aussi. Trois étapes sont aidées : le théorique ULM, le brevet, puis l'emport de passager.

Trois différences avec l'avion et le planeur :

L'aide ne couvre qu'une partie de la facture acquittée, jamais la totalité.

Et en parapente ou en deltaplane ?

La FFVL alloue des bourses de formation aux jeunes titulaires du BIA qui poursuivent leur apprentissage dans une structure de la fédération. C'est la structure qui fait la demande, avant le 30 septembre de l'année en cours. Son ancienne prime de découverte du BIA a été supprimée en 2026.

Existe-t-il des aides dans les régions ?

Oui, souvent par les comités régionaux aéronautiques de la FFA, sous forme de concours annuels. Deux exemples :

Les dates limites de 2026 sont passées, mais ces concours reviennent chaque année : demande à ton aéroclub ce que propose ta région.

Le Pass'Sport peut-il servir ?

Pour la saison 2026-2027, le Pass'Sport de l'État réduit le prix de la licence ou de l'adhésion dans un club affilié à une fédération agréée par le ministère des Sports, ce qui est le cas des fédérations aéronautiques. Il s'adresse notamment aux jeunes de 6 à 17 ans dont la famille a un quotient familial sous un plafond, et aux étudiants boursiers de moins de 28 ans. Il vaut pour une inscription faite jusqu'au 31 décembre 2026, si le club accepte le dispositif : demande-le-lui.

Et pour devenir pilote de ligne ?

Les bourses des fédérations aident à voler en loisir et à passer ses premières licences. Pour en faire un métier, l'ENAC propose aux élèves de terminale boursiers un cycle préparatoire gratuit, qui ouvre ensuite sur sa formation de pilote de ligne, gratuite elle aussi pour ceux qui réussissent ; le BIA fait partie des titres qui permettent de s'y inscrire. Le guide Les métiers de l'aéronautique détaille cette voie et les autres.

Pourquoi passer le BIA avant de voler ?

Parce qu'il paie, au sens propre : la FFA, la FFVP, la FFPLUM, la FFVL et des comités régionaux réservent ou augmentent certaines aides pour ses titulaires. En avion, un BIA de moins de 36 mois compte aussi pour l'autorisation de base. Et en ULM, il faut l'avoir avant le théorique pour toucher la majoration.

Le BIA se passe une fois par an, au printemps : la page Date du BIA donne le calendrier. Pour t'y préparer, sans compte : les annales corrigées, les QCM par matière, l'examen blanc, et une première leçon dans chaque matière, comme Le profil d'aile : vocabulaire et effet Venturi.

Sources