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Sujet du BIA 2020, corrigé et expliqué

Les 120 questions du sujet, dans l'ordre de l'épreuve : 20 par matière.

Pour chaque question : la bonne réponse, son explication et la leçon qui y répond. Choisis ta réponse avant d'ouvrir la correction.

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Météorologie et aérologie

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Question 1

Le phénomène observé est :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A la gelée blanche.
  • B la rosée.
  • C le brouillard.
  • D la bruine.
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Bonne réponse : B. la rosée.

La rosée se forme lorsque la vapeur d'eau présente dans l'air se condense en gouttelettes d'eau sur des surfaces froides, comme les feuilles ou l'herbe, pendant la nuit. Ce phénomène se produit quand la température de ces surfaces descend en dessous du point de rosée, c'est-à-dire la température à laquelle l'air devient saturé en humidité et ne peut plus contenir toute sa vapeur d'eau sous forme gazeuse.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 2

Il est possible de conclure que, au cours de cette nuit, au voisinage du sol :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A le taux d'humidité relative a atteint 100%.
  • B la température est passée en dessous de 0°C.
  • C la pression a baissé en dessous de 1013 hPa.
  • D le taux d’humidité relative a atteint 75%.
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Bonne réponse : A. le taux d'humidité relative a atteint 100%.

Lorsque le taux d'humidité relative atteint 100%, l'air est saturé en vapeur d'eau et ne peut plus en contenir davantage, ce qui provoque la condensation sous forme de rosée ou de brouillard au voisinage du sol. Cette condensation se produit généralement la nuit quand la température de l'air diminue, car l'air froid peut contenir moins de vapeur d'eau que l'air chaud, atteignant ainsi plus facilement le point de saturation.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 3

Cette nuit, de la vapeur d'eau a subi un changement d'état qui se nomme :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A cristallisation.
  • B évaporation.
  • C condensation.
  • D sublimation.
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Bonne réponse : C. condensation.

La condensation est le changement d'état qui transforme la vapeur d'eau (état gazeux) en eau liquide lorsque la température diminue, comme cela se produit généralement la nuit quand l'air se refroidit. Ce phénomène est observable par la formation de rosée ou de buée sur les surfaces froides, car les molécules d'eau présentes dans l'air perdent de l'énergie et se rapprochent les unes des autres pour former un liquide.

La leçon : Le givrage : changements d’état et surfusion

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 4

Les instruments de mesure du vent en surface sont placés sur un pylône à 10 m :

  • A pour échapper aux dégradations animales.
  • B pour éviter les effets de la couche de frottements de surface.
  • C pour être représentatifs à l’échelle planétaire.
  • D pour donner une information à un moment clef de l’atterrissage.
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Bonne réponse : B. pour éviter les effets de la couche de frottements de surface.

Les instruments de mesure du vent sont placés à 10 m de hauteur, une norme internationale, pour que la mesure échappe au ralentissement et aux tourbillons que provoquent, tout près du sol, le frottement et les obstacles (herbe, haies, bâtiments). La couche de frottement s’étend bien plus haut, jusque vers un kilomètre, mais c’est dans ses premiers mètres que le vent est le plus perturbé. À 10 m, les mesures sont comparables d’une station à l’autre.

La leçon : Le vent près du sol et sa mesure

Aussi tombée au BIA 2024 et 2026 (Asie).

Question 5

Sur une carte de pression, une ligne qui joint les points d’égale pression est nommée :

  • A une isotherme.
  • B une isocline.
  • C une isophyse.
  • D une isobare.
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Bonne réponse : D. une isobare.

Une isobare est une ligne qui relie tous les points ayant exactement la même pression atmosphérique sur une carte météorologique, ce qui permet de visualiser facilement la distribution des pressions. Le préfixe "iso" signifie "égal" et "bare" fait référence à la pression (du grec "baros"), donc le terme "isobare" désigne littéralement une ligne d'égale pression.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2017, 2021, 2025, 2025 (Asie) et 2026 (Asie).

Question 6

L’expression « marais barométrique » désigne :

  • A une zone où la pression varie peu.
  • B une zone ou un axe de basses pressions.
  • C une zone ou un axe de hautes pressions.
  • D une zone où le gradient de pression est très élevé.
Voir la correction

Bonne réponse : A. une zone où la pression varie peu.

Un marais barométrique est une zone géographique où la pression atmosphérique est relativement uniforme et présente peu de variations, ce qui se traduit par des gradients de pression faibles. Cette situation météorologique particulière est souvent associée à des conditions atmosphériques stables et peu de vent, car le vent est généré par les différences de pression entre deux régions.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie).

Question 7

Sur le schéma d’une perturbation présenté ci-dessous, le numéro qui correspond au secteur chaud est :

Schéma d’une perturbation vue en plan : des lignes de front et quatre repères numérotés de 1 à 4
Schéma d’une perturbation vue en plan : des lignes de front et quatre repères numérotés de 1 à 4
  • A 1.
  • B 2.
  • C 3.
  • D 4.
Voir la correction

Bonne réponse : C. 3.

Le secteur chaud d'une perturbation est la zone située entre le front chaud et le front froid. C’est une partie de l'air plus doux et humide qui vient généralement du sud ou du sud-ouest. Il fait plus chaud que dans le reste de la perturbation.

La leçon : Les fronts

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 8

Au niveau d’un front chaud :

  • A l’air chaud repousse l’air froid devant lui et passe au-dessus.
  • B l’air froid repousse l’air chaud devant lui et passe au-dessus.
  • C l’air froid repousse l’air chaud devant lui et passe au-dessous.
  • D l’air chaud repousse l’air froid devant lui et passe au-dessous.
Voir la correction

Bonne réponse : A. l’air chaud repousse l’air froid devant lui et passe au-dessus.

Au niveau d’un front chaud, l’air chaud avance et fait reculer l’air froid devant lui. Plus léger, il ne peut pas passer dessous : il glisse par-dessus, le long d’une pente très douce. En montant, il se refroidit, ce qui donne des nuages en couches et des précipitations étendues, continues et modérées.

La leçon : Les fronts

Aussi tombée au BIA 2017 et 2026.

Question 9

Si un observateur se place face au vent dans l’hémisphère nord, la dépression et l’anticyclone se situent de la manière suivante :

  • A anticyclone sur sa droite, dépression sur sa gauche.
  • B anticyclone face à lui, dépression derrière lui.
  • C anticyclone sur sa gauche, dépression sur sa droite.
  • D anticyclone derrière lui, dépression face à lui.
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Bonne réponse : C. anticyclone sur sa gauche, dépression sur sa droite.

Dans l'hémisphère nord, la force de Coriolis dévie les vents vers la droite, ce qui crée une circulation des vents dans le sens horaire autour des anticyclones et dans le sens antihoraire autour des dépressions. Par conséquent, si un observateur se place face au vent, l'anticyclone (où l'air s'éloigne du centre) sera nécessairement sur sa gauche et la dépression (où l'air converge vers le centre) sera sur sa droite, conformément à la loi de Buys-Ballot.

La leçon : Le vent : origine et rotation

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 10

Le phénomène rentrant le plus souvent en jeu dans la formation des nuages est :

  • A le refroidissement d’une masse d’air humide par soulèvement.
  • B l’augmentation de la pression atmosphérique.
  • C le réchauffement d’une masse d’air saturée.
  • D l’assèchement d’une masse d’air humide.
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Bonne réponse : A. le refroidissement d’une masse d’air humide par soulèvement.

Lorsqu'une masse d'air humide s'élève dans l'atmosphère, elle rencontre des pressions plus faibles et se refroidit, ce qui diminue sa capacité à retenir la vapeur d'eau. Ce refroidissement provoque alors la condensation de la vapeur d'eau en minuscules gouttelettes ou cristaux de glace qui, en s'agglomérant, forment les nuages que nous observons dans le ciel.

La leçon : Les nuages : formation et classification

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 11

Le préfixe des nuages dont la base est la plus élevée est :

  • A alto.
  • B strato.
  • C cirro.
  • D cumulo.
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Bonne réponse : C. cirro.

Le préfixe "cirro" désigne les nuages qui se forment à très haute altitude, généralement entre 5 000 et 13 000 mètres, car à cette hauteur la température est extrêmement basse et l'air contient peu d'humidité, ce qui donne des nuages composés de cristaux de glace. Ces nuages comme les cirrus, cirrocumulus ou cirrostratus ont donc leur base située bien plus haut que les autres types de nuages (comme les cumulus, stratus ou nimbus) qui se forment à des altitudes inférieures.

La leçon : Les nuages : formation et classification

Aussi tombée au BIA 2017 et 2024.

Question 12

Le nuage figurant sur la photo ci-dessous est un :

Photographie du nuage à identifier, prise depuis un avion dont on voit l’aile
Photographie du nuage à identifier, prise depuis un avion dont on voit l’aile
  • A cumulonimbus.
  • B cumulus.
  • C stratus.
  • D altocumulus.
Voir la correction

Bonne réponse : B. cumulus.

Le cumulus est un nuage de basse altitude reconnaissable à sa forme arrondie et bombée, semblable à du coton ou à un chou-fleur, avec une base plate et un sommet qui s'élève en dôme. Il se forme lorsque l'air chaud et humide s'élève, se refroidit et condense sa vapeur d'eau, créant ces amas blancs distincts et séparés les uns des autres que l'on observe souvent par temps ensoleillé.

La leçon : Reconnaître les nuages et ce qu’ils annoncent

Aussi tombée au BIA 2017, 2021 et 2023.

Question 13

Le phénomène météorologique observé sur la photo ci-dessous est :

Photographie d’avions de ligne sur un aérodrome
Photographie d’avions de ligne sur un aérodrome
  • A du brouillard.
  • B un orage.
  • C un front chaud.
  • D la convection.
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Bonne réponse : A. du brouillard.

Le brouillard est un nuage qui se forme au niveau du sol lorsque l'air humide se refroidit suffisamment pour que la vapeur d'eau qu'il contient se condense en minuscules gouttelettes d'eau en suspension. Ce phénomène météorologique réduit la visibilité à moins d'un kilomètre et apparaît généralement tôt le matin ou en soirée quand la température baisse, comme on peut l'observer sur la photo.

La leçon : Les types de brouillard

Aussi tombée au BIA 2017, 2023, 2024, 2026 et 2026 (Asie).

Question 14

La grêle est un type de précipitation qui se forme dans :

  • A les stratus.
  • B les altostratus.
  • C les cumulonimbus.
  • D les stratocumulus.
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Bonne réponse : C. les cumulonimbus.

La grêle se forme dans les cumulonimbus car ces nuages d'orage s'étendent verticalement sur plusieurs kilomètres, créant des courants ascendants puissants qui transportent les gouttes d'eau à des altitudes où les températures sont négatives. Dans ces conditions extrêmes, les gouttes gèlent et peuvent effectuer plusieurs cycles de montée et descente dans le nuage, s'enrobant de nouvelles couches de glace jusqu'à devenir suffisamment lourdes pour tomber sous forme de grêlons.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Aussi tombée au BIA 2017, 2025 (Asie) et 2026 (Asie).

Question 15

Les courants de vent puissants que l’on rencontre à très haute altitude sont nommés :

  • A jet-stream.
  • B jet-lag.
  • C tornade.
  • D rafale.
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Bonne réponse : A. jet-stream.

Le jet-stream est un courant-jet d'air très rapide qui circule dans la haute atmosphère, entre 8 et 12 km d'altitude, pouvant atteindre des vitesses de 300 à 400 km/h. Ces corridors de vents puissants se forment à la frontière entre les masses d'air froid polaire et l'air chaud équatorial, et influencent considérablement la météorologie mondiale en guidant les déplacements des systèmes météorologiques.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2017, 2021, 2023, 2024, 2025, 2025 (Asie), 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 16

La brise de pente (montante) se forme en région :

  • A côtière et de jour.
  • B côtière et de nuit.
  • C montagneuse et de nuit.
  • D montagneuse et de jour.
Voir la correction

Bonne réponse : D. montagneuse et de jour.

La brise de pente montante (ou anabatique) se forme en région montagneuse pendant la journée. Le soleil chauffe les versants, qui chauffent l’air à leur contact : cet air devient plus chaud, donc moins dense, que l’air situé à la même altitude au-dessus de la vallée, et il s’élève le long de la pente. Les vélivoles utilisent ces ascendances pour gagner de l’altitude. La nuit, le mécanisme s’inverse : les versants se refroidissent par rayonnement, et l’air froid, plus dense, descend vers le fond de vallée (brise descendante ou catabatique).

La leçon : Les vents locaux et les brises

Aussi tombée au BIA 2017, 2025, 2025 (Asie), 2026 et 2026 (Asie).

Question 17

Sur la carte ci-dessous, la circulation du vent dénommé Mistral correspond à la flèche :

Carte de France portant quatre flèches de vent numérotées de 1 à 4, dans la moitié sud du pays
Carte de France portant quatre flèches de vent numérotées de 1 à 4, dans la moitié sud du pays
  • A 1.
  • B 2.
  • C 3.
  • D 4.
Voir la correction

Bonne réponse : C. 3.

Le Mistral est un vent froid et sec qui souffle du nord vers le sud dans la vallée du Rhône, entre les Alpes et le Massif Central, avant de se déverser dans la mer Méditerranée. La flèche 3 représente correctement cette trajectoire nord-sud caractéristique du Mistral, qui est causée par la différence de pression atmosphérique entre le nord et le sud de la France.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 18

En plaine, dans les basses couches de l’atmosphère, des turbulences peuvent être générées par :

  • A le rayonnement.
  • B les trous d’air.
  • C la convection.
  • D le brouillard.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la convection.

La convection est un phénomène où l'air chauffé par le sol devient moins dense et s'élève, tandis que l'air plus froid et plus dense descend pour le remplacer, créant ainsi des mouvements verticaux dans l'atmosphère. Ces mouvements d'air ascendants et descendants provoquent des turbulences dans les basses couches de l'atmosphère, particulièrement perceptibles en plaine où le réchauffement du sol par le soleil peut être important.

La leçon : Ondes de relief et turbulence

Aussi tombée au BIA 2021.

Question 19

Le principal danger induit par le brouillard sur le vol est :

  • A la formation de givrage possible en toutes saisons.
  • B la turbulence associée.
  • C la diminution de la visibilité.
  • D le risque de foudroiement.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la diminution de la visibilité.

Le brouillard est constitué de minuscules gouttelettes d'eau en suspension dans l'air qui diffusent la lumière dans toutes les directions, ce qui réduit considérablement la distance à laquelle un pilote peut voir les obstacles, les pistes et les repères visuels essentiels à la navigation. Cette diminution de visibilité est particulièrement dangereuse lors des phases critiques du vol comme le décollage et l'atterrissage, car elle peut empêcher le pilote d'identifier correctement son environnement et d'effectuer les manœuvres appropriées en toute sécurité.

La leçon : Brume et brouillard

Aussi tombée au BIA 2017 et 2025.

Question 20

Parmi les éléments suivants, une conséquence possible du givrage est :

  • A gain d’altitude.
  • B altération des profils aérodynamiques.
  • C amélioration des performances de l’aéronef.
  • D diminution de la traînée.
Voir la correction

Bonne réponse : B. altération des profils aérodynamiques.

Le givrage provoque une accumulation de glace sur les surfaces de l'avion, modifiant ainsi la forme des ailes et autres profils aérodynamiques conçus pour générer une portance optimale. Cette modification de forme perturbe l'écoulement de l'air autour de ces surfaces, ce qui réduit la portance et augmente la traînée, compromettant les performances de vol de l'appareil.

La leçon : Givrage en vol, au sol et parades

Aussi tombée au BIA 2017.

Aérodynamique et principes du vol

S'entraîner sur cette matière

Question 21

La résistance de l’air sur un corps :

  • A dépend de la surface du corps.
  • B s’exprime en kilogrammes.
  • C ne dépend pas de la surface du corps.
  • D est proportionnelle au carré de la surface du corps.
Voir la correction

Bonne réponse : A. dépend de la surface du corps.

La résistance de l'air sur un corps dépend de sa surface car plus cette surface est grande, plus l'air rencontre d'obstacles lors du déplacement. Lorsqu'un objet se déplace dans l'air, les molécules d'air entrent en collision avec sa surface frontale, créant une force qui s'oppose au mouvement, et cette force augmente proportionnellement à la taille de la surface exposée.

La leçon : Expression de la résistance de l’air

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 22

En montée rectiligne uniforme, la portance est :

  • A inférieure au poids.
  • B égale à la traînée.
  • C supérieure au poids.
  • D égale au poids.
Voir la correction

Bonne réponse : A. inférieure au poids.

En montée rectiligne à vitesse constante, l'avion suit une trajectoire ascendante. Le vecteur portance est perpendiculaire au vent relatif (donc à la trajectoire de l'avion), tandis que le vecteur poids reste vertical. Le vecteur poids se décompose alors en deux composantes : une grande composante parallèle à la portance et de sens opposé, et une petite composante parallèle à la traînée. La portance ne compense que la grande composante du poids, pas le poids total : la portance est donc inférieure au poids. L'avion vole en mouvement rectiligne uniforme car l'ensemble des forces s'équilibre, notamment grâce à la traction de l'hélice (gaz) qui compense la traînée et la petite composante du poids.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 23

Le décrochage se produit toujours :

  • A à la même incidence.
  • B à la même inclinaison.
  • C à la même vitesse.
  • D en cas de panne moteur.
Voir la correction

Bonne réponse : A. à la même incidence.

Le décrochage se produit toujours à la même incidence car il est déterminé par l'angle critique au-delà duquel l'écoulement de l'air ne peut plus suivre la surface de l'aile, provoquant une séparation du flux et une perte brutale de portance. Quels que soient la vitesse, la masse ou l'inclinaison de l'avion, c'est cet angle d'incidence qui déclenche le phénomène.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 24

Sur le profil d’aile ci-dessous, l’intrados est représenté par la lettre :

Profil d’aile, quatre lettres A, B, C et D placées autour de son contour
Profil d’aile, quatre lettres A, B, C et D placées autour de son contour
  • A A.
  • B B.
  • C C.
  • D D.
Voir la correction

Bonne réponse : D. D.

L'intrados d'une aile d'avion correspond à sa face inférieure, celle qui est orientée vers le sol pendant le vol, et qui est généralement moins courbée que la face supérieure. Sur le schéma, la lettre D désigne bien cette partie inférieure de l'aile, tandis que la partie supérieure plus bombée, appelée extrados, permet de créer la portance nécessaire au vol.

La leçon : Le profil d’aile : vocabulaire et effet Venturi

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 25

Pour orienter l’avion autour de l’axe de tangage, il faut un déplacement :

  • A de la gouverne de profondeur, commandée par le palonnier.
  • B de la gouverne de profondeur, commandée par le manche.
  • C des ailerons, commandés par le manche.
  • D des ailerons, commandés par le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : B. de la gouverne de profondeur, commandée par le manche.

La gouverne de profondeur est une surface mobile située sur l'empennage horizontal à l'arrière de l'avion qui, lorsqu'elle est actionnée par le manche du pilote, crée une force aérodynamique faisant pivoter l'avion autour de son axe transversal (axe de tangage). Ce mouvement de tangage permet à l'avion de monter ou descendre en modifiant l'inclinaison du nez de l'appareil vers le haut ou vers le bas.

La leçon : L’axe de tangage, la profondeur

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 26

En montée rectiligne à vitesse constante :

  • A le facteur de charge est supérieur à 1.
  • B le facteur de charge est égal à 1.
  • C la portance est supérieure au poids.
  • D la portance est inférieure au poids.
Voir la correction

Bonne réponse : D. la portance est inférieure au poids.

En montée rectiligne à vitesse constante, l'avion suit une trajectoire ascendante. Le vecteur portance est perpendiculaire au vent relatif (donc à la trajectoire de l'avion), tandis que le vecteur poids reste vertical. Le vecteur poids se décompose alors en deux composantes : une grande composante parallèle à la portance et de sens opposé, et une petite composante parallèle à la traînée. La portance ne compense que la grande composante du poids, pas le poids total : la portance est donc inférieure au poids. L'avion vole en mouvement rectiligne uniforme car l'ensemble des forces s'équilibre, notamment grâce à la traction de l'hélice (gaz) qui compense la traînée et la petite composante du poids.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 27

En montée, le pilote d’avion affiche la pleine puissance, pour augmenter la vitesse indiquée, le pilote :

  • A diminue l’assiette en poussant sur le manche.
  • B diminue l’assiette en tirant sur le manche.
  • C augmente l’assiette en poussant sur le manche.
  • D augmente l’assiette en tirant sur le manche.
Voir la correction

Bonne réponse : A. diminue l’assiette en poussant sur le manche.

À pleine puissance, le pilote n'a plus de gaz à ajouter. Pour aller plus vite, il pousse sur le manche : l'assiette et la pente de montée diminuent. La part du poids qui freinait l'avion le long de sa trajectoire diminue elle aussi, et l'excédent de traction sert à accélérer : l'avion monte moins raide, mais plus vite. Tirer sur le manche ferait l'inverse.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Question 28

En vol en palier, en cas de diminution de vitesse, pour maintenir une altitude constante, le pilote doit :

  • A faire varier l’assiette à cabrer.
  • B faire varier l’assiette à piquer.
  • C ne rien faire.
  • D adopter une incidence supérieure à l’assiette.
Voir la correction

Bonne réponse : A. faire varier l’assiette à cabrer.

Lorsqu'un avion ralentit, la portance diminue car elle est proportionnelle au carré de la vitesse, ce qui entraînerait une perte d'altitude. Pour compenser cette diminution de portance et maintenir l'altitude constante, le pilote doit augmenter l'angle d'incidence de l'avion en cabrant (relevant le nez), ce qui augmente le coefficient de portance et permet de conserver l'équilibre des forces verticales.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Question 29

La position du centre de gravité d’un avion a un effet important sur la stabilité et la maniabilité de l’avion, un centrage avant rend l’avion :

  • A maniable mais moins stable autour de l’axe de tangage.
  • B maniable et stable autour de l’axe de tangage.
  • C peu maniable et moins stable autour de l’axe de tangage.
  • D peu maniable mais stable autour de l’axe de tangage.
Voir la correction

Bonne réponse : D. peu maniable mais stable autour de l’axe de tangage.

Avec un centrage avant, le centre de gravité est loin devant le foyer : la marge statique est grande. Après une perturbation, la variation de portance, qui s'applique au foyer, crée un moment de rappel important qui ramène l'avion à son équilibre : il est très stable en tangage. Mais ce même rappel s'oppose aussi aux actions du pilote : il faut braquer davantage la profondeur et forcer plus sur le manche pour changer l'assiette. L'avion est donc stable mais peu maniable.

La leçon : Le centrage de l’avion

Question 30

Pour un avion léger, le décrochage se produit :

  • A toujours à la même vitesse.
  • B toujours à la même incidence.
  • C quand la masse de l’aéronef diminue.
  • D quand le facteur de charge diminue.
Voir la correction

Bonne réponse : B. toujours à la même incidence.

Le décrochage d'un avion léger se produit toujours à la même incidence car c'est l'angle critique entre l'aile et le flux d'air qui détermine la séparation de l'écoulement, indépendamment de la vitesse ou du poids de l'appareil. Cette incidence critique est une caractéristique aérodynamique propre au profil de l'aile, au-delà de laquelle la portance diminue brutalement car l'air ne peut plus suivre la courbure de l'aile et se détache de sa surface supérieure.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Question 31

En virage en palier, le facteur de charge augmente avec :

  • A la masse de l’avion.
  • B l’altitude.
  • C l’inclinaison.
  • D la vitesse.
Voir la correction

Bonne réponse : C. l’inclinaison.

Lorsqu'un avion s'incline en virage, la portance doit être plus importante pour compenser à la fois le poids de l'avion et la force centrifuge qui tend à le déporter vers l'extérieur du virage. Cette augmentation de la portance nécessaire se traduit par un facteur de charge plus élevé, qui croît proportionnellement avec l'angle d'inclinaison selon une relation mathématique directe (facteur de charge = 1/cosinus de l'angle d'inclinaison).

La leçon : Virage en palier et facteur de charge

Aussi tombée au BIA 2018.

Question 32

La photo ci-dessous indique :

Cadran d’un indicateur de virage, avec sa maquette d’avion et sa bille à interpréter
Cadran d’un indicateur de virage, avec sa maquette d’avion et sa bille à interpréter
  • A un virage à droite glissé qui nécessite une action sur le palonnier droit.
  • B un virage à droite dérapé qui nécessite une action sur le palonnier gauche.
  • C un virage à droite symétrique, qui ne nécessite pas d’action sur le palonnier.
  • D un virage à gauche symétrique, qui ne nécessite pas d’action sur le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un virage à droite glissé qui nécessite une action sur le palonnier droit.

La maquette est inclinée à droite, l'avion est donc en virage à droite. La bille est décalée vers la droite, du côté intérieur du virage : c'est un virage glissé. Le pied chasse la bille, le pilote doit donc appuyer sur le palonnier droit pour la recentrer.

La leçon : L’axe de lacet, la dérive

Question 33

En descente rectiligne uniforme sans moteur :

  • A la portance et le poids sont directement opposés.
  • B la traînée et le poids sont directement opposés.
  • C la composante du poids parallèle à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.
  • D la composante du poids perpendiculaire à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la composante du poids parallèle à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.

En descente rectiligne uniforme sans traction (vol plané), l'avion descend à vitesse constante car les forces s'équilibrent. Le poids se décompose en deux composantes : une parallèle à la trajectoire (qui tire l'avion vers le bas de la pente) et une perpendiculaire. C'est la composante parallèle qui compense exactement la traînée, maintenant ainsi une vitesse constante sans moteur.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 34

Le lacet inverse est dû à :

  • A une portance plus importante de la demi aile située à l'intérieur du virage.
  • B une traînée plus importante de la demi aile située à l'intérieur du virage.
  • C une traînée plus importante du côté de l'aileron levé que du côté de l'aileron abaissé.
  • D une traînée plus importante du côté de l'aileron abaissé que du côté de l'aileron levé.
Voir la correction

Bonne réponse : D. une traînée plus importante du côté de l'aileron abaissé que du côté de l'aileron levé.

Lorsqu'un aileron est abaissé, il augmente la portance de cette aile mais crée également plus de traînée (résistance à l'avancement), tandis que l'aileron relevé du côté opposé génère moins de traînée. Cette différence de traînée entre les deux côtés de l'avion produit un mouvement de rotation autour de l'axe vertical (lacet) qui va dans le sens opposé au virage souhaité, c'est pourquoi on l'appelle "lacet inverse".

La leçon : L’axe de roulis, le gauchissement

Question 35

La finesse d’un aéronef peut s’exprimer par le rapport :

  • A coefficient de traînée sur coefficient de portance.
  • B vitesse verticale sur vitesse horizontale.
  • C la distance parcourue en vol plané sur la hauteur perdue.
  • D la hauteur perdue sur la distance parcourue en vol plané.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la distance parcourue en vol plané sur la hauteur perdue.

La finesse d'un aéronef mesure sa capacité à planer efficacement en indiquant quelle distance horizontale il peut parcourir pour une certaine perte d'altitude. Ce rapport distance/hauteur perdue est important car plus il est élevé, plus l'aéronef peut voler loin sans moteur, ce qui reflète directement la qualité de son aérodynamisme et sa capacité à transformer l'énergie potentielle (altitude) en déplacement horizontal.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Question 36

La vitesse de finesse maximum d’un planeur :

  • A reste constante quand charge alaire augmente (ballastage).
  • B augmente quand la charge alaire augmente.
  • C augmente quand la charge alaire diminue.
  • D diminue quand la portance augmente.
Voir la correction

Bonne réponse : B. augmente quand la charge alaire augmente.

La finesse maximale s'obtient à une incidence donnée, donc à un Cz donné. Si la charge alaire augmente, avec un ballast d'eau par exemple, il faut plus de portance pour porter le planeur ; à ce même Cz, la formule Rz = ½ ρ S Cz V² montre qu'il faut alors voler plus vite. La valeur de la finesse maximale ne change pas, mais elle est obtenue à une vitesse plus élevée : le planeur va aussi loin, plus vite. C'est tout l'intérêt du ballastage quand les ascendances sont fortes.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Question 37

En finale, le braquage des volets de courbure a pour conséquence:

  • A une augmentation de la portance et une diminution de la traînée.
  • B une augmentation de la portance et une augmentation de la traînée.
  • C une diminution de la portance et une augmentation de la traînée.
  • D une diminution de la portance et une diminution de la traînée.
Voir la correction

Bonne réponse : B. une augmentation de la portance et une augmentation de la traînée.

Lorsqu'on déploie les volets de courbure (ou flaps) en finale, on modifie le profil de l'aile en augmentant sa courbure et sa surface, ce qui génère plus de portance permettant à l'avion de voler à une vitesse plus faible. Cependant, cette modification du profil crée également plus de résistance à l'air (traînée) car la surface exposée au flux d'air est plus grande et la forme devient moins aérodynamique.

La leçon : Les volets et les dimensions de l’aile

Question 38

Le virage d’un ULM pendulaire est commandé :

  • A par déplacement du centre de gravité du chariot.
  • B par traction sur les suspentes.
  • C par action sur le manche.
  • D par action sur le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : A. par déplacement du centre de gravité du chariot.

Dans un ULM pendulaire, le pilote contrôle la direction en déplaçant latéralement le chariot (où il est assis) par rapport à l'aile, ce qui modifie le centre de gravité de l'ensemble. Ce déplacement du centre de gravité crée un déséquilibre qui fait incliner l'aile d'un côté, générant ainsi une portance asymétrique qui fait tourner l'appareil dans la direction souhaitée.

La leçon : Les aérodynes motorisés légers et les avions

Question 39

Le déplacement horizontal d’une montgolfière se fait :

  • A au gré des vents.
  • B grâce à la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur de l’enveloppe.
  • C grâce à la poussée d’Archimède.
  • D en agissant sur la soupape qui bouche le sommet de l’enveloppe.
Voir la correction

Bonne réponse : A. au gré des vents.

Une montgolfière n'a pas de système de propulsion horizontale comme un moteur, elle se déplace donc uniquement grâce aux courants d'air présents dans l'atmosphère. Le pilote peut seulement contrôler l'altitude en chauffant l'air dans le ballon, ce qui lui permet de chercher des vents soufflant dans différentes directions à différentes hauteurs.

La leçon : L’aérostation, ballons et dirigeables

Question 40

Sur un hélicoptère à assiette nulle, la commande appelée levier de pas collectif permet de modifier l’incidence des pales du rotor, elle permet ainsi :

  • A de contrôler les mouvements autour de l’axe de lacet.
  • B de contrôler les mouvements autour de l’axe de tangage.
  • C de modifier la portance pour le faire avancer ou reculer.
  • D de modifier la portance pour le faire monter ou descendre.
Voir la correction

Bonne réponse : D. de modifier la portance pour le faire monter ou descendre.

Lorsque le pilote actionne le levier de pas collectif, il modifie simultanément l'angle d'incidence de toutes les pales du rotor principal, ce qui change la quantité de portance générée par ces pales. Une augmentation de l'incidence des pales crée plus de portance, permettant à l'hélicoptère de s'élever, tandis qu'une diminution réduit la portance, provoquant la descente de l'appareil.

La leçon : L’hélicoptère

Aussi tombée au BIA 2024 et 2025 (hémisphère sud).

Étude des aéronefs et engins spatiaux

S'entraîner sur cette matière

Question 41

Sur cette photographie on peut apercevoir une aile d’un avion monomoteur. Identifier les différentes parties de cette aile :

Photographie de l’aile d’un avion monomoteur dans un hangar, cinq parties numérotées de 1 à 5
Photographie de l’aile d’un avion monomoteur dans un hangar, cinq parties numérotées de 1 à 5
  • A 1 bord d’attaque ; 2 extrados ; 3 aileron ; 4 volet ; 5 saumon.
  • B 1 bord de fuite ; 2 extrados ; 3 aileron ; 4 volet ; 5 saumon.
  • C 1 bord de fuite ; 2 extrados ; 3 volet ; 4 aileron ; 5 saumon.
  • D 1 bord d’attaque ; 2 intrados ; 3 aileron ; 4 volet ; 5 emplanture.
Voir la correction

Bonne réponse : A. 1 bord d’attaque ; 2 extrados ; 3 aileron ; 4 volet ; 5 saumon.

Sur l'aile : (1) le bord d'attaque est l'arête avant qui rencontre l'air en premier ; (2) l'extrados est la surface supérieure ; (3) l'aileron est la gouverne mobile en bout d'aile qui contrôle le roulis ; (4) le volet est le dispositif hypersustentateur qui sort à l'atterrissage et au décollage ; (5) le saumon est l'extrémité de l'aile.

La leçon : Le plan d’un avion de ligne et d’un hélicoptère

Question 42

Sur cette photographie, on aperçoit la structure du fuselage d’un Rallye. (1) et (2) correspondent à :

Photographie de l’intérieur du fuselage d’un Rallye, deux éléments de structure numérotés 1 et 2
Photographie de l’intérieur du fuselage d’un Rallye, deux éléments de structure numérotés 1 et 2
  • A 1 longeron ; 2 : lisse.
  • B 1 lisse ; 2 : cadre.
  • C 1 nervure ; 2 : cadre.
  • D 1 cadre ; 2 : lisse.
Voir la correction

Bonne réponse : D. 1 cadre ; 2 : lisse.

Dans la structure d'un fuselage, les cadres sont les pièces transversales qui donnent sa forme à la section, comme les nervures dans l'aile, tandis que les lisses sont les éléments longitudinaux fixés sur les cadres pour raidir la peau. Les efforts de flexion sont surtout repris par les éléments longitudinaux, longerons et lisses, et non par les cadres.

La leçon : La structure du fuselage

Question 43

Identifier, sur cette photographie, les différentes parties de cet appareil :

Photographie de l’empennage d’un appareil, trois parties numérotées de 1 à 3
Photographie de l’empennage d’un appareil, trois parties numérotées de 1 à 3
  • A 1 : empennage horizontal, 2 : gouverne de profondeur, 3 : dérive.
  • B 1 : gouverne de profondeur, 2 : dérive, 3 : gouverne de direction.
  • C 1 : gouverne de profondeur, 2 : plan fixe horizontal, 3 : gouverne de direction.
  • D 1 : empennage vertical, 2 : gouverne de profondeur, 3 : empennage horizontal.
Voir la correction

Bonne réponse : C. 1 : gouverne de profondeur, 2 : plan fixe horizontal, 3 : gouverne de direction.

Sur cette photographie d'un avion, les éléments identifiés correspondent aux surfaces de contrôle essentielles pour diriger l'appareil dans les airs : la gouverne de profondeur (1) permet de faire monter ou descendre l'avion en pivotant sur le plan fixe horizontal (2) qui stabilise l'appareil, tandis que la gouverne de direction (3) permet de faire tourner l'avion vers la gauche ou la droite. Ces trois éléments font partie de l'empennage situé à l'arrière de l'avion et sont indispensables pour contrôler son orientation dans l'espace tridimensionnel lors du vol.

La leçon : L’empennage : fixe, mobile et les gouvernes

Question 44

Un avion possède des réservoirs de carburant en bout d’ailes. Lorsqu’il est au sol, le remplissage de ces réservoirs a pour conséquence :

  • A une traction de l’intrados et de l’extrados.
  • B une compression de l’extrados et une traction de l’intrados.
  • C une compression de l’intrados et de l’extrados.
  • D une traction de l’extrados et une compression de l’intrados.
Voir la correction

Bonne réponse : D. une traction de l’extrados et une compression de l’intrados.

Lorsque les réservoirs en bout d'ailes se remplissent, le poids supplémentaire du carburant fait fléchir les ailes vers le bas, ce qui provoque une traction (étirement) sur la surface supérieure de l'aile (extrados) et une compression de la surface inférieure (intrados). Ce phénomène est comparable à ce qui se passe quand on courbe une règle : la partie extérieure de la courbe s'étire tandis que la partie intérieure se comprime.

La leçon : Les contraintes sur l’aile : en vol et au sol

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 45

L'avion représenté sur la photographie ci-après possède un train :

Photographie d’un avion léger à hélice dans un hangar, vu de trois quarts avant
Photographie d’un avion léger à hélice dans un hangar, vu de trois quarts avant
  • A classique.
  • B tricycle.
  • C caréné.
  • D rentrant.
Voir la correction

Bonne réponse : B. tricycle.

Un train d'atterrissage tricycle se caractérise par une roue avant et deux roues principales situées sous les ailes, configuration visible sur la photographie de l'avion. Cette disposition, très répandue sur les avions modernes, offre une meilleure stabilité au sol et une meilleure visibilité pour le pilote pendant les phases de roulage et d'atterrissage.

La leçon : Le train d’atterrissage : tricycle et classique

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 46

Durant un cycle de fonctionnement d'un moteur à pistons (4 temps), le seul temps qui produit de l'énergie mécanique utile pour la propulsion est :

  • A l'admission.
  • B la compression.
  • C l'échappement.
  • D la combustion-détente.
Voir la correction

Bonne réponse : D. la combustion-détente.

Au temps combustion-détente, le mélange air-carburant enflammé par les bougies se dilate rapidement et pousse le piston vers le bas : l'énergie chimique du carburant devient de l'énergie mécanique. Les trois autres temps (admission, compression, échappement) n'en produisent pas : ils préparent ou terminent le cycle et consomment même de l'énergie, surtout la compression. Le vilebrequin transmet ce travail à l'hélice, qui fait avancer l'avion.

La leçon : Le cycle à quatre temps

Question 47

L’image suivante représente lequel de ces instruments de radionavigation :

Photographie de l’instrument de radionavigation à identifier
Photographie de l’instrument de radionavigation à identifier
  • A le radiocompas.
  • B le VOR ILS.
  • C le DME.
  • D le GPS.
Voir la correction

Bonne réponse : B. le VOR ILS.

L'image montre l'indicateur VOR ILS du tableau de bord, pas une balise au sol. Le bouton OBS permet de choisir la route à suivre sur la rose graduée, l'aiguille verticale indique l'écart par rapport à cette route, et l'indication TO ou FR dit si elle mène vers la station ou s'en éloigne. L'aiguille horizontale, avec son drapeau GS, est celle du glide de l'ILS, qui donne le plan de descente : c'est elle qui distingue cet instrument d'un simple indicateur VOR.

La leçon : VOR, DME, ADF et ILS

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 48

Quand l’horizon artificiel vous indique cette position, votre avion est :

Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
  • A cabré et incliné à gauche.
  • B en piqué et incliné à droite.
  • C en piqué et incliné à gauche.
  • D cabré et incliné à droite.
Voir la correction

Bonne réponse : A. cabré et incliné à gauche.

La maquette rouge est au-dessus de la ligne d'horizon, dans le bleu qui représente le ciel. Le nez de l'avion pointe donc vers le haut, l'avion est cabré. La ligne d'horizon descend vers la droite par rapport à la maquette. L'avion est donc incliné à gauche.

La leçon : Lire l’horizon artificiel

Aussi tombée au BIA 2024.

Question 49

En avion, l’action qui permet une rotation autour de l'axe de tangage est :

  • A un déplacement en avant ou en arrière du manche.
  • B un déplacement latéral du manche.
  • C une poussée à gauche ou à droite sur les palonniers.
  • D un déplacement latéral du manche et simultanément une poussée des palonniers.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un déplacement en avant ou en arrière du manche.

En avion, le manche contrôle les gouvernes de profondeur situées sur l'empennage horizontal, et lorsqu'on le pousse vers l'avant ou qu'on le tire vers l'arrière, ces gouvernes s'orientent pour modifier la portance à l'arrière de l'appareil. Ce mouvement crée un couple de forces qui fait pivoter l'avion autour de son axe transversal (axe de tangage), permettant ainsi à l'appareil de monter quand on tire le manche ou de descendre quand on le pousse.

La leçon : Les commandes de vol : les trois axes et le manche

Aussi tombée au BIA 2021.

Question 50

L’âme d’une nervure peut être ajourée dans un réservoir carburant pour :

  • A servir de barrière anti-flot.
  • B laisser passer les éléments de commande.
  • C concentrer la masse aux points de torsion importants.
  • D solidifier la nervure afin de garder le profil.
Voir la correction

Bonne réponse : A. servir de barrière anti-flot.

Dans un réservoir intégré à l’aile, les nervures ajourées servent de barrières anti-flot : le carburant passe d’un compartiment à l’autre par les trous, mais lentement, sans pouvoir se précipiter d’un bout à l’autre du réservoir en virage, à l’accélération ou quand l’assiette change. Cela évite un déplacement brutal du centre de gravité et garde le carburant près de la prise qui alimente le moteur. Laisser passer les commandes est un autre rôle des ajours, mais pas dans un réservoir, où il n’y a pas de commandes à faire passer.

La leçon : La structure de la voilure

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 51

Un empennage dit « canard » :

  • A remplace les ailerons.
  • B est situé à l’avant de l’avion.
  • C est synonyme d’un empennage en V.
  • D est situé à l’arrière de l’avion.
Voir la correction

Bonne réponse : B. est situé à l’avant de l’avion.

Un empennage « canard » est un plan horizontal placé à l’avant de l’avion, devant l’aile principale, et non à l’arrière comme un empennage classique. Il n’a rien à voir avec l’empennage en V et ne remplace pas les ailerons : il agit en tangage. Contrairement à un empennage arrière, qui appuie le plus souvent vers le bas, il porte, et il est calculé pour décrocher avant l’aile principale. Le Rafale en est équipé : ses plans canards travaillent avec son aile delta, sous le contrôle de commandes de vol électriques.

La leçon : Les grandes formes d’empennage

Aussi tombée au BIA 2019, 2025 et 2025 (Asie).

Question 52

Un train classique est constitué de :

  • A un train principal et une roulette de queue.
  • B un train principal et une roulette de nez.
  • C un train monotrace et deux balancines.
  • D un diabolo avant et deux roulettes arrière.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un train principal et une roulette de queue.

Dans un train d'atterrissage classique d'avion, le train principal supporte la majorité du poids de l'appareil et est situé sous les ailes ou le fuselage, tandis que la roulette de queue, placée à l'arrière, stabilise l'avion au sol et permet de le diriger lors du roulage. Cette configuration, appelée "train classique" ou "conventionnel", était très répandue sur les premiers avions et se distingue des configurations modernes à train tricycle qui possèdent une roulette avant plutôt qu'arrière.

La leçon : Le train d’atterrissage : tricycle et classique

Aussi tombée au BIA 2019, 2023 et 2026.

Question 53

Pour un avion en bois et toile moderne :

  • A seules les ailes sont en bois recouvert de toile.
  • B les longerons d'aile sont en bois et les nervures en alliage d'aluminium.
  • C toute la structure est en bois recouvert de toile.
  • D le fuselage est en bois entoilé et l'aile en alliage métallique.
Voir la correction

Bonne réponse : C. toute la structure est en bois recouvert de toile.

Les avions en bois et toile modernes conservent une conception traditionnelle où l'ensemble de la structure portante (fuselage, ailes, empennage) est fabriquée en bois, formant un squelette rigide qui assure la résistance mécanique de l'appareil. Cette ossature en bois est ensuite recouverte d'une toile spéciale tendue et vernie qui forme l'enveloppe aérodynamique de l'avion, permettant à la fois de réduire le poids total et d'obtenir une surface lisse favorable à l'écoulement de l'air.

La leçon : Les matériaux de la cellule

Aussi tombée au BIA 2019 et 2024.

Question 54

Pour effectuer une rotation autour de l’axe de roulis, le pilote doit :

  • A modifier la profondeur à l’aide du compensateur.
  • B déplacer le manche en avant ou en arrière.
  • C déplacer le manche à gauche ou à droite.
  • D actionner le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : C. déplacer le manche à gauche ou à droite.

L'axe de roulis correspond à une ligne imaginaire traversant l'avion de l'avant vers l'arrière, et lorsque le pilote déplace le manche à gauche ou à droite, il actionne les ailerons situés sur les ailes qui créent une différence de portance. Cette différence de portance fait incliner l'avion d'un côté ou de l'autre, provoquant ainsi une rotation autour de cet axe de roulis, ce qui permet à l'appareil de s'incliner latéralement pendant le vol.

La leçon : Les commandes de vol : les trois axes et le manche

Aussi tombée au BIA 2019, 2025 et 2025 (Asie).

Question 55

Cet instrument, aux erreurs près, mesure :

Photographie du cadran d’un instrument de bord
Photographie du cadran d’un instrument de bord
  • A la vitesse de l’aéronef par rapport à l’air.
  • B la vitesse de l’aéronef par rapport au sol.
  • C la vitesse verticale d’un aéronef.
  • D la vitesse absolue d’un aéronef.
Voir la correction

Bonne réponse : A. la vitesse de l’aéronef par rapport à l’air.

L'anémomètre mesure la vitesse de l'aéronef par rapport à l'air car il détecte la pression exercée par l'air qui s'engouffre dans ses tubes de Pitot lorsque l'avion se déplace. Cette mesure est essentielle pour les pilotes car elle indique la vitesse relative de l'appareil par rapport à la masse d'air environnante, et non par rapport au sol, permettant ainsi de maintenir une portance suffisante pour voler en toute sécurité.

La leçon : L’anémomètre, ou Badin

Question 56

L’anémomètre est un instrument qui mesure :

  • A la pression totale uniquement grâce à la sonde Pitot.
  • B la pression statique uniquement grâce au capteur de pression présent sur le fuselage.
  • C la pression dynamique à partir des pressions totale et statique.
  • D la vitesse verticale de l’avion.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la pression dynamique à partir des pressions totale et statique.

L'anémomètre mesure la pression dynamique en calculant la différence entre la pression totale (celle ressentie face au vent) et la pression statique (celle de l'air ambiant au repos). Cette différence de pression, appelée pression dynamique, permet de déterminer la vitesse de l'avion par rapport à l'air, selon le principe de Bernoulli qui relie la pression d'un fluide à sa vitesse.

La leçon : L’anémomètre, ou Badin

Question 57

Laquelle de ces ailes confère le plus de stabilité à l’avion :

Trois avions vus de face, numérotés de 1 à 3, chacun avec le nom de sa forme d’aile
Trois avions vus de face, numérotés de 1 à 3, chacun avec le nom de sa forme d’aile
  • A aucune.
  • B l’aile n°1.
  • C l’aile n°2.
  • D l’aile n°3.
Voir la correction

Bonne réponse : D. l’aile n°3.

L'aile n° 3 a un dièdre positif : vues de face, les ailes remontent vers leurs extrémités. Quand l'avion s'incline, il glisse un peu vers l'aile basse ; grâce au dièdre, celle-ci reçoit alors l'air sous une incidence plus grande, porte davantage et ramène l'avion à plat : c'est la stabilité en roulis. L'aile n° 2, horizontale, n'a pas cet effet, et l'aile n° 1, à dièdre négatif, rend au contraire l'avion moins stable et plus vif.

La leçon : Le dièdre et les formes de l’aile

Question 58

Dans un turbopropulseur l'air suit le trajet suivant :

  • A échappement, turbine, chambre de combustion, compresseur.
  • B compresseur, chambre de combustion, turbine, échappement.
  • C turbine, compresseur, chambre de combustion, échappement.
  • D compresseur, échappement, chambre de combustion, turbine.
Voir la correction

Bonne réponse : B. compresseur, chambre de combustion, turbine, échappement.

Dans un turbopropulseur, l'air suit le même trajet que dans un turboréacteur : il est comprimé par le compresseur, mélangé au carburant et brûlé dans la chambre de combustion, puis les gaz traversent la turbine avant de sortir par l'échappement. La turbine récupère presque toute leur énergie pour entraîner le compresseur et, par un réducteur, l'hélice : c'est l'hélice qui fournit l'essentiel de la traction, les gaz d'échappement très peu.

La leçon : Turbopropulseur, turbomoteur et statoréacteur

Question 59

Un autogire :

  • A est un petit hélicoptère.
  • B est un drone.
  • C peut décoller verticalement et effectuer un vol stationnaire.
  • D est équipé d’une hélice entraînée par le moteur et d’un rotor entraîné par le vent relatif.
Voir la correction

Bonne réponse : D. est équipé d’une hélice entraînée par le moteur et d’un rotor entraîné par le vent relatif.

Un autogire combine deux systèmes distincts pour voler : une hélice propulsive actionnée par le moteur qui pousse l'appareil vers l'avant, et un rotor principal qui tourne librement (sans être connecté au moteur) grâce au vent relatif créé par le déplacement de l'appareil. Cette configuration permet au rotor de générer une portance suffisante pour maintenir l'autogire en vol, tout en étant plus simple qu'un hélicoptère car le rotor n'a pas besoin d'être motorisé directement.

La leçon : Les aérodynes motorisés légers et les avions

Aussi tombée au BIA 2021.

Question 60

Le rotor anticouple de l’hélicoptère permet de contrôler :

  • A la rotation autour de l’axe de lacet.
  • B la rotation autour de l’axe de tangage.
  • C la rotation autour de l’axe de roulis.
  • D la vitesse ascensionnelle.
Voir la correction

Bonne réponse : A. la rotation autour de l’axe de lacet.

Le rotor anticouple, situé à l'arrière de l'hélicoptère, produit une poussée latérale qui contrebalance le couple de rotation généré par le rotor principal, empêchant ainsi l'appareil de tourner sur lui-même de façon incontrôlée. En modifiant la poussée de ce rotor anticouple, le pilote peut précisément contrôler la rotation de l'hélicoptère autour de son axe vertical (axe de lacet), lui permettant de pivoter vers la gauche ou la droite pendant le vol.

La leçon : Les giravions : hélicoptères et convertibles

Histoire et culture de l'aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 81

On attribue aux chinois l’invention d’un engin volant plus lourd que l'air qui est :

  • A la lanterne céleste.
  • B le cerf-volant.
  • C le ballon dirigeable.
  • D le ballon à gaz.
Voir la correction

Bonne réponse : B. le cerf-volant.

Le cerf-volant, inventé en Chine il y a plus de 2500 ans, est considéré comme le premier engin volant plus lourd que l'air car il utilise la force du vent et sa structure rigide pour s'élever, contrairement aux ballons qui flottent grâce à un gaz plus léger que l'air. Cette invention ingénieuse démontre une première compréhension des principes aérodynamiques, car le cerf-volant génère une portance lorsque l'air circule autour de sa surface, permettant ainsi à un objet plus dense que l'air de s'élever et de se maintenir en vol.

La leçon : Des mythes aux premières machines volantes

Aussi tombée au BIA 2019, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 82

Léonard de Vinci a envisagé un modèle de parachute :

  • A composé d'une voilure tournante en plumes d'oiseau.
  • B en forme de « tente » à faces rectangulaires ou triangulaires.
  • C comportant quatre vis d’Archimède.
  • D de forme hémisphérique.
Voir la correction

Bonne réponse : B. en forme de « tente » à faces rectangulaires ou triangulaires.

Léonard de Vinci a conçu un parachute pyramidal avec une base carrée et quatre faces triangulaires, ressemblant à une tente, comme le montre un dessin des alentours de 1485 conservé dans le Codex Atlanticus, le recueil de ses feuillets. Cette structure géométrique permettait de créer une résistance à l'air suffisante pour ralentir la chute, tout en offrant une stabilité grâce à sa forme symétrique et sa rigidité.

La leçon : Léonard de Vinci et ses machines volantes

Aussi tombée au BIA 2019, 2024, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 83

La première ascension en ballon gonflé à l'air chaud en 1783 est effectuée par :

  • A Clément Ader.
  • B Charles Lindbergh.
  • C Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.
  • D Gaston Tissandier.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.

La réponse est correcte car Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent d'Arlandes ont effectivement réalisé la première ascension humaine en ballon à air chaud le 21 novembre 1783 à Paris, dans un aérostat conçu par les frères Montgolfier. Cette ascension historique, qui a duré environ 25 minutes et parcouru près de 9 kilomètres, marque le premier vol libre habité de l'histoire de l'humanité, ouvrant ainsi l'ère de l'aéronautique.

La leçon : Les premiers ballons (1783-1785)

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 84

A la fin du XIXème siècle, le pionnier du vol plané qui est à l'origine de nombreuses expériences en situation réelle est :

  • A Orville Wright.
  • B Wilbur Wright.
  • C Louis Blériot.
  • D Otto Lilienthal.
Voir la correction

Bonne réponse : D. Otto Lilienthal.

Otto Lilienthal est considéré comme le pionnier du vol plané à la fin du XIXème siècle car il a réalisé plus de 2000 vols planés entre 1891 et 1896, documentant scientifiquement ses expériences. Ses travaux sur les ailes incurvées et ses observations sur la portance ont directement influencé les frères Wright, faisant de lui une figure fondamentale dans l'histoire de l'aéronautique avant l'avènement des avions motorisés.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Aussi tombée au BIA 2019.

Question 85

En 1901 Santos-Dumont effectue une démonstration de navigation aérienne. Son exploit consiste à :

  • A contourner la tour Eiffel en ballon dirigeable.
  • B faire le tour de Paris avec un ballon à air chaud.
  • C parcourir une distance de 10 km contre le vent en ballon dirigeable.
  • D rejoindre son aire d'envol après un vol de 24 heures en ballon à gaz.
Voir la correction

Bonne réponse : A. contourner la tour Eiffel en ballon dirigeable.

L'exploit de Santos-Dumont en 1901 est considéré comme historique car il a démontré qu'un ballon dirigeable pouvait être précisément contrôlé et manœuvré selon un parcours défini, contrairement aux ballons ordinaires qui dérivaient au gré des vents. En réussissant à contourner la tour Eiffel, il a prouvé la viabilité de la navigation aérienne contrôlée, établissant ainsi un jalon crucial dans l'histoire de l'aéronautique avant même l'invention des avions modernes.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Aussi tombée au BIA 2019 et 2026 (Asie).

Question 86

En 1910, Henri Fabre est le premier à décoller à bord d'un :

  • A bimoteur.
  • B hydravion.
  • C planeur.
  • D autogire.
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Bonne réponse : B. hydravion.

Henri Fabre a réalisé le premier vol réussi d'un hydravion le 28 mars 1910 sur l'étang de Berre, avec son appareil nommé "Le Canard", qui était équipé de flotteurs lui permettant de décoller et d'amerrir sur l'eau. Cette innovation technique majeure a ouvert la voie au développement de l'aviation navale et a permis d'utiliser des plans d'eau comme pistes de décollage et d'atterrissage, à une époque où les aérodromes étaient encore rares.

La leçon : Pionniers et appareils à connaître

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 87

Il y a 100 ans, en 1920, toute jeune brevetée, René Caudron l’engage et en fait la première femme pilote d’essai. Elle passe à la postérité pour avoir vaincu la Cordillière des Andes un an plus tard. Elle s’appelait :

  • A Hélène Boucher
  • B Maryse Hilsz
  • C Adrienne Bolland
  • D Jacqueline Auriol
Voir la correction

Bonne réponse : C. Adrienne Bolland

Adrienne Bolland est effectivement la première femme pilote d'essai engagée par René Caudron en 1920, et elle est entrée dans l'histoire pour avoir réalisé l'exploit de traverser la Cordillère des Andes en avion en 1921, un défi considérable à cette époque en raison des conditions météorologiques extrêmes et de l'altitude. Cette traversée périlleuse à bord d'un Caudron G.3 représentait un accomplissement majeur dans l'aviation, démontrant non seulement son courage exceptionnel mais aussi ses compétences techniques remarquables comme pilote.

La leçon : Les aviatrices de l’entre-deux-guerres

Question 88

En 1907, Paul Cornu décolle avec un engin de son invention, est-ce un :

  • A autogire.
  • B dirigeable.
  • C hélicoptère.
  • D hydroptère.
Voir la correction

Bonne réponse : C. hélicoptère.

En 1907, Paul Cornu fait décoller un hélicoptère : une machine à deux rotors tournant en sens inverse, qui s’élève à la verticale pendant une vingtaine de secondes, sans piste et sans aide au sol (à 30 cm ou jusqu’à 1,5 m selon les sources). Ce n’est pas un autogire, dont le rotor n’est pas motorisé (Juan de la Cierva, 1923), ni un dirigeable, ni un hydroptère, qui est un bateau muni d’ailes sous la coque.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Question 89

Le meilleur avion de chasse de la Première Guerre mondiale fut le :

  • A Caudron G3.
  • B Spitfire.
  • C Spad 13.
  • D Blériot XI.
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Bonne réponse : C. Spad 13.

Le Spad 13, avion de chasse français mis en service en 1917, était considéré comme le meilleur appareil de la Première Guerre mondiale grâce à sa robustesse exceptionnelle, sa vitesse supérieure (220 km/h) et sa puissance de feu avec deux mitrailleuses synchronisées. Ses performances techniques surpassaient celles des autres chasseurs de l'époque comme les Fokker allemands ou les Sopwith britanniques, ce qui en faisait l'appareil le plus redouté sur le front occidental durant les dernières années du conflit.

La leçon : La Première Guerre mondiale : les trois missions de l’avion

Question 90

L’autogire a été inventé par un jeune ingénieur, c’était :

  • A Louis Bréguet.
  • B Juan de la Cierva.
  • C Ernst Heinkel.
  • D Serge Dassault.
Voir la correction

Bonne réponse : B. Juan de la Cierva.

L'autogire a été inventé par Juan de la Cierva, un ingénieur espagnol qui a conçu ce type d'aéronef au début des années 1920 pour résoudre le problème de décrochage des avions conventionnels. Sa principale innovation consistait en un rotor non motorisé qui tournait librement grâce au vent relatif, créant ainsi une portance sans nécessiter la puissance d'un moteur pour faire tourner les pales, ce qui représentait une avancée significative dans l'histoire de l'aéronautique.

La leçon : Les hélicoptères, de Cornu au Tigre

Question 91

Un peu avant la Première Guerre mondiale, l'ingénieur Raoul Badin se rend célèbre par une innovation concernant :

  • A un instrument de bord destiné à mesurer la vitesse de l’aéronef par rapport à l’air dans lequel il évolue.
  • B le tir à travers l'hélice sans heurter les pales.
  • C la disposition en étoile des cylindres d'un moteur.
  • D le siège éjectable.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un instrument de bord destiné à mesurer la vitesse de l’aéronef par rapport à l’air dans lequel il évolue.

Raoul Badin a inventé l'anémomètre ou "badin", un instrument crucial qui permet aux pilotes de connaître leur vitesse relative par rapport à la masse d'air environnante et non par rapport au sol. Cette information est essentielle pour la sécurité du vol car elle indique si l'avion a suffisamment de portance pour rester en l'air, évitant ainsi le décrochage qui pourrait survenir si la vitesse devient trop faible.

La leçon : Pionniers et appareils à connaître

Aussi tombée au BIA 2025 et 2025 (Asie).

Question 92

Le pilote de chasse qui détient le plus grand nombre de victoires confirmées en 1914-1918 s’appelle :

  • A Pierre Clostermann.
  • B René Fonck.
  • C Georges Guynemer.
  • D Manfred von Richtoffen.
Voir la correction

Bonne réponse : D. Manfred von Richtoffen.

Manfred von Richthofen, surnommé le "Baron Rouge", était un pilote de chasse allemand qui a abattu 80 avions ennemis pendant la Première Guerre mondiale, ce qui constitue le record officiel de victoires aériennes pour ce conflit. Ses exploits ont été méticuleusement documentés par l'armée allemande et reconnus par les historiens militaires, faisant de lui l'as des as de la Grande Guerre avant sa mort au combat en avril 1918.

La leçon : Les escadrilles et les As de 14-18

Question 93

Le constructeur français impliqué dans la création de l'Aéropostale pour établir une ligne aérienne entre la France et l'Amérique du sud s'appelait :

  • A Louis Blériot.
  • B Marcel Dassault.
  • C Pierre-Georges Latécoère.
  • D Claude Dornier.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Pierre-Georges Latécoère.

Pierre-Georges Latécoère est effectivement le constructeur aéronautique français qui a fondé les Lignes Aériennes Latécoère en 1918, devenues plus tard l'Aéropostale, dans le but d'établir une liaison postale aérienne entre la France et l'Amérique du Sud. Son entreprise a joué un rôle pionnier dans l'aviation commerciale en créant cette ligne qui reliait Toulouse à Santiago du Chili en passant par Barcelone, Casablanca, Dakar et plusieurs villes d'Amérique du Sud, permettant ainsi de réduire considérablement les délais d'acheminement du courrier.

La leçon : L’Aéropostale : Latécoère, Daurat et la Ligne

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 94

Dans les années 1930 en France, un plan d'eau a servi de base aux hydravions pour les traversées de l'Atlantique, devenant ainsi un aéroport international, c'est :

  • A le lac de Biscarosse.
  • B le lac du Bourget.
  • C l'étang de Berre.
  • D l'étang de Thau.
Voir la correction

Bonne réponse : A. le lac de Biscarosse.

Dans les années 1930, le lac de Biscarosse dans les Landes a été choisi comme base d'hydravions pour les traversées transatlantiques en raison de sa grande superficie (environ 9000 hectares) et de sa protection naturelle contre les vents forts. Ce site stratégique a permis à la compagnie Latécoère puis Air France d'établir des liaisons régulières avec l'Amérique, faisant du lac un véritable aéroport international pour hydravions à une époque où ces appareils constituaient le seul moyen fiable pour les longues traversées océaniques.

La leçon : L’Aéropostale : Latécoère, Daurat et la Ligne

Question 95

L'Aéropostale fut à l'origine de la création d'une grande compagnie aérienne en 1933, elle s’appelait :

  • A Air Inter.
  • B Air France.
  • C Air Atlantique.
  • D Air Littoral.
Voir la correction

Bonne réponse : B. Air France.

En 1933, l’Aéropostale, en difficulté financière, fusionne avec quatre autres compagnies françaises (Air Union, Air Orient, la CIDNA et la Société générale de transport aérien, issue des lignes Farman) pour former Air France, la compagnie nationale. L’Aéropostale elle-même était née en 1927 des Lignes Latécoère, fondées en 1918. Air Inter et Air Littoral sont des compagnies nées bien plus tard.

La leçon : Les débuts de l’aviation commerciale

Question 96

Amelia Earhart, pilote américaine, reste célèbre pour avoir été la première femme seule aux commandes de son avion à :

  • A franchir la Cordillère des Andes.
  • B traverser la mer Méditerranée.
  • C survoler le Pôle Nord.
  • D traverser l'océan Atlantique .
Voir la correction

Bonne réponse : D. traverser l'océan Atlantique .

Amelia Earhart est entrée dans l'histoire de l'aviation en 1932 en devenant la première femme à piloter seule un avion à travers l'océan Atlantique, parcourant environ 3 600 kilomètres de Terre-Neuve (Canada) jusqu'en Irlande. Cet exploit technique remarquable, réalisé à une époque où la navigation aérienne était encore rudimentaire et les avions moins fiables qu'aujourd'hui, a démontré non seulement ses compétences exceptionnelles de pilote mais a aussi brisé d'importantes barrières de genre dans un domaine alors dominé par les hommes.

La leçon : Les aviatrices de l’entre-deux-guerres

Aussi tombée au BIA 2021.

Question 97

Entre les deux guerres mondiales, le régime nazi fait voler sur tous les continents un aéronef à des fins de propagande. Il s'agit d'un :

  • A chasseur Messerschmitt bf-109.
  • B dirigeable type Zeppelin.
  • C ballon de 25000 m³ gonflé à l'hélium.
  • D avion sans pilote appelé V1.
Voir la correction

Bonne réponse : B. dirigeable type Zeppelin.

Le régime nazi a effectivement utilisé le dirigeable Hindenburg (LZ-129), un Zeppelin, comme symbole de la puissance technologique allemande entre 1936 et 1937, le faisant voyager à travers l'Europe, l'Amérique et même au-dessus du Brésil. Ces vols internationaux servaient la propagande nazie en démontrant la supériorité technique allemande, avec un aéronef arborant des croix gammées visibles, jusqu'à ce que l'accident catastrophique de Lakehurst en mai 1937 mette fin à cette utilisation.

La leçon : Les dirigeables : de Giffard au Hindenburg

Question 98

Lors de la Seconde Guerre mondiale, un chasseur à réaction est pour la première fois engagé en combat aérien. Il s'agit du :

  • A Junker Ju 88
  • B Focke-Wulf FW-190.
  • C Messerschmitt Me-262.
  • D Dornier Do 335.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Messerschmitt Me-262.

Le Messerschmitt Me-262, développé par l'Allemagne nazie, fut le premier avion de chasse à réaction opérationnel de l'histoire à être engagé au combat pendant la Seconde Guerre mondiale, entrant en service en 1944. Grâce à ses moteurs à réaction Junkers Jumo 004, il atteignait des vitesses supérieures à 800 km/h, ce qui lui conférait un avantage considérable sur les chasseurs à hélice alliés, bien que son arrivée tardive dans le conflit n'ait pas permis de changer l'issue de la guerre.

La leçon : La naissance du réacteur et le Messerschmitt Bf 109

Question 99

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les Américains ont employé des ingénieurs allemands ayant conçu le missile balistique V2 afin de mener à bien leur programme spatial. C'est le cas de :

  • A Wernher von Braun.
  • B Willy Messerschmitt.
  • C Helmut Gröttrup.
  • D Robert Lusser.
Voir la correction

Bonne réponse : A. Wernher von Braun.

Wernher von Braun était le principal ingénieur et directeur du programme de missiles V2 nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, possédant une expertise technique exceptionnelle dans le domaine des fusées. Après la guerre, les États-Unis l'ont recruté dans le cadre de l'opération Paperclip, où il a joué un rôle crucial à la NASA en développant notamment la fusée Saturn V qui a permis aux Américains d'envoyer les premiers hommes sur la Lune lors de la mission Apollo 11.

La leçon : Les pères de la fusée : Tsiolkovski et von Braun

Question 100

Le premier homme qui effectua une orbite complète dans l’espace en 1961 fut :

  • A l'américain Neil Armstrong (programme Apollo).
  • B l'américain Alan Shepard (programme Mercury).
  • C le Soviétique Youri Gagarine (programme Vostok).
  • D l'américain John Glenn (programme Mercury).
Voir la correction

Bonne réponse : C. le Soviétique Youri Gagarine (programme Vostok).

Youri Gagarine, cosmonaute soviétique, est devenu le premier être humain à voyager dans l'espace et à effectuer une orbite complète autour de la Terre le 12 avril 1961 à bord du vaisseau Vostok 1, accomplissant cette prouesse en 108 minutes. Cette mission historique représentait une avancée majeure dans la course à l'espace entre l'URSS et les États-Unis pendant la Guerre froide, démontrant la capacité soviétique à placer un homme en orbite terrestre avant les Américains.

La leçon : La conquête spatiale : les premiers pas soviétiques

Aussi tombée au BIA 2024 et 2025 (hémisphère sud).

Anglais aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 101

Dans un message météo, que signifie le terme CAVOK ?

  • A Ceiling And Visibility OK
  • B Clear And Visibility OK
  • C Control And View OK
  • D Cockpit And Vision OK
Voir la correction

Bonne réponse : A. Ceiling And Visibility OK

Le sigle CAVOK, utilisé dans les messages météorologiques aéronautiques, est l'abréviation de l'expression anglaise "Ceiling And Visibility OK", qui indique que les conditions de vol sont bonnes avec une visibilité d'au moins 10 km, sans nuages en-dessous de 1500 mètres et pas de CB, TCU et de temps significatif. Cette information est cruciale pour les pilotes car elle leur permet de savoir rapidement que les conditions météorologiques sont favorables pour le vol.

La leçon : La météo en anglais

Aussi tombée au BIA 2024 et 2025.

Question 102

En anglais, la poussée d'un réacteur se dit :

  • A lift
  • B drag
  • C thrust
  • D pull
Voir la correction

Bonne réponse : C. thrust

En aéronautique, le terme anglais "thrust" désigne la force propulsive générée par un réacteur d'avion, qui pousse l'appareil vers l'avant selon la troisième loi de Newton (action-réaction). Ce terme technique fait partie du vocabulaire essentiel en anglais aéronautique et correspond exactement au mot français "poussée" utilisé dans ce contexte scientifique.

La leçon : Les quatre forces du vol

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie).

Question 103

When I turn the control wheel to the left :

  • A the left flap moves down
  • B the nose wheel turns to the left
  • C the left aileron moves up
  • D the vertical tail turns to the left
Voir la correction

Bonne réponse : C. the left aileron moves up

Lorsque vous tournez le volant de contrôle vers la gauche dans un avion, le système de câbles et de poulies transmet ce mouvement aux ailerons, faisant monter l'aileron gauche et descendre le droit. Cette configuration crée une portance réduite sur l'aile gauche et augmentée sur l'aile droite, ce qui fait incliner l'avion vers la gauche et permet d'effectuer un virage dans cette direction.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 104

Traduire en français : « Fox Victor Bravo, line up, cleared for take-off runway 31 left. »

  • A Fox Victor Bravo, alignez-vous, temps clair pour le décollage, piste 31 gauche
  • B Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé à l'atterrissage, piste 31 gauche
  • C Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 droite
  • D Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 gauche
Voir la correction

Bonne réponse : D. Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 gauche

Cette traduction est correcte car elle respecte la phraséologie aéronautique standardisée utilisée dans les communications entre pilotes et contrôleurs aériens, où "line up" devient "alignez-vous" (instruction de se positionner sur l'axe de la piste), "cleared for take-off" devient "autorisé au décollage" (permission officielle de décoller), et "runway 31 left" devient "piste 31 gauche" (identification précise de la piste à utiliser). Les termes techniques sont traduits selon les conventions internationales de l'aviation civile, adaptées à la langue française tout en préservant leur signification opérationnelle exacte.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 105

Les aérofreins sont appelés :

  • A airflow controls
  • B airspeed controls
  • C airdrag system
  • D speedbrakes
Voir la correction

Bonne réponse : D. speedbrakes

Les aérofreins se disent speedbrakes en anglais, ou airbrakes (la réponse d'autres sessions) : des surfaces qu'on sort sur l'aile ou le fuselage pour augmenter la traînée et ralentir l'avion. Airflow controls, airspeed controls et airdrag system ne sont pas des termes aéronautiques.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Question 106

Le terme anglais employé pour désigner les dispositifs destructeurs de portance est :

  • A flaps
  • B spoilers
  • C portance destroy system
  • D air breaks
Voir la correction

Bonne réponse : B. spoilers

Les spoilers sont des dispositifs aérodynamiques qui, lorsqu'ils sont déployés sur les ailes d'un avion, perturbent délibérément l'écoulement de l'air, ce qui réduit la portance et augmente la traînée. Ce terme anglais, qui signifie littéralement "gâcheur" ou "perturbateur", est utilisé universellement dans l'aviation car ces dispositifs "gâchent" intentionnellement les performances aérodynamiques pour aider l'avion à ralentir ou descendre.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Aussi tombée au BIA 2019 et 2025 (Asie).

Question 107

En anglais, pour demander la priorité à l’atterrissage, il faut dire :

  • A we request landing quickly
  • B we request landing priority
  • C we request to land in first
  • D we request emergency procedure
Voir la correction

Bonne réponse : B. we request landing priority

Pour demander la priorité à l'atterrissage, on dit we request landing priority : to request est le verbe de toutes les demandes à la radio (request taxi, request start-up). Les autres tournures ne s'emploient pas : landing quickly ne dit pas ce qu'on demande, to land in first est un calque du français, et emergency procedure réclame une procédure, pas une priorité. En cas de vraie urgence, le pilote ne demande pas : il annonce PAN PAN (urgence) ou MAYDAY (détresse), répété trois fois en tête du message.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2019 et 2023.

Question 108

Le terme anglais Maximum Take Off Weight signifie :

  • A masse maximale à vide de l'aéronef
  • B masse maximale au décollage de l'aéronef
  • C masse maximale utile de l’aéronef
  • D masse marchande maximale de l'aéronef
Voir la correction

Bonne réponse : B. masse maximale au décollage de l'aéronef

Le terme "Maximum Take Off Weight" (MTOW) désigne la masse totale maximale autorisée d'un aéronef au moment du décollage, incluant sa structure, son carburant, ses passagers et sa cargaison. Cette limite est déterminée par les ingénieurs aéronautiques pour garantir que l'avion puisse décoller en toute sécurité tout en respectant ses capacités structurelles et aérodynamiques.

La leçon : Les quatre forces du vol

Aussi tombée au BIA 2019, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 109

En anglais, l’expression prêt au décollage, piste 12 se dit :

  • A stand by to take off runway one two
  • B holding short take off runway twelve
  • C ready for take off runway one two
  • D clear for take off runway twelve
Voir la correction

Bonne réponse : C. ready for take off runway one two

L'expression "ready for take off runway one two" est correcte car elle respecte la phraséologie aéronautique standard utilisée par les pilotes et contrôleurs aériens internationaux, où les chiffres sont énoncés individuellement pour éviter toute confusion. Dans cette communication technique précise, "take off" désigne le décollage, "runway" désigne la piste, et les chiffres de la piste (12) sont prononcés séparément "one two" plutôt que "twelve" pour garantir une compréhension claire dans des conditions où la sécurité est primordiale. En phraséologie OACI, le pilote annonce plutôt "ready for departure" : le mot "take-off" est réservé à l'autorisation de décoller (ou à son annulation). À l'examen, c'est bien "ready for take off" qu'il faut choisir.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Aussi tombée au BIA 2019, 2024, 2025 et 2026.

Question 110

Il est fréquent que lors d'échanges avec les organismes de contrôle aérien, les membres d'équipage répondent "wilco", ceci signifie :

  • A merci de changer de fréquence
  • B votre message a été compris et sera exécuté
  • C nous allons nous diriger vers le point de report WILCO (qui existe sur tous les aéroports internationaux)
  • D merci de répéter votre message
Voir la correction

Bonne réponse : B. votre message a été compris et sera exécuté

Wilco est la contraction de l'anglais « Will comply », ce qui signifie que le message a été compris et que les instructions seront exécutées. C'est une réponse standardisée par la phraséologie OACI, distincte de « roger » (message reçu) ou « affirm » (oui).

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2019, 2026 et 2026 (Asie).

Question 111

L'expression « leading edge » signifie :

  • A saumon d'extrémité d'aile
  • B bord d'attaque d'une aile
  • C bord de fuite d'une aile
  • D carénage d'emplanture d'une aile
Voir la correction

Bonne réponse : B. bord d'attaque d'une aile

En aérodynamique, le "leading edge" désigne la partie avant d'une aile qui entre en premier en contact avec l'air, ce qu'on appelle en français le "bord d'attaque". Cette terminologie technique est essentielle en aviation car cette zone de l'aile joue un rôle crucial dans la création de la portance qui permet à l'avion de voler.

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Question 112

Le terme « constant speed propeller » signifie :

  • A une autorisation donnée par le contrôle aérien d'effectuer une montée à vitesse constante
  • B un turboréacteur à vitesse de rotation fixe
  • C une hélice à vitesse constante
  • D un dispositif permettant de conserver une même vitesse de vol en palier horizontal, en montée ou en descente
Voir la correction

Bonne réponse : C. une hélice à vitesse constante

Une hélice à vitesse constante est un dispositif aéronautique équipé d'un mécanisme qui ajuste automatiquement l'angle des pales pour maintenir une rotation à un régime optimal, quelle que soit la vitesse de l'avion ou la puissance du moteur. Le terme anglais "constant speed propeller" désigne précisément ce type d'hélice qui, contrairement aux hélices à pas fixe, permet d'optimiser les performances de l'aéronef en conservant une vitesse de rotation constante même lorsque les conditions de vol changent.

La leçon : Le moteur et l’hélice

Aussi tombée au BIA 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 113

Le « vent de face » se dit :

  • A headwind
  • B gust
  • C thrust
  • D windshield
Voir la correction

Bonne réponse : A. headwind

Le terme "headwind" est composé de "head" (tête) et "wind" (vent), désignant littéralement un vent qui souffle directement vers la tête ou l'avant d'un véhicule ou d'une personne en mouvement. En aéronautique et en navigation, ce terme technique anglais est universellement utilisé pour décrire un vent qui s'oppose au déplacement, ralentissant ainsi la progression et augmentant la consommation d'énergie.

La leçon : Le vent et la piste

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 114

En anglais, les commandes de vol se nomment :

  • A the plane command
  • B the flying setup
  • C the flight controls
  • D wings and tail controls
Voir la correction

Bonne réponse : C. the flight controls

En aéronautique, les commandes de vol désignent l'ensemble des dispositifs permettant au pilote de contrôler la trajectoire de l'aéronef, et leur traduction anglaise officielle est "flight controls". Cette terminologie est standardisée dans tous les manuels techniques et les communications aéronautiques internationales pour assurer une compréhension universelle entre les pilotes et le personnel au sol.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie) et 2026 (Asie).

Question 115

Le signe VFR signifie :

  • A Very Famous Runway
  • B Visual Flight Rules
  • C Visual Flight Runway
  • D Vertical Flight Radian
Voir la correction

Bonne réponse : B. Visual Flight Rules

L'acronyme VFR (Visual Flight Rules) désigne les règles de vol à vue en aéronautique, qui permettent aux pilotes de naviguer en se référant principalement à ce qu'ils peuvent observer visuellement à l'extérieur de l'appareil. Ces règles imposent des conditions météorologiques minimales de visibilité et de distance par rapport aux nuages, car le pilote doit pouvoir voir le terrain, les obstacles et les autres aéronefs pour assurer la sécurité du vol.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Aussi tombée au BIA 2021, 2025, 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 116

Le terme anglais qui désigne la manche à air est :

  • A wind pipe
  • B windsock
  • C wind handle
  • D air sock
Voir la correction

Bonne réponse : B. windsock

Le terme "windsock" est composé des mots anglais "wind" (vent) et "sock" (chaussette), décrivant parfaitement l'objet en forme de cône en tissu qui indique la direction et la force du vent sur les aérodromes. Cette terminologie technique fait partie du vocabulaire aéronautique international standardisé que les pilotes et le personnel au sol doivent connaître pour assurer la sécurité des opérations aériennes.

La leçon : Le vent et la piste

Aussi tombée au BIA 2021, 2024 et 2025.

Question 117

The aircraft which lands only on water is :

  • A a seaplane
  • B a floating plane
  • C an amphibious aircraft
  • D a water plane
Voir la correction

Bonne réponse : A. a seaplane

L'avion qui se pose seulement sur l'eau est le seaplane, l'hydravion, avec des flotteurs ou une coque à la place d'un train d'atterrissage. Celui qui se pose sur l'eau et sur terre est un amphibious aircraft (un amphibie) : le mot only de l'énoncé fait la différence. En anglais courant, seaplane désigne parfois tout avion capable d'amerrir, amphibies compris ; mais face à amphibious aircraft, c'est bien lui qui n'a que l'eau pour se poser. Floating plane et water plane ne sont pas les termes en usage.

La leçon : Les types d’aéronefs

Question 118

Traduire en français : « the gear position light has turned green »

  • A le phare de train d'atterrissage fonctionne
  • B le feu de navigation droit est vert
  • C le voyant de position du train est passé au vert
  • D le voyant de boîte de transmission est au vert
Voir la correction

Bonne réponse : C. le voyant de position du train est passé au vert

Cette traduction est correcte car "gear position" dans le contexte aéronautique désigne la position du train d'atterrissage d'un avion, et non une vitesse comme dans une voiture. Le terme technique "voyant" correspond bien à "light" dans ce contexte d'indicateur lumineux, tandis que l'expression "passé au vert" traduit fidèlement "has turned green" pour indiquer le changement d'état du signal lumineux.

La leçon : Les instruments de bord, les feux et les voyants

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 119

Le sigle ILS signifie :

  • A Intelligent Landing Safer
  • B Instrument Landing System
  • C Information Leading Service
  • D Increase Leading System
Voir la correction

Bonne réponse : B. Instrument Landing System

L'Instrument Landing System (ILS) est un système de guidage de précision utilisé en aviation qui permet aux pilotes d'atterrir en toute sécurité même dans des conditions de faible visibilité. Ce dispositif émet des signaux radio qui créent un couloir d'approche virtuel, indiquant au pilote s'il est correctement aligné avec la piste et à la bonne hauteur pendant sa descente finale.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Aussi tombée au BIA 2022 et 2025 (hémisphère sud).

Question 120

Traduire en anglais : « bougies d'allumage du moteur »

  • A engine candles of ignition
  • B motor fan sparking plugs
  • C ignition motor candles
  • D engine spark plugs
Voir la correction

Bonne réponse : D. engine spark plugs

La traduction "engine spark plugs" est correcte car elle respecte l'ordre syntaxique de l'anglais où le complément du nom ("engine") se place avant le nom principal ("spark plugs"), contrairement au français où il se place après avec la préposition "de". Les "spark plugs" (bougies d'allumage) sont effectivement les composants qui créent l'étincelle nécessaire à l'allumage du carburant dans un moteur à combustion interne.

La leçon : Le moteur et l’hélice

Aussi tombée au BIA 2023 et 2026 (Asie).

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