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Sujet du BIA 2023, corrigé et expliqué

Les 120 questions du sujet, dans l'ordre de l'épreuve : 20 par matière.

Pour chaque question : la bonne réponse, son explication et la leçon qui y répond. Choisis ta réponse avant d'ouvrir la correction.

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Météorologie et aérologie

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Question 1

Sur une carte de pressions telle que ci-dessous, quelle est l’affirmation exacte :

Carte de réanalyse NCEP publiée par Wetterzentrale sur l’Europe et l’Atlantique nord, lignes blanches sur fond coloré
Carte de réanalyse NCEP publiée par Wetterzentrale sur l’Europe et l’Atlantique nord, lignes blanches sur fond coloré
  • A les isobares donnent une indication sur la force et la direction du vent en altitude.
  • B les isobares donnent une indication sur la force et la direction du vent en basse couche (proche du sol et loin de tout relief).
  • C les isobares donnent une indication sur la force et la direction des courants jets.
  • D les isohypses donnent une indication sur la force et la direction du vent au sol.
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Bonne réponse : B. les isobares donnent une indication sur la force et la direction du vent en basse couche (proche du sol et loin de tout relief).

Les isobares d’une carte au sol relient les points de même pression au niveau de la mer. Le vent des basses couches les suit à peu près, en les coupant légèrement vers les basses pressions à cause du frottement (de 20 à 40° environ sur terre), et il est d’autant plus fort qu’elles sont serrées. Cette lecture ne vaut que loin du relief, qui dévie le vent localement. Le vent en altitude et les courants-jets se lisent sur des cartes d’altitude, tracées en isohypses, qui ne renseignent pas sur le vent au sol.

La leçon : Le vent près du sol et sa mesure

Question 2

Les cumulonimbus sont des nuages :

  • A stables et inoffensifs.
  • B instables et dangereux qui peuvent provoquer des dégâts considérables à un aéronef.
  • C qui sont la conséquence d’un vent fort en altitude.
  • D en forme de cheveux d’anges, très haut dans le ciel.
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Bonne réponse : B. instables et dangereux qui peuvent provoquer des dégâts considérables à un aéronef.

Les cumulonimbus sont des nuages caractérisés par une forte instabilité atmosphérique, créant d'intenses mouvements verticaux d'air et des turbulences violentes qui peuvent déstabiliser un avion. Ces nuages d'orage produisent également de la grêle, des éclairs et des rafales descendantes qui représentent un danger réel pour les aéronefs, pouvant endommager leur structure ou perturber gravement leurs systèmes de navigation.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Question 3

Concernant les précipitations relatives aux nuages, trouvez l’affirmation exacte :

  • A Les cumulonimbus et les nuages convectifs produisent de la bruine.
  • B Les nimbostratus produisent des averses et de la grêle.
  • C Les stratus, altostratus et cirrostratus produisent de la neige.
  • D Les nimbostratus produisent plutôt une pluie fine ou de la neige et les cumulonimbus des averses et de la grêle.
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Bonne réponse : D. Les nimbostratus produisent plutôt une pluie fine ou de la neige et les cumulonimbus des averses et de la grêle.

Les nimbostratus sont des nuages stratiformes gris foncé, étendus horizontalement et si épais qu’ils masquent complètement le soleil. Ils produisent des précipitations continues et modérées : pluie fine ou neige. Les cumulonimbus, eux, sont des nuages convectifs à fort développement vertical : ils génèrent des averses intenses et soudaines, et parfois de la grêle lorsque les gouttes d’eau sont portées en haute altitude où elles gèlent.

La leçon : Les précipitations

Question 4

La brise de mer est la plus forte :

  • A tôt le matin.
  • B en milieu d’après-midi.
  • C en début de nuit.
  • D en milieu de nuit.
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Bonne réponse : B. en milieu d’après-midi.

La brise de mer est plus forte en milieu d'après-midi car c'est à ce moment que la différence de température entre la terre (qui s'est fortement réchauffée sous l'effet du soleil) et la mer (qui se réchauffe plus lentement) est maximale. Cette différence de température crée une zone de basse pression au-dessus de la terre, ce qui attire l'air plus frais venant de la mer avec une intensité proportionnelle au contraste thermique.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Aussi tombée au BIA 2015 et 2025 (Asie).

Question 5

Le point de rosée est défini comme :

  • A l’emplacement de l’aéroport où les données météorologiques sont mesurées.
  • B la température qui permet l’évaporation de la rosée.
  • C la température à partir de laquelle la masse d’air considérée arrive à saturation (à pression constante).
  • D l’heure à laquelle la rosée va commencer à se déposer.
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Bonne réponse : C. la température à partir de laquelle la masse d’air considérée arrive à saturation (à pression constante).

Le point de rosée correspond à la température à laquelle l'air ne peut plus contenir toute sa vapeur d'eau, ce qui force cette dernière à se condenser sous forme de gouttelettes. À pression constante, lorsque l'air se refroidit jusqu'à atteindre cette température critique, il atteint son taux d'humidité maximal (100% d'humidité relative), ce qu'on appelle l'état de saturation.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Question 6

Lors du passage d'une perturbation, depuis le sol, un observateur verra dans l'ordre :

  • A Air froid antérieur - Front chaud - Secteur chaud - Front froid - Traine
  • B Front chaud - Secteur chaud - Front froid - Traine - Air froid antérieur
  • C Secteur chaud - Front froid - Traine - Air froid antérieur - Front chaud
  • D Traine - Air froid antérieur - Front chaud - Secteur chaud - Front froid
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Bonne réponse : A. Air froid antérieur - Front chaud - Secteur chaud - Front froid - Traine

Lors du passage d'une perturbation, l'air froid antérieur est d'abord rencontré, puis le front chaud qui marque la limite où l'air chaud commence à s'élever au-dessus de l'air froid, suivi du secteur chaud caractérisé par des températures plus élevées. Ensuite vient le front froid, où l'air froid plus dense pousse sous l'air chaud en le soulevant rapidement, et enfin la traîne qui est constituée d'air froid et instable souvent accompagné d'averses.

La leçon : La traîne et l’ordre de passage d’une perturbation

Question 7

La tranche d'atmosphère entre la troposphère et la stratosphère est appelée :

  • A stratopause.
  • B tropopause.
  • C stratosphère.
  • D planisphère.
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Bonne réponse : B. tropopause.

La tropopause est la zone de transition entre la troposphère, où se produisent les phénomènes météorologiques, et la stratosphère, qui contient la couche d’ozone. Située vers 11 km à nos latitudes (de 8 km environ aux pôles à 17 km à l’équateur), elle marque l’arrêt de la baisse de température avec l’altitude.

La leçon : Les couches de l’atmosphère et la tropopause

Question 8

Quelle est la température dans l'atmosphère standard à 10 000 ft ?

  • A 10° C.
  • B 0° C.
  • C -5° C.
  • D -17° C.
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Bonne réponse : C. -5° C.

Dans l'atmosphère standard, la température diminue de 2°C tous les 1000 pieds d'altitude à partir de 15°C au niveau de la mer, ce qu'on appelle le gradient thermique vertical. À 10 000 pieds d'altitude, la température a donc diminué de 20°C par rapport au niveau de la mer, ce qui donne une température de -5°C (15°C - 20°C).

La leçon : L’atmosphère standard (ISA)

Question 9

Le Mistral souffle :

  • A de l’est vers l’ouest.
  • B de l’ouest vers l’est.
  • C du sud vers le nord.
  • D du nord vers le sud.
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Bonne réponse : D. du nord vers le sud.

Le Mistral souffle du nord vers le sud : de l’air froid venu du nord est canalisé et accéléré dans la vallée du Rhône, entre le Massif central et les Alpes, avant de déboucher sur la Méditerranée, où il s’étale en éventail sur la Provence. Il naît d’un fort écart de pression, le plus souvent entre un anticyclone sur le proche Atlantique et une dépression sur le golfe de Gênes.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Question 10

On parle de brouillard lorsque la visibilité horizontale est inférieure à :

  • A 1 km.
  • B 3 km.
  • C 5 km.
  • D 10 km.
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Bonne réponse : A. 1 km.

Le brouillard est officiellement défini par l'Organisation Météorologique Mondiale comme une suspension de gouttelettes d'eau dans l'air qui réduit la visibilité horizontale à moins de 1 kilomètre. Cette définition scientifique permet de distinguer le brouillard d'autres phénomènes comme la brume (visibilité entre 1 et 5 km) et constitue un seuil standardisé utilisé par les météorologues du monde entier pour classifier ce phénomène atmosphérique.

La leçon : Brume et brouillard

Aussi tombée au BIA 2016 et 2026.

Question 11

Quelle est la composition moyenne de l’atmosphère en volume :

  • A 78 % d’oxygène, 21 % d’oxyde de carbone et 1 % d’autres éléments.
  • B 78 % d’oxyde de carbone, 21 % d’oxygène et 1 % d’autres éléments.
  • C 78 % d’oxygène, 21 % d’azote et 1 % d’autres éléments.
  • D 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % d’autres éléments.
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Bonne réponse : D. 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % d’autres éléments.

L'atmosphère terrestre est principalement composée d'azote (N₂) qui représente environ 78% du volume total, et d'oxygène (O₂) qui en constitue environ 21%, ces deux gaz étant essentiels à la vie sur Terre. Le pourcentage restant (environ 1%) comprend d'autres gaz comme l'argon, le dioxyde de carbone, la vapeur d'eau et des gaz traces, présents en quantités beaucoup plus faibles mais qui jouent néanmoins des rôles importants dans les phénomènes atmosphériques et climatiques.

La leçon : Les couches de l’atmosphère et la tropopause

Question 12

Le nuage figurant sur la photo ci-dessous est un :

Photographie du nuage à identifier, prise depuis un avion dont on voit l’aile
Photographie du nuage à identifier, prise depuis un avion dont on voit l’aile
  • A cumulonimbus.
  • B cumulus.
  • C stratus.
  • D altocumulus.
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Bonne réponse : B. cumulus.

Un cumulus est un nuage blanc, épais et à contours bien définis, qui se forme généralement à basse altitude (entre 500 et 2000 mètres) lorsque l'air chaud s'élève et se condense. Sa forme caractéristique en "chou-fleur" avec un sommet bombé et une base plate est due aux mouvements ascendants de l'air chaud, ce qui le distingue des autres types de nuages comme les cirrus (filamenteux) ou les stratus (en couches).

La leçon : Reconnaître les nuages et ce qu’ils annoncent

Aussi tombée au BIA 2017, 2020 et 2021.

Question 13

Le phénomène météorologique observé sur la photo ci-dessous est :

Photographie de l’aile d’un avion de ligne, prise depuis un hublot
Photographie de l’aile d’un avion de ligne, prise depuis un hublot
  • A du brouillard.
  • B un orage.
  • C un front chaud.
  • D la convection.
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Bonne réponse : A. du brouillard.

Le brouillard est un nuage au contact du sol : de minuscules gouttelettes d’eau en suspension, formées quand l’air près du sol se refroidit jusqu’à son point de rosée. Il réduit la visibilité horizontale à moins de 1 km. Sur la photo, prise en vol, il forme ce voile blanc laiteux et uniforme qui masque complètement le paysage et l’horizon.

La leçon : Les types de brouillard

Aussi tombée au BIA 2017, 2020, 2024, 2026 et 2026 (Asie).

Question 14

Parmi les différentes couches de l'atmosphère, les phénomènes météorologiques (nuages, précicipations) ont lieu dans :

  • A la troposphère.
  • B la stratosphère.
  • C la mésosphère.
  • D la thermosphère.
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Bonne réponse : A. la troposphère.

La troposphère, la couche la plus proche du sol, s’étend jusque vers 11 km à nos latitudes (de 8 km environ aux pôles à 17 km à l’équateur). Elle contient presque toute la vapeur d’eau de l’atmosphère, et l’air, chauffé par le bas, y monte et y descend assez pour former nuages et précipitations : la quasi-totalité des phénomènes météorologiques s’y produit.

La leçon : Les couches de l’atmosphère et la tropopause

Question 15

Les courants de vent puissants que l’on rencontre à très haute altitude sont nommés :

  • A jet-stream.
  • B jet-lag.
  • C tornade.
  • D rafale.
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Bonne réponse : A. jet-stream.

Le jet-stream est un courant-jet d'air très rapide qui circule dans la haute atmosphère, entre 8 et 12 km d'altitude, pouvant atteindre des vitesses de 200 à 400 km/h. Ces corridors de vents puissants se forment à la frontière entre les masses d'air chaud et froid dans la troposphère et jouent un rôle majeur dans la circulation atmosphérique et les phénomènes météorologiques.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2017, 2020, 2021, 2024, 2025, 2025 (Asie), 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 16

Quelle est la pression atmosphérique standard au niveau de la mer :

  • A 101 325 hPa.
  • B 101 325 Pa.
  • C 1013,25 Pa.
  • D 1013,25 Bar.
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Bonne réponse : B. 101 325 Pa.

La pression atmosphérique standard au niveau de la mer est de 101 325 Pa car elle correspond au poids de toute la colonne d'air qui s'exerce sur chaque mètre carré de surface terrestre. Cette valeur a été définie comme référence internationale et représente la force moyenne que l'atmosphère exerce sur nous au niveau de la mer dans des conditions normales.

La leçon : La pression atmosphérique

Question 17

La Tramontane est :

  • A un vent qui souffle du secteur nord-ouest, entre les Pyrénées et le Massif central.
  • B l’assèchement de la masse d’air sous le vent d’un massif montagneux.
  • C un vent qui souffle du nord vers le sud dans la vallée du Rhône.
  • D une onde générée par la déviation d’un vent fort soufflant perpendiculairement à une chaîne montagneuse.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un vent qui souffle du secteur nord-ouest, entre les Pyrénées et le Massif central.

La Tramontane est un vent régional caractéristique du sud de la France qui se forme lorsque l'air froid est canalisé et accéléré dans le couloir naturel formé entre les Pyrénées et le Massif central. Ce phénomène météorologique résulte d'une différence de pression atmosphérique entre la Méditerranée et l'Atlantique, ce qui pousse l'air à s'écouler du nord-ouest vers le sud-est, créant ainsi ce vent sec et parfois violent typique de cette région.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Aussi tombée au BIA 2018 et 2025 (Asie).

Question 18

La brise de vallée descendante s’établit :

  • A en milieu de matinée.
  • B en début de soirée.
  • C lorsqu’un vent dominant souffle perpendiculairement au relief.
  • D lorsqu’une inversion de température est présente dans la masse d’air.
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Bonne réponse : B. en début de soirée.

La brise de vallée descendante se forme en début de soirée car, lorsque le soleil se couche, les sommets des montagnes se refroidissent plus rapidement que le fond de la vallée. L'air froid, plus dense, descend alors le long des pentes vers la vallée, créant ce courant d'air descendant caractéristique.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Question 19

Quel est le nuage qui a « une tête d’enclume » :

  • A l’altocumulus.
  • B le stratonimbus.
  • C le cumulonimbus.
  • D le cirus.
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Bonne réponse : C. le cumulonimbus.

Le cumulonimbus est un nuage d'orage qui se développe verticalement sur plusieurs kilomètres d'altitude, jusqu'à rencontrer la tropopause qui l'empêche de monter davantage. Cette limite provoque alors un étalement horizontal des sommets du nuage, créant une forme caractéristique aplatie qui ressemble à une enclume, visible notamment lors des orages violents.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Question 20

Pour un aéronef en vol, le seul nuage pouvant être la cause de tous ces dangers (réduction de visibilité, cisaillement de vent, dégâts à la structure, altération du profil aérodynamique, givrage, vents ascendants très forts, grêle) est :

  • A le nimbostratus.
  • B le stratus.
  • C le cumulonimbus.
  • D le cirrocumulus.
Voir la correction

Bonne réponse : C. le cumulonimbus.

Le cumulonimbus est le seul nuage qui combine tous ces dangers car c'est un nuage d'orage très puissant qui peut s'étendre verticalement de 500 m jusqu'à plus de 12 000 m d'altitude. Il génère des phénomènes météorologiques extrêmes comme de violentes turbulences, des courants ascendants et descendants intenses, de la grêle, des précipitations abondantes pouvant causer du givrage, ainsi que des éclairs, ce qui en fait le nuage le plus dangereux pour l'aviation.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Aérodynamique et principes du vol

S'entraîner sur cette matière

Question 21

Quel est l’inconvénient majeur d’un triplan de type Albatros (l’avion du « Baron Rouge » von Richthofen au cours de la Première Guerre mondiale) ?

  • A L’aile triple pesait trop lourd pour la motorisation.
  • B Le supplément de portance était négligeable.
  • C Le système de commandes était trop complexe.
  • D La trainée induite était très importante.
Voir la correction

Bonne réponse : D. La trainée induite était très importante.

Parmi les quatre propositions, c'est la traînée qui est le vrai défaut du triplan. Ses trois ailes courtes et superposées se gênent : chacune travaille dans l'air dévié par les autres, et les tourbillons nés de la portance coûtent cher en traînée induite ; les mâts et les haubans ajoutent la leur. Le triplan montait bien et virait serré, mais il était lent. Attention, l'énoncé contient une erreur historique : le triplan du « Baron Rouge » est le Fokker Dr.I ; les Albatros, qu'il a aussi pilotés, étaient des biplans. La réponse attendue reste la traînée induite.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Question 22

En observant du sol le lancement d’une fusée de Cap Kennedy (Floride), on constate que la trajectoire s’incurve vers l’Est. Pourquoi ?

  • A C’est une illusion d’optique due à la température des gaz des moteurs fusées.
  • B On bénéficie ainsi de la vitesse de rotation de la Terre d’Ouest en Est pour atteindre la vitesse de mise en orbite.
  • C C’est pour la sécurité en cas d’incident au décollage. Les débris du lanceur retombent dans l’océan Atlantique.
  • D On préserve ainsi la couche d’ozone au-dessus des États-Unis.
Voir la correction

Bonne réponse : B. On bénéficie ainsi de la vitesse de rotation de la Terre d’Ouest en Est pour atteindre la vitesse de mise en orbite.

La Terre tourne d'ouest en est à environ 1670 km/h à l'équateur, et cette vitesse de rotation est déjà "offerte" à la fusée au moment du décollage. En inclinant la trajectoire vers l'est, les ingénieurs exploitent cette vitesse initiale comme un "bonus", ce qui permet d'économiser du carburant et d'atteindre plus facilement la vitesse nécessaire (environ 28 000 km/h) pour placer un satellite en orbite.

La leçon : La mécanique spatiale

Question 23

Le décrochage d'un avion se produit toujours à la même :

  • A incidence.
  • B inclinaison.
  • C vitesse.
  • D assiette.
Voir la correction

Bonne réponse : A. incidence.

Le décrochage d'un avion se produit lorsque l'angle entre la direction de l'air et l'aile (appelé incidence) devient trop important, provoquant une séparation du flux d'air sur l'extrados de l'aile et une perte brutale de portance. Quelle que soit la vitesse de l'avion, son poids ou son altitude, c'est toujours cette valeur critique d'incidence qui détermine le décrochage, car elle dépend uniquement de la forme de l'aile.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Question 24

Dans le cas d’un satellite géostationnaire, l’orbite est :

  • A circulaire dans le plan de l’équateur.
  • B elliptique dans un plan perpendiculaire à celui du plan de l’équateur.
  • C elliptique avec la Lune comme l’un des foyers.
  • D circulaire sous un plan à 45° par rapport au plan de l’équateur.
Voir la correction

Bonne réponse : A. circulaire dans le plan de l’équateur.

Un satellite géostationnaire doit rester fixe au-dessus d'un point précis de la Terre, ce qui n'est possible que s'il tourne à la même vitesse angulaire que la Terre et dans le même sens. Pour maintenir cette position constante, le satellite doit suivre une trajectoire circulaire située exactement dans le plan de l'équateur terrestre, car toute inclinaison par rapport à ce plan entraînerait un mouvement apparent du satellite vu depuis la Terre.

La leçon : Les orbites des satellites

Question 25

Sous son ballon à air chaud, l’aérostier (le pilote) après son décollage, constate au GPS qu’à 200 m, le vent est du Nord pour 10 kt. Il l’annonce par radio à son coéquipier au sol pour venir le récupérer. Puis, ils perdent le contact radio. Après un vol prévu de 90 min, où ce dernier va-t-il le chercher ?

  • A Au Nord de l’aire de décollage à 15 km.
  • B Au Sud à environ 30 km.
  • C À l’Ouest pour 30 km.
  • D Au Sud-Ouest à 20 km à cause de la rotation de la terre.
Voir la correction

Bonne réponse : B. Au Sud à environ 30 km.

Un vent du Nord souffle du Nord vers le Sud, donc le ballon se déplace vers le Sud. Comme 10 nœuds (kt) équivalent à environ 18,5 km/h, pendant les 90 minutes (1,5 heure) de vol, le ballon parcourra une distance de 18,5 × 1,5 = 27,75 km, soit environ 30 km vers le Sud.

La leçon : L’aérostation, ballons et dirigeables

Question 26

Par définition, la portance est la composante de la résultante aérodynamique :

  • A parallèle à la direction du vent relatif.
  • B parallèle à la corde de profil de l'aile.
  • C perpendiculaire à la direction du vent relatif.
  • D perpendiculaire à la corde de profil de l'aile.
Voir la correction

Bonne réponse : C. perpendiculaire à la direction du vent relatif.

La portance est, par définition, la composante de la résultante aérodynamique perpendiculaire à la direction du vent relatif. La résultante aérodynamique se décompose en effet en deux forces perpendiculaires entre elles : la portance (perpendiculaire au vent relatif) et la traînée (parallèle au vent relatif). En vol horizontal stabilisé, c'est la portance, et non la résultante elle-même, qui équilibre le poids de l'avion et assure la sustentation. La bonne réponse est donc c).

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Aussi tombée au BIA 2015 et 2024.

Question 27

On appelle incidence ou angle d'attaque, l'angle formé par :

  • A la corde de l'aile et l'horizon.
  • B la direction du vent relatif et l'horizon.
  • C la corde de l'aile et la direction du vent relatif.
  • D la corde de l'aile et l'axe longitudinal de l'aéronef.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la corde de l'aile et la direction du vent relatif.

L'angle d'incidence ou d'attaque est l'angle formé entre la corde de l'aile (ligne imaginaire reliant le bord d'attaque au bord de fuite) et la direction du vent relatif (flux d'air qui frappe l'aile). Cet angle est crucial en aérodynamique car il détermine la portance de l'aile : lorsqu'il augmente jusqu'à une certaine limite, la portance augmente, permettant à l'avion de s'élever dans les airs.

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Aussi tombée au BIA 2015 et 2025 (hémisphère sud).

Question 28

Pour un aéronef en vol en palier stabilisé (vol horizontal à vitesse constante), quelle proposition est correcte ?

  • A La portance est légèrement inférieure au poids.
  • B La portance équilibre la trainée.
  • C La portance et la traction sont identiques.
  • D La portance équilibre le poids.
Voir la correction

Bonne réponse : D. La portance équilibre le poids.

En vol horizontal stabilisé, l'aéronef maintient une altitude constante sans accélération, ce qui signifie que toutes les forces agissant sur lui s'équilibrent parfaitement. La portance des ailes, perpendiculaire au vent relatif, donc verticale en palier, compense exactement le poids de l'appareil, qui est dirigé vers le bas, tandis que la traction produite par le moteur neutralise précisément la traînée aérodynamique qui tend à freiner l'avion.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Question 29

À propos du vent relatif, quelle est l’affirmation correcte ?

  • A Sa direction est indépendante de la trajectoire de l’avion.
  • B Il dépend du relief et est plus fort en zone montagneuse.
  • C Il est parallèle et de sens opposé à la trajectoire de l’avion.
  • D Il dépend de l’altitude de vol et de la température extérieure.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Il est parallèle et de sens opposé à la trajectoire de l’avion.

Le vent relatif est l'écoulement d'air ressenti par un avion en mouvement, créé par son propre déplacement dans l'air immobile. Ce flux d'air se déplace exactement dans la direction opposée à celle de l'avion tout en restant parallèle à sa trajectoire, comme lorsqu'on sent l'air nous frapper le visage en vélo même s'il n'y a pas de vent réel.

La leçon : Le profil d’aile : vocabulaire et effet Venturi

Question 30

La différence de vitesse d’écoulement de l’air entre l’extrados et l’intrados de l’aile a pour effet :

  • A d'engendrer une différence de pression entre intrados et extrados qui contribue à créer la portance.
  • B d’augmenter la pression au bord de fuite.
  • C de ralentir l’avion.
  • D est un phénomène parasite que l’on cherche à réduire.
Voir la correction

Bonne réponse : A. d'engendrer une différence de pression entre intrados et extrados qui contribue à créer la portance.

L'air qui circule plus rapidement sur l'extrados (partie supérieure de l'aile) crée une zone de basse pression, tandis que l'air plus lent sous l'intrados (partie inférieure) génère une zone de haute pression. Cette différence de pression produit une force dirigée vers le haut appelée portance, qui permet à l'avion de s'élever et de se maintenir en vol.

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Question 31

Que peut-on dire à propos de la position du centre de gravité de l’avion, elle :

  • A ne dépend que de la forme de l’avion.
  • B a un effet très important sur la stabilité et la manœuvrabilité de l’avion en vol.
  • C se déplace par rapport à l’avion en fonction de l’incidence.
  • D est l’endroit où s’applique la résultante aérodynamique.
Voir la correction

Bonne réponse : B. a un effet très important sur la stabilité et la manœuvrabilité de l’avion en vol.

Le centre de gravité d'un avion représente le point où toute sa masse semble concentrée, et sa position détermine comment l'appareil réagit aux forces aérodynamiques. Si ce point est trop en avant, l'avion devient difficile à cabrer (relever le nez), tandis que s'il est trop en arrière, l'appareil peut devenir instable et difficile à contrôler, ce qui explique pourquoi sa position influence directement la stabilité et la manœuvrabilité de l'avion.

La leçon : Le centrage de l’avion

Question 32

En vol, le facteur de charge d’un avion :

  • A ne dépend que du poids de l’équipage et des bagages embarqués dans l’avion.
  • B augmente la vitesse de décrochage quand le facteur de charge augmente.
  • C est supérieur à 1 quand l’avion est en montée.
  • D est le rapport entre la masse et la surface des ailes de l’avion.
Voir la correction

Bonne réponse : B. augmente la vitesse de décrochage quand le facteur de charge augmente.

Lorsque le facteur de charge augmente, par exemple dans un virage serré ou lors d'une ressource, l'avion doit générer plus de portance pour compenser cette force supplémentaire, ce qui nécessite un angle d'attaque plus important. Comme le décrochage se produit à un angle d'attaque critique fixe, l'avion atteindra cet angle critique à une vitesse plus élevée quand le facteur de charge est important, augmentant ainsi la vitesse de décrochage.

La leçon : Le facteur de charge selon la phase de vol

Question 33

Lors d’un virage en palier symétrique, et par rapport au vol horizontal en palier :

  • A le facteur de charge ne varie pas.
  • B le facteur de charge est proportionnel à la vitesse de l’avion.
  • C le facteur de charge est proportionnel à la masse de l’avion.
  • D le facteur de charge ne dépend que de l’inclinaison de l’avion.
Voir la correction

Bonne réponse : D. le facteur de charge ne dépend que de l’inclinaison de l’avion.

Dans un virage en palier symétrique, la portance doit compenser à la fois le poids de l'avion et créer la force centripète nécessaire au virage, ce qui augmente le facteur de charge selon une relation mathématique directe avec l'angle d'inclinaison (n = 1/cos φ). Cette relation montre que le facteur de charge dépend uniquement de l'angle d'inclinaison et non d'autres paramètres comme la vitesse ou la masse de l'avion, car ces derniers influencent seulement le rayon du virage mais pas le rapport entre la portance totale et le poids.

La leçon : Virage en palier et facteur de charge

Question 34

La fonction principale des winglets en bouts d’ailes est :

  • A d’augmenter la traînée.
  • B de diminuer la vitesse.
  • C de diminuer la portance.
  • D de diminuer la traînée induite.
Voir la correction

Bonne réponse : D. de diminuer la traînée induite.

Les winglets, ces petites surfaces verticales placées aux extrémités des ailes d'avion, empêchent l'air à haute pression sous l'aile de s'écouler vers la zone de basse pression au-dessus, réduisant ainsi les tourbillons marginaux qui se forment naturellement. En limitant ces tourbillons, les winglets diminuent la traînée induite (une résistance à l'avancement créée par la portance), ce qui permet à l'avion de consommer moins de carburant tout en maintenant ses performances aérodynamiques.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Question 35

Lorsque vous déplacez le manche d’un avion vers la droite :

  • A l’aileron droit se lève et l’aileron gauche s’abaisse.
  • B l’aileron droit s’abaisse et l’aileron gauche se lève.
  • C les deux ailerons se lèvent.
  • D les deux ailerons s’abaissent.
Voir la correction

Bonne réponse : A. l’aileron droit se lève et l’aileron gauche s’abaisse.

Lorsque le manche est déplacé vers la droite, il actionne un système mécanique qui fait lever l'aileron droit et abaisser l'aileron gauche, créant ainsi une différence de portance entre les deux ailes. Cette configuration aérodynamique génère un mouvement de roulis qui fait incliner l'avion vers la droite, permettant à l'appareil d'effectuer un virage dans cette direction.

La leçon : L’axe de roulis, le gauchissement

Question 36

En avion, pour tourner selon l’axe de tangage, je dois :

  • A actionner le manche vers l’avant ou vers l’arrière.
  • B actionner le manche vers la gauche ou vers la droite.
  • C utiliser le palonnier.
  • D changer le pas d’hélice.
Voir la correction

Bonne réponse : A. actionner le manche vers l’avant ou vers l’arrière.

Le tangage est le mouvement de rotation de l'avion autour de son axe transversal (axe des ailes), qui fait monter ou descendre le nez de l'appareil. En actionnant le manche vers l'avant, on abaisse les gouvernes de profondeur situées sur l'empennage horizontal, ce qui fait piquer le nez de l'avion vers le bas, tandis qu'en tirant le manche vers l'arrière, on relève ces gouvernes, faisant ainsi cabrer l'avion vers le haut.

La leçon : L’axe de tangage, la profondeur

Question 37

La formule « canard » correspond à :

  • A un avion à ailes multiples.
  • B un avion à empennage en V.
  • C un avion à empennage avant.
  • D un avion en toile qui vole mal.
Voir la correction

Bonne réponse : C. un avion à empennage avant.

La formule « canard » désigne un avion dont les plans horizontaux sont placés à l'avant de l'aile principale, à l'inverse de la configuration classique avec empennage arrière. Cette disposition augmente la maniabilité en tangage et accroît la portance à basse vitesse, un atout notamment pour l'appontage. Le Rafale en est équipé : ses canards travaillent avec les élevons de l'aile delta et compensent une instabilité aérodynamique volontairement recherchée, gérée par des commandes de vol électriques.

La leçon : Les grandes formes d’empennage

Question 38

Lors d’un vol en palier stabilisé :

  • A la portance s’oppose à la trainée.
  • B la traction s’oppose à la pesanteur.
  • C la portance s'oppose à la pesanteur.
  • D la traction d’oppose à la portance.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la portance s'oppose à la pesanteur.

En vol horizontal stabilisé, l'aéronef maintient une altitude constante sans accélération, ce qui signifie que toutes les forces agissant sur lui s'équilibrent parfaitement. La portance des ailes, perpendiculaire au vent relatif, donc verticale en palier, compense exactement le poids de l'appareil, qui est dirigé vers le bas, tandis que la traction produite par le moteur neutralise précisément la traînée aérodynamique qui tend à freiner l'avion.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Question 39

Un centrage avant permet :

  • A de diminuer la stabilité mais augmenter la manœuvrabilité.
  • B de diminuer la stabilité et la manœuvrabilité.
  • C d’augmenter la stabilité mais de diminuer la manœuvrabilité.
  • D d’augmenter la stabilité et la manœuvrabilité.
Voir la correction

Bonne réponse : C. d’augmenter la stabilité mais de diminuer la manœuvrabilité.

Un centrage avant déplace le centre de gravité vers l'avant de l'avion, ce qui augmente le moment de rappel et donc la stabilité de l'appareil en vol. Cependant, cette stabilité accrue rend l'avion plus résistant aux changements de direction, nécessitant des efforts plus importants sur les commandes pour effectuer des manœuvres, ce qui diminue sa manœuvrabilité.

La leçon : Le centrage de l’avion

Question 40

Un planeur possède une finesse de 40. Il est à une altitude de 2000m et son terrain de destination se trouve à une altitude de 1000m et à 20km de sa position. En volant dans un air calme sans vent à la vitesse de finesse maximale, choisissez la bonne proposition :

  • A il atteindra le terrain avec une hauteur de 500m.
  • B il n'atteindra pas le terrain.
  • C il atteindra le terrain à une hauteur nulle.
  • D il atteindra le terrain avec une hauteur de 250m.
Voir la correction

Bonne réponse : A. il atteindra le terrain avec une hauteur de 500m.

La finesse de 40 signifie que le planeur parcourt 40 mètres horizontalement pour chaque mètre de perte d'altitude. Avec une différence d'altitude disponible de 1000m (2000m - 1000m), le planeur peut donc parcourir 40 × 1000 = 40000 mètres, soit 40km, mais comme la distance au terrain n'est que de 20km, il lui restera la moitié de sa hauteur disponible, soit 500m au-dessus du terrain.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Étude des aéronefs et engins spatiaux

S'entraîner sur cette matière

Question 41

Tout appareil capable de s’élever et de circuler dans l’espace aérien :

  • A est un aéronef.
  • B subit des forces aérodynamiques.
  • C possède obligatoirement un moteur.
  • D est piloté depuis l’intérieur de son cockpit.
Voir la correction

Bonne réponse : A. est un aéronef.

Un aéronef est tout appareil capable de s'élever et de circuler dans l'espace aérien, quel que soit ce qui le porte : la poussée d'Archimède pour un ballon ou un dirigeable, des forces aérodynamiques pour un avion, un planeur ou un hélicoptère. La définition ne parle ni de moteur (un planeur n'en a pas) ni de pilote à bord (un drone n'en a pas), et un ballon tient en l'air sans portance aérodynamique : les trois autres propositions sont donc fausses.

La leçon : Les familles d’aéronefs : aérostats et aérodynes

Aussi tombée au BIA 2015 et 2026.

Question 42

Quel type d'aéronef utilise le déplacement de son centre de gravité pour changer de trajectoire ?

  • A avions et planeurs.
  • B paramoteurs et parapentes.
  • C deltaplanes et pendulaires.
  • D hélicoptères et autogires.
Voir la correction

Bonne réponse : C. deltaplanes et pendulaires.

Les deltaplanes et pendulaires sont pilotés par le principe du "weight-shift control" où le pilote déplace son corps pour modifier la répartition du poids sous l'aile, ce qui change l'inclinaison et l'orientation de l'appareil. Contrairement aux avions conventionnels qui utilisent des gouvernes aérodynamiques (ailerons, gouvernail), ces aéronefs légers s'appuient uniquement sur ce déplacement du centre de gravité pour initier virages et changements de trajectoire.

La leçon : Les aérodynes non motorisés

Question 43

Le rotor anticouple des hélicoptères est contrôlé par :

  • A les palonniers.
  • B le levier du pas collectif.
  • C le levier du pas cyclique.
  • D la manette des gaz.
Voir la correction

Bonne réponse : A. les palonniers.

Le rotor anticouple des hélicoptères est contrôlé par les palonniers car ces pédales permettent au pilote de modifier la poussée latérale pour contrer le couple de rotation généré par le rotor principal. En actionnant les palonniers avec ses pieds, le pilote peut ajuster l'angle d'incidence des pales du rotor anticouple, ce qui permet de contrôler la direction de l'hélicoptère autour de son axe vertical.

La leçon : Les giravions : hélicoptères et convertibles

Question 44

Une montgolfière :

  • A s’élève dans l’air car la masse volumique de l’air chaud est plus faible que celle de l’air froid.
  • B perd de l’altitude lorsque la température de l’air situé dans l’enveloppe augmente.
  • C fait partie de la catégorie des aérodynes.
  • D peut être dirigée à l’aide d’une gouverne de profondeur située sur la nacelle.
Voir la correction

Bonne réponse : A. s’élève dans l’air car la masse volumique de l’air chaud est plus faible que celle de l’air froid.

Une montgolfière s'élève dans l'air car lorsqu'on chauffe l'air à l'intérieur du ballon, les molécules d'air s'écartent les unes des autres, ce qui diminue sa masse volumique par rapport à l'air froid environnant. Selon le principe d'Archimède, tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale dirigée vers le haut, et comme l'air chaud est moins dense que l'air froid, la montgolfière est poussée vers le haut par cette différence de masse volumique.

La leçon : Les familles d’aéronefs : aérostats et aérodynes

Aussi tombée au BIA 2015.

Question 45

Un aéronef qui, en croisière, voit son rotor entraîné par le vent relatif est :

  • A un convertible.
  • B un girodyne.
  • C un hélicoptère.
  • D un autogire.
Voir la correction

Bonne réponse : D. un autogire.

Dans un autogire, le rotor principal n'est pas entraîné par un moteur pendant le vol de croisière, mais tourne librement grâce à l'écoulement de l'air qui le traverse de bas en haut, phénomène appelé autorotation. Contrairement à l'hélicoptère dont le rotor est toujours motorisé, l'autogire utilise une hélice tractrice ou propulsive pour avancer, tandis que son rotor principal, mis en rotation par le vent relatif, génère uniquement la portance nécessaire au vol.

La leçon : Les aérodynes motorisés légers et les avions

Aussi tombée au BIA 2015.

Question 46

Un turbopropulseur :

  • A est un pulsoréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice.
  • B est un statoréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice.
  • C est un moteur à pistons équipé d’un turbocompresseur.
  • D est un turboréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice.
Voir la correction

Bonne réponse : D. est un turboréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice.

Un turbopropulseur combine les avantages d'un turboréacteur (moteur à réaction qui comprime l'air, y ajoute du carburant et l'enflamme) avec ceux d'une hélice, grâce à un réducteur qui adapte la vitesse de rotation élevée du moteur à celle plus lente nécessaire pour l'hélice. Ce système permet d'obtenir une bonne efficacité à des vitesses moyennes (inférieures à 800 km/h), car l'hélice déplace une grande masse d'air à vitesse modérée, ce qui est plus économique que l'éjection à haute vitesse des gaz d'un turboréacteur classique.

La leçon : Turbopropulseur, turbomoteur et statoréacteur

Aussi tombée au BIA 2015.

Question 47

Si on la compare aux voilures d’un avion, la voilure des planeurs modernes se caractérise par :

  • A une petite envergure.
  • B une très grande finesse.
  • C une grande épaisseur du profil.
  • D une très grande rigidité.
Voir la correction

Bonne réponse : B. une très grande finesse.

La voilure des planeurs modernes possède une très grande finesse car elle est conçue pour maximiser le rapport entre la portance et la traînée, permettant ainsi au planeur de parcourir une plus grande distance horizontale pour une même perte d'altitude. Cette caractéristique est essentielle pour les planeurs qui, contrairement aux avions, n'ont pas de moteur et doivent donc optimiser leur capacité à planer en exploitant au maximum les courants ascendants tout en minimisant la résistance à l'air.

La leçon : L’allongement et le profil autostable

Aussi tombée au BIA 2016.

Question 48

La disposition des cylindres de ce moteur est :

Photographie d’un moteur à pistons, vu de face
Photographie d’un moteur à pistons, vu de face
  • A en ligne.
  • B en V.
  • C en étoile.
  • D à plat.
Voir la correction

Bonne réponse : C. en étoile.

Dans un moteur en étoile, les cylindres sont disposés de façon radiale autour d'un vilebrequin central, formant une configuration qui ressemble à une étoile lorsqu'on l'observe de face. Cette disposition permet une meilleure répartition du poids et un refroidissement plus efficace par l'air, ce qui était particulièrement avantageux pour les avions à hélice où ces moteurs étaient couramment utilisés.

La leçon : Le moteur à pistons : les pièces et leur disposition

Question 49

En considérant la figure 1 ci-contre, les conditions correctes sont (associer les chiffres et les lettres) :

Dessin d’un parapente en vol, cinq repères numérotés de 1 à 5 et une liste de quatre éléments notés de A à D
Dessin d’un parapente en vol, cinq repères numérotés de 1 à 5 et une liste de quatre éléments notés de A à D
  • A A2, B4, C3, D1.
  • B A2, B4, C1, D3.
  • C A4, B5, C2, D1.
  • D A4, B2, C3, D5.
Voir la correction

Bonne réponse : A. A2, B4, C3, D1.

Sur cette voile de parapente, la flèche 2 montre le bord avant, celui qui rencontre l'air en premier : c'est le bord d'attaque (A2), où s'ouvrent les entrées d'air qui gonflent les caissons. La flèche 4 montre le bord arrière, le bord de fuite (B4), et la flèche 3 l'extrémité de l'aile, le saumon (C3). La flèche 1 montre la surface supérieure de la voile, l'extrados (D1) ; la flèche 5 désigne le dessous, l'intrados, qui ne correspond à aucune lettre.

La leçon : Le vocabulaire et la géométrie de l’aile

Question 50

Dans une aile d’avion, les pièces se situant dans le sens longitudinal de l’aile et assurant la plus grande partie de la résistance sont :

  • A les traverses.
  • B les longerons.
  • C les lisses.
  • D les raidisseurs.
Voir la correction

Bonne réponse : B. les longerons.

Les longerons sont des structures principales qui traversent l'aile d'un bout à l'autre dans le sens de sa longueur (longitudinal), formant ainsi l'ossature principale de l'aile. Ces éléments structurels supportent la majorité des contraintes mécaniques subies par l'aile pendant le vol, notamment les forces de flexion, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la résistance globale de l'aile.

La leçon : La structure de la voilure

Question 51

La plupart des moteurs d’avions légers sont équipés d’un système de double allumage qui a pour principal avantage :

  • A de réguler la consommation électrique.
  • B de réduire la consommation de carburant.
  • C d’améliorer la combustion et d’augmenter la sécurité en vol.
  • D de diminuer l’usure des bougies.
Voir la correction

Bonne réponse : C. d’améliorer la combustion et d’augmenter la sécurité en vol.

Le double allumage dans les moteurs d'avions légers utilise deux bougies par cylindre qui s'allument simultanément, ce qui permet une combustion plus complète et efficace du mélange air-carburant, augmentant légèrement la puissance. Ce système offre également une sécurité cruciale car si l'un des circuits d'allumage tombe en panne, l'autre continue de fonctionner, permettant au moteur de continuer à tourner et évitant ainsi une panne moteur complète en plein vol.

La leçon : L’allumage et les magnétos

Question 52

Un train classique est constitué de :

  • A un train principal et une roulette de queue.
  • B un train principal et une roulette de nez.
  • C un train monotrace et deux balancines.
  • D un diabolo avant et deux roulettes arrière.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un train principal et une roulette de queue.

Dans un train d'atterrissage classique d'avion, le train principal supporte la majorité du poids de l'appareil et est situé sous les ailes ou le fuselage, tandis que la roulette de queue, placée à l'arrière, stabilise l'avion au sol et permet de le diriger lors du roulage. Cette configuration, aussi appelée "train conventionnel", était très répandue sur les premiers avions et reste utilisée sur certains modèles actuels pour sa simplicité et sa légèreté.

La leçon : Le train d’atterrissage : tricycle et classique

Aussi tombée au BIA 2019, 2020 et 2026.

Question 53

L’indication donnée par cet instrument est :

Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
  • A virage à droite inclinaison 30°.
  • B virage à gauche inclinaison 30°.
  • C vol en palier.
  • D virage à droite inclinaison 10°.
Voir la correction

Bonne réponse : A. virage à droite inclinaison 30°.

L'instrument présenté est un indicateur d'attitude qui montre que l'avion effectue un virage à droite car la silhouette de l'avion est inclinée vers la droite par rapport à la ligne d'horizon artificielle. L'angle formé entre les ailes de la silhouette et la ligne d'horizon est précisément de 30 degrés, ce qui correspond à l'inclinaison (ou angle de roulis) de l'appareil pendant cette manœuvre.

La leçon : Lire l’horizon artificiel

Aussi tombée au BIA 2017 et 2025 (hémisphère sud).

Question 54

L’horizon artificiel fournit des indications sur :

  • A les variations d’altitude.
  • B la symétrie du vol.
  • C la visibilité horizontale.
  • D l’assiette et l’inclinaison.
Voir la correction

Bonne réponse : D. l’assiette et l’inclinaison.

L'horizon artificiel est un instrument de vol qui représente visuellement la position de l'avion par rapport à l'horizon réel, permettant au pilote de connaître l'assiette (angle entre l'axe longitudinal de l'avion et l'horizon) et l'inclinaison (angle formé par les ailes par rapport à l'horizontale). Ces informations sont essentielles pour maintenir un vol stable, particulièrement lorsque la visibilité extérieure est réduite, car elles indiquent si l'avion monte, descend ou effectue un virage.

La leçon : Lire l’horizon artificiel

Question 55

La présence d'un réchauffage de carburateur est nécessaire pour :

  • A améliorer son fonctionnement à froid.
  • B palier à la formation de glace dans le venturi.
  • C échauffer le mélange avant d'entrer dans les cylindres, et donc, améliorer sa combustion.
  • D démarrer le moteur.
Voir la correction

Bonne réponse : B. palier à la formation de glace dans le venturi.

Le réchauffage du carburateur est nécessaire car l'air qui traverse le venturi s'y refroidit de 20 à 30 °C : il se détend en accélérant, et l'essence qui s'y évapore lui prend de la chaleur. L'humidité de l'air peut alors se condenser puis geler, même par température extérieure positive. Cette formation de glace risquerait d'obstruer partiellement ou totalement le passage de l'air dans le venturi, perturbant ainsi le mélange air-carburant et pouvant entraîner une perte de puissance, voire l'arrêt du moteur.

La leçon : Le givrage du carburateur et les commandes moteur

Question 56

Dans un moteur à 4 temps, quel temps est celui qui fournit l'énergie ?

  • A l’admission.
  • B la compression.
  • C explosion / détente.
  • D l’échappement.
Voir la correction

Bonne réponse : C. explosion / détente.

Dans un moteur à 4 temps, le temps explosion-détente est celui où le mélange air-carburant, comprimé puis enflammé par la bougie, brûle et pousse le piston vers le bas. Cette poussée transforme l’énergie chimique du carburant en énergie mécanique : elle fait tourner le vilebrequin, qui entraîne l’hélice. Les trois autres temps (admission, compression, échappement) consomment de l’énergie au lieu d’en fournir.

La leçon : Le cycle à quatre temps

Question 57

Avec un avion équipé d’une hélice à pas variable, le grand pas sera utilisé :

  • A au décollage.
  • B à l’atterrissage.
  • C au décollage et à l’atterrissage.
  • D en vol de croisière.
Voir la correction

Bonne réponse : D. en vol de croisière.

En vol de croisière, l'avion se déplace à vitesse élevée et constante, ce qui nécessite un grand pas d'hélice pour "mordre" efficacement dans l'air comme une vis qui s'enfonce plus profondément à chaque tour. Le grand pas permet ainsi d'optimiser le rendement de l'hélice à haute vitesse en réduisant sa vitesse de rotation tout en maintenant une poussée suffisante, ce qui économise du carburant.

La leçon : L’hélice (3/3) : calage fixe et pas variable

Question 58

Le bord d’attaque est :

  • A l’aileron.
  • B le bord avant de l’aile.
  • C le bord arrière de l’aile.
  • D le bout d’aile.
Voir la correction

Bonne réponse : B. le bord avant de l’aile.

En aérodynamique, le bord d'attaque désigne la partie avant de l'aile qui rencontre l'air en premier lors du déplacement de l'avion, créant ainsi le début de l'écoulement d'air autour du profil. Cette partie joue un rôle crucial dans la génération de la portance car c'est à partir de ce point que l'air se sépare pour passer au-dessus et en-dessous de l'aile, déterminant ainsi les caractéristiques aérodynamiques de l'appareil.

La leçon : Le vocabulaire et la géométrie de l’aile

Question 59

L’instrument qui vous permet de détecter une glissade est :

  • A le conservateur de cap.
  • B la bille.
  • C l’horizon artificiel.
  • D l’anémomètre.
Voir la correction

Bonne réponse : B. la bille.

La bille roule librement dans un tube courbe et se place toujours dans l'axe de la résultante du poids et de la force centrifuge. En vol symétrique, cette résultante est dans l'axe de l'avion : la bille reste au centre. Dans une glissade, l'avion est trop incliné pour son virage : la bille part vers l'intérieur du virage, du côté où l'avion glisse. Aucun des autres instruments proposés ne montre la symétrie du vol.

La leçon : La bille et la symétrie du vol

Aussi tombée au BIA 2022 et 2025 (hémisphère sud).

Question 60

L’aérodrome se situe à 10 nautiques miles (NM) de votre position. Cela correspond à :

  • A 18.52 km.
  • B 18.52 m.
  • C 1,852 m.
  • D 1,852 km.
Voir la correction

Bonne réponse : A. 18.52 km.

Un mille nautique (NM) est une unité de mesure utilisée en navigation maritime et aérienne qui équivaut exactement à 1,852 kilomètre. Pour convertir 10 milles nautiques en kilomètres, il faut donc multiplier 10 par 1,852, ce qui donne 18,52 kilomètres.

La leçon : Unités, vitesses et effet du vent

Histoire et culture de l'aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 81

En quelle année le mur du son a-t-il été franchi pour la première fois ?

  • A 1937
  • B 1947
  • C 1957
  • D 1967
Voir la correction

Bonne réponse : B. 1947

Le mur du son est franchi pour la première fois le 14 octobre 1947 par le pilote américain Chuck Yeager, aux commandes de l’avion-fusée Bell X-1, largué d’un bombardier au-dessus du désert de Mojave, en Californie. Il atteint Mach 1,06, soit environ 1 100 km/h à cette altitude, où la vitesse du son est plus faible qu’au sol. Ce vol prouve qu’un avion peut dépasser la vitesse du son sans se désintégrer, contrairement aux craintes de l’époque.

La leçon : L’après-guerre : le réacteur, la Caravelle et le Concorde

Question 82

Début 1900, quels frères célèbres sont les pionniers de l’aviation ?

  • A Les frères LUMIÈRE
  • B Les frères MONTGOLFIER
  • C Les frères WRIGHT
  • D Les frères BOGDANOFF
Voir la correction

Bonne réponse : C. Les frères WRIGHT

Les frères Orville et Wilbur Wright sont considérés comme les pionniers de l'aviation car ils ont réalisé le premier vol motorisé, contrôlé et soutenu d'un avion plus lourd que l'air le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk en Caroline du Nord. Leur invention du système de contrôle à trois axes, permettant de diriger un avion de façon stable, a révolutionné l'aéronautique et posé les bases de l'aviation moderne telle que nous la connaissons aujourd'hui.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Question 83

Les pilotes anglais ont remporté la Bataille d’Angleterre contre les pilotes allemands grâce :

  • A au blindage des Spitfire.
  • B à la synchronisation des mitrailleuses avec la rotation de l’hélice.
  • C au radar.
  • D au décryptage des messages envoyés par la machine Enigma.
Voir la correction

Bonne réponse : C. au radar.

La Royal Air Force britannique a pu détecter à l'avance l'arrivée des bombardiers allemands grâce au réseau de radars installé le long des côtes anglaises, ce qui leur permettait de faire décoller leurs avions au moment opportun plutôt que de patrouiller constamment. Cette utilisation stratégique du radar a donné aux pilotes britanniques un avantage décisif en leur permettant de concentrer leurs forces limitées exactement là où les attaques allemandes se produisaient, économisant ainsi carburant et ressources tout en maximisant l'efficacité de leur défense.

La leçon : La Seconde Guerre mondiale (1/2) : d’Angleterre au Pacifique

Question 84

La phrase « C'est un petit pas pour l'homme, c’est un bond de géant pour l'humanité » a été prononcée par :

  • A Youri GAGARINE lors du premier vol d’un homme dans l’espace.
  • B André TURCAT lors du premier vol du Concorde.
  • C Neil ARMSTRONG lors du premier alunissage.
  • D John YOUNG lors du premier atterrissage de la navette Columbia.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Neil ARMSTRONG lors du premier alunissage.

Neil Armstrong a prononcé cette célèbre phrase le 21 juillet 1969 lorsqu'il est devenu le premier être humain à poser le pied sur la Lune lors de la mission Apollo 11, marquant ainsi un moment historique dans l'exploration spatiale. Cette déclaration souligne le contraste entre le geste simple d'un individu et l'importance considérable de cet événement pour le progrès scientifique et technologique de toute l'humanité.

La leçon : Le programme Apollo : Armstrong, Apollo 1 et Apollo 13

Question 85

Quel est le précurseur des plus lourds que l’air avec ses planeurs :

  • A Louis BLERIOT
  • B Clément ADER
  • C Octave CHANUTE
  • D Otto LILIENTHAL
Voir la correction

Bonne réponse : D. Otto LILIENTHAL

Otto Lilienthal est considéré comme le précurseur des plus lourds que l'air car il a réalisé, entre 1891 et 1896, plus de 2000 vols planés contrôlés et documentés scientifiquement, démontrant ainsi la possibilité du vol humain. Ses expériences méthodiques et ses observations sur la portance et sur le pilotage en vol (contrôle de l'assiette et de la trajectoire par déplacement du corps) ont établi les bases fondamentales de l'aérodynamique moderne, influençant directement les frères Wright et tous les pionniers de l'aviation qui ont suivi.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Question 86

L’Airbus A400M est un avion de transport militaire de fabrication :

  • A Européenne
  • B Russe
  • C Américaine
  • D Chinoise
Voir la correction

Bonne réponse : A. Européenne

L'Airbus A400M est qualifié d'européen car il est développé et fabriqué par Airbus Defence and Space, une entreprise qui résulte d'une collaboration entre plusieurs pays européens comme la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni. Ce programme aéronautique militaire, lancé dans les années 1990, représente un effort industriel commun européen visant à doter plusieurs armées du continent d'un avion de transport tactique moderne.

La leçon : Airbus et l’amerrissage sur l’Hudson

Question 87

Le vaisseau spatial lancé par la NASA en 1977 et qui est officiellement sorti du système solaire en 2013 est :

  • A Apollo 13
  • B Voyager 1
  • C USS Enterprise
  • D Philae
Voir la correction

Bonne réponse : B. Voyager 1

Voyager 1, lancée par la NASA le 5 septembre 1977, a franchi le 25 août 2012 la limite de l’héliosphère, la bulle de vent solaire qui entoure le Soleil, et la NASA l’a annoncé le 12 septembre 2013 : c’est le premier objet humain entré dans l’espace interstellaire. L’énoncé dit « sortie du système solaire » : plus exactement, elle n’en a pas atteint les confins, qui sont encore très loin. Au moment de l’épreuve, elle transmettait encore des données, à plus de 23 milliards de kilomètres de la Terre. À toi de te renseigner sur la distance actuelle de Voyager 1 et sur l’état de ses communications.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Question 88

Le 1er janvier 1910, les seize premiers brevets sont décernés, sans examen, à des aviateurs confirmés. Cette liste est rédigée dans l’ordre alphabétique des pilotes. Le brevet n°1 incombe à :

  • A René FONCK
  • B Georges GUYNEMER
  • C Louis BLERIOT
  • D Adolphe PEGOUD
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Bonne réponse : C. Louis BLERIOT

Louis Blériot a reçu le brevet n°1 car les brevets ont été attribués par ordre alphabétique des noms de pilotes, et son nom commençant par "B" le plaçait en tête de cette liste alphabétique des seize aviateurs confirmés. Cette attribution respecte strictement le critère alphabétique mentionné dans l'énoncé, ce qui explique pourquoi Blériot, malgré sa célébrité pour la traversée de la Manche en 1909, a obtenu ce premier numéro non pas pour ses exploits mais simplement en raison de son patronyme.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Question 89

L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé en 2022 qu'une astronaute française faisait désormais partie de la nouvelle promotion d'astronautes il s'agit de :

  • A Claudie HAIGNERE
  • B Sophie ADENOT
  • C Hélène BOUCHET
  • D Jacqueline AURIOL
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Bonne réponse : B. Sophie ADENOT

Sophie Adenot est effectivement la nouvelle astronaute française sélectionnée par l'ESA en novembre 2022, devenant ainsi la deuxième femme astronaute française après Claudie Haigneré. Ingénieure et pilote d'essai d'hélicoptères pour l'armée de l'air française, elle a été choisie parmi plus de 22 500 candidats européens pour rejoindre la promotion 2022 des astronautes de l'ESA.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Question 90

Parmi les travaux réalisés par Léonard de Vinci, en rapport avec la possibilité de voler, on peut citer :

  • A le parachute.
  • B la fusée.
  • C le drone.
  • D l’avion motorisé.
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Bonne réponse : A. le parachute.

Léonard de Vinci a conçu vers 1485 un prototype de parachute pyramidal en toile tendue sur une structure en bois, démontrant sa compréhension des principes de résistance à l'air et de la chute ralentie. Ses croquis détaillés de ce dispositif, conservés dans le Codex Atlanticus, témoignent de sa vision avant-gardiste des technologies aéronautiques, bien avant que le premier parachute fonctionnel ne soit réellement construit au 18ème siècle.

La leçon : Léonard de Vinci et ses machines volantes

Aussi tombée au BIA 2015, 2025 (Asie), 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 91

En 1783, le premier vol d’un ballon à air chaud est rendu possible grâce au travail des frères :

  • A WRIGHT
  • B MONTGOLFIER
  • C CAUDRON
  • D VOISIN
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Bonne réponse : B. MONTGOLFIER

Les frères Joseph-Michel et Jacques-Étienne Montgolfier ont inventé le premier ballon à air chaud capable de transporter des passagers, en découvrant que l'air chauffé devient plus léger que l'air ambiant et s'élève. Leur démonstration historique en 1783 à Annonay puis à Versailles devant le roi Louis XVI a marqué la première étape de la conquête de l'air par l'homme, ouvrant la voie à l'aéronautique moderne.

La leçon : Les premiers ballons (1783-1785)

Aussi tombée au BIA 2015.

Question 92

Le premier appareil civil entièrement équipé de commandes électriques est :

  • A la Caravelle.
  • B le Boeing 737.
  • C l’AIRBUS A320.
  • D le Mercure.
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Bonne réponse : C. l’AIRBUS A320.

L’Airbus A320, qui vole en 1987 et entre en service en 1988, est le premier avion de ligne à commandes de vol électriques numériques : les ordres du mini-manche passent par des calculateurs, qui appliquent des lois de pilotage et protègent l’avion contre les sorties du domaine de vol. C’est la réponse attendue, même s’il garde un petit secours mécanique (sur la gouverne de direction et le réglage de la profondeur) et si le Concorde avait déjà, dès 1969, des commandes électriques analogiques. La Caravelle, le Boeing 737 et le Mercure ont des commandes classiques.

La leçon : Airbus et l’amerrissage sur l’Hudson

Question 93

Parmi ces astronautes, quel est celui ou celle qui a réalisé la première sortie « extravéhiculaire » dans l’espace en 1965 ?

  • A Jean Pierre HAIGNERE
  • B Valentina TERECHKOVA
  • C Alexeï LEONOV
  • D Sophie ADENOT
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Bonne réponse : C. Alexeï LEONOV

Alexeï Leonov est effectivement le premier être humain à avoir réalisé une sortie extravéhiculaire le 18 mars 1965 lors de la mission Voskhod 2, en quittant sa capsule spatiale pendant environ 12 minutes, attaché par un câble. Cette première sortie dans le vide spatial représente une étape cruciale dans la conquête spatiale soviétique durant la Guerre froide, précédant de quelques mois la première sortie américaine réalisée par Ed White en juin de la même année.

La leçon : La conquête spatiale : les premiers pas soviétiques

Question 94

En 1977, l’objectif de la NASA en envoyant les 2 sondes « Voyager » dans l’espace était :

  • A de préparer le programme Apollo.
  • B de faire des photos de Mars en vue de l’envoi de robots.
  • C d’explorer le système solaire.
  • D de permettre à des passagers payants de faire un séjour dans l’espace.
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Bonne réponse : C. d’explorer le système solaire.

Les sondes Voyager 1 et 2, lancées en 1977 par la NASA, avaient pour mission principale d'explorer et d'étudier les planètes extérieures du système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune), leurs lunes et leurs anneaux. Ces missions ont permis de collecter des données scientifiques inédites sur ces planètes lointaines et ont considérablement enrichi notre connaissance du système solaire, bien au-delà de ce que les télescopes terrestres pouvaient observer à l'époque.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Question 95

Marcel DASSAULT, illustre ingénieur puis industriel aéronautique, fut d’abord sous son vrai nom Marcel BLOCH le concepteur d’une hélice à haut rendement. Cette hélice s’appelait :

  • A Tornade
  • B Eclair
  • C Ratier
  • D Evra
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Bonne réponse : B. Eclair

Marcel Dassault (né Bloch) a conçu l'hélice "Éclair" pendant la Première Guerre mondiale, une innovation technique qui améliorait significativement les performances des avions militaires français. Cette hélice à haut rendement représentait une avancée aéronautique importante qui a contribué à établir sa réputation d'ingénieur talentueux avant qu'il ne fonde sa célèbre entreprise d'aviation.

La leçon : Armement et innovations de 14-18

Question 96

La Patrouille de France (PAF) a été créée en :

  • A 1920.
  • B 1929.
  • C 1953.
  • D 2020.
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Bonne réponse : C. 1953.

La Patrouille de France est créée en 1953 : le 17 mai, au meeting d’Alger, quatre F-84G Thunderjet de la 3e escadre de chasse de Reims sont baptisés « Patrouille de France » par le commentateur Jacques Nœtinger. Des patrouilles acrobatiques existaient avant elle, comme celle d’Étampes dans les années 1930, mais c’est de 1953 que date le nom. Elle est basée à Salon-de-Provence depuis 1964.

La leçon : La Patrouille de France et la voltige

Question 97

Les avions qui se sont affrontés pendant la Seconde Guerre mondiale sont :

  • A Spad XIII et Fokker.
  • B Spitfire et Mf 109.
  • C Hurricane et Rafale.
  • D Mig 21 et F14.
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Bonne réponse : B. Spitfire et Mf 109.

Le Spitfire britannique et le Messerschmitt Bf 109 allemand étaient les principaux chasseurs qui se sont affrontés durant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la bataille d'Angleterre en 1940. Ces deux avions emblématiques représentaient l'excellence technologique aéronautique de leur époque et ont joué un rôle déterminant dans les combats aériens sur le front européen.

La leçon : La Seconde Guerre mondiale (1/2) : d’Angleterre au Pacifique

Question 98

Parmi ces avions à réaction, celui ayant initié le transport de masse en nombre de passagers est :

  • A le Boeing B747.
  • B le Concorde.
  • C l’Airbus Beluga.
  • D l’Airbus A380.
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Bonne réponse : A. le Boeing B747.

Le Boeing 747, surnommé "Jumbo Jet" et mis en service en 1970, a révolutionné le transport aérien grâce à sa capacité exceptionnelle pouvant accueillir jusqu'à 500 passagers, soit plus du double des avions précédents. Cette innovation a permis aux compagnies aériennes de réduire considérablement le coût par passager, rendant ainsi les voyages en avion accessibles à un plus grand nombre de personnes et marquant le véritable début du transport aérien de masse.

La leçon : L’après-guerre : le réacteur, la Caravelle et le Concorde

Question 99

L’équipage de la mission spatiale Apollo 13 menée en 1970 par les États-Unis pour explorer la lune a été :

  • A victime d’une grave avarie le mettant en péril.
  • B le premier à s’être posé sur la lune.
  • C le dernier à s’être posé sur la lune.
  • D victime d’un accident au sol.
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Bonne réponse : A. victime d’une grave avarie le mettant en péril.

L'équipage d'Apollo 13 a effectivement été victime d'une grave avarie lorsqu'un réservoir d'oxygène a explosé dans le module de service, compromettant les systèmes vitaux du vaisseau et forçant l'abandon de l'alunissage. Cette situation critique a nécessité l'utilisation du module lunaire comme "canot de sauvetage" et la mise en œuvre de solutions d'urgence improvisées par les astronautes et le contrôle au sol pour permettre leur retour sur Terre.

La leçon : Le programme Apollo : Armstrong, Apollo 1 et Apollo 13

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 100

L'objectif de la sonde Rosetta, lancée en 2004 et parvenue à destination 10 ans plus tard, était :

  • A d’observer les éruptions solaires.
  • B de poser un atterrisseur sur une comète pour analyser sa composition.
  • C de vérifier les conditions d'un voyage vers Mars.
  • D de transporter des témoignages pour d'éventuelles civilisations extra-terrestres.
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Bonne réponse : B. de poser un atterrisseur sur une comète pour analyser sa composition.

La sonde Rosetta avait pour mission principale d'étudier la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko en déposant l'atterrisseur Philae sur sa surface, ce qui a permis pour la première fois dans l'histoire spatiale d'analyser directement la composition d'un tel corps céleste. Cette mission était scientifiquement importante car les comètes, formées aux premiers temps du système solaire, contiennent des matériaux primitifs qui peuvent nous renseigner sur les origines de notre système planétaire et potentiellement sur l'apparition de la vie sur Terre.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Aussi tombée au BIA 2017.

Anglais aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 101

En anglais, le “vent de travers” se dit :

  • A Back Wind
  • B Side Wind
  • C Crosswind
  • D Horizontal Wind
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Bonne réponse : C. Crosswind

En anglais, le terme "crosswind" désigne précisément un vent qui souffle perpendiculairement à la direction du déplacement, ce qui correspond exactement à la définition du "vent de travers" en français. Ce mot composé associe "cross" (qui signifie "traverser" ou "croiser") et "wind" (vent), illustrant parfaitement la nature de ce phénomène météorologique qui affecte notamment les avions lors du décollage et de l'atterrissage.

La leçon : Le vent et la piste

Question 102

Quel terme désigne le train d’atterrissage ?

  • A Landing wheels
  • B Landing system
  • C Landing gear
  • D Landing Flaps
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Bonne réponse : C. Landing gear

Le terme "landing gear" est l'expression anglaise officielle utilisée dans l'aviation internationale pour désigner l'ensemble des roues, amortisseurs et mécanismes permettant à un avion de rouler au sol et d'absorber l'impact lors de l'atterrissage. Cette terminologie anglaise est universellement adoptée dans le domaine aéronautique, même en français où on utilise aussi l'expression "train d'atterrissage", car l'anglais est la langue standard de l'aviation civile mondiale.

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Question 103

En anglais, quel est le terme employé pour designer la gouverne de direction :

  • A Flaps
  • B Rudder
  • C Tail
  • D Direction System
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Bonne réponse : B. Rudder

La gouverne de direction se dit rudder : la surface mobile à l'arrière de la dérive, actionnée au palonnier. Comme le gouvernail d'un bateau, elle fait pivoter le nez vers la gauche ou la droite, autour de l'axe vertical : c'est le lacet (yaw). Flaps désigne les volets, tail la queue, et direction system n'est pas un terme aéronautique.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2015, 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 104

Quel terme désigne le générateur auxiliaire de puissance ?

  • A unit auxiliary power
  • B auxiliary power unit
  • C auxiliary power generator
  • D accessory power unit
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Bonne réponse : B. auxiliary power unit

L'auxiliary power unit (APU) est le terme technique anglais qui désigne littéralement le "générateur auxiliaire de puissance" dans le domaine aéronautique et des transports. Ce dispositif fournit l'énergie nécessaire au fonctionnement des systèmes électriques, hydrauliques et pneumatiques d'un véhicule (notamment les avions) lorsque les moteurs principaux sont éteints.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Question 105

Que signifie CAVOK :

  • A Celing and visibilité OK
  • B Communication and voice Ok
  • C C'est l'immatriculation d'un avion
  • D Conditions de vol défavorables
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Bonne réponse : A. Celing and visibilité OK

Le sigle CAVOK, utilisé dans les messages météorologiques aéronautiques, est l'abréviation de l'expression anglaise "Ceiling And Visibility OK", qui indique que les conditions de vol sont bonnes avec une visibilité d'au moins 10 km, sans nuages en-dessous de 1500 mètres et pas de CB, TCU et de temps significatif. Cette information est cruciale pour les pilotes car elle leur permet de savoir rapidement que les conditions météorologiques sont favorables pour le vol.

La leçon : La météo en anglais

Question 106

En anglais, la gouverne de profondeur est appelée :

  • A flaps
  • B wing
  • C elevator
  • D rudder
Voir la correction

Bonne réponse : C. elevator

La gouverne de profondeur est appelée "elevator" en anglais car elle permet à l'avion de monter ou descendre en modifiant son inclinaison verticale, comme un ascenseur qui se déplace de haut en bas. Cette pièce mobile située généralement à l'arrière de l'avion contrôle le tangage (mouvement de rotation autour de l'axe transversal), permettant ainsi au pilote de diriger l'appareil vers le haut ou vers le bas pendant le vol.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 107

Les aérofreins sont appelés :

  • A airflow controlers
  • B wingbrakes
  • C airbrakes
  • D windbrakes
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Bonne réponse : C. airbrakes

Les aérofreins se disent airbrakes en anglais (on dit aussi speedbrakes, la réponse d'une autre session). Ce sont des surfaces qu'on sort dans l'écoulement, sur l'aile ou le fuselage, pour augmenter la traînée et ralentir l'avion, ou descendre plus vite. Wingbrakes, windbrakes et airflow controlers ne sont pas des termes aéronautiques.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Aussi tombée au BIA 2017.

Question 108

Le terme employé pour désigner les dispositifs destructeurs de portance est :

  • A flaps
  • B spoilers
  • C portance destroy system
  • D air breaks
Voir la correction

Bonne réponse : B. spoilers

Les spoilers sont des surfaces mobiles situées sur la partie supérieure des ailes d'un avion qui, lorsqu'elles sont déployées, perturbent l'écoulement de l'air et réduisent la portance en augmentant la traînée. Ce dispositif est utilisé principalement lors de l'atterrissage pour ralentir l'avion et l'empêcher de rebondir sur la piste, ou en vol pour descendre plus rapidement sans augmenter la vitesse.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Question 109

Après votre atterrissage, vous roulez vers le parking lorsque le contrôle d’aérodrome vous annonce l’arrivée prochaine de “dust storm”. Vous en déduisez :

  • A l'arrivée prochaine d'un avion sanitaire.
  • B l'arrivée prochaine d'un véhicule spécialisé pour la décontamination de l'avion.
  • C qu'une tempête de sable arrive sur l'aérodrome.
  • D que certaines zones sont fermées dans l'aéroport.
Voir la correction

Bonne réponse : C. qu'une tempête de sable arrive sur l'aérodrome.

Une "dust storm" est une tempête de sable ou de poussière caractérisée par de forts vents qui soulèvent des particules du sol, créant un nuage dense pouvant réduire considérablement la visibilité et endommager les équipements. Cette information transmise par le contrôle d'aérodrome est cruciale car elle avertit le pilote d'un phénomène météorologique dangereux imminent qui pourrait affecter la sécurité des opérations au sol et nécessiter des mesures de protection pour l'aéronef.

La leçon : La météo en anglais

Question 110

“Maintain holding point alpha” means that :

  • A you must wait for an alphajet.
  • B you must stay at the holding point marked A.
  • C you have to wait at the airport.
  • D you have to move to the point alpha.
Voir la correction

Bonne réponse : B. you must stay at the holding point marked A.

L'instruction "Maintain holding point alpha" signifie qu'un pilote doit rester immobile à un point d'attente spécifique marqué par la lettre A (Alfa dans l'alphabet aéronautique de l'OACI, écrit alpha dans le sujet), car ces points sont des positions désignées sur les aérodromes où les aéronefs doivent s'arrêter et attendre l'autorisation de la tour de contrôle avant de poursuivre. Cette instruction est essentielle pour maintenir la sécurité et l'ordre dans la circulation au sol des aéronefs, en évitant les incursions sur piste et en permettant une gestion efficace du trafic.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Question 111

Le terme anglais “airship” désigne principalement :

  • A tout type d'aéronef.
  • B les planeurs.
  • C les avions gros porteurs.
  • D les ballons dirigeables.
Voir la correction

Bonne réponse : D. les ballons dirigeables.

Le terme anglais "airship" est composé de "air" (air) et "ship" (navire), désignant spécifiquement un aéronef à enveloppe souple ou rigide remplie de gaz plus léger que l'air et équipé de moteurs permettant de le diriger, contrairement aux ballons ordinaires. Ces véhicules aériens, comme le célèbre Hindenburg, sont appelés "dirigeables" en français car ils peuvent être pilotés dans une direction choisie, ce qui correspond exactement à la définition technique d'un "airship" en anglais.

La leçon : Les types d’aéronefs

Aussi tombée au BIA 2019 et 2024.

Question 112

En anglais, la poussé d’un réacteur se dit :

  • A lift
  • B drag
  • C thrust
  • D pull
Voir la correction

Bonne réponse : C. thrust

En aéronautique, le terme anglais "thrust" désigne précisément la force propulsive générée par un réacteur d'avion, qui pousse l'appareil vers l'avant selon la troisième loi de Newton (action-réaction). Ce terme technique fait partie du vocabulaire essentiel en anglais aéronautique et correspond exactement à ce que nous appelons "la poussée" en français dans le domaine de la propulsion.

La leçon : Les quatre forces du vol

Question 113

En anglais, pour demander la priorité à l’atterrissage, il faut dire :

  • A we request landing quickly.
  • B we request landing priority.
  • C we request to land first.
  • D we request emergency procedure.
Voir la correction

Bonne réponse : B. we request landing priority.

Pour demander la priorité à l'atterrissage, on dit we request landing priority : to request est le verbe de toutes les demandes à la radio (request taxi, request start-up). Les autres tournures ne s'emploient pas : landing quickly ne dit pas ce qu'on demande, to land first est un calque du français, et emergency procedure réclame une procédure, pas une priorité. En cas de vraie urgence, le pilote ne demande pas : il annonce PAN PAN (urgence) ou MAYDAY (détresse), répété trois fois en tête du message.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2019 et 2020.

Question 114

En parlant d’une piste, vous entendez : “snow removal in progress runway 28”. Vous comprenez :

  • A Piste 28 en cours de déneigement.
  • B Progression de la neige piste 28
  • C Il neige sur la piste 28
  • D La piste 28 est parfaitement dégagée
Voir la correction

Bonne réponse : A. Piste 28 en cours de déneigement.

La phrase anglaise "snow removal in progress runway 28" indique une opération de déneigement en cours sur la piste 28, car "snow removal" signifie "déneigement" et "in progress" signifie "en cours". La traduction "Piste 28 en cours de déneigement" est donc correcte car elle reprend fidèlement tous les éléments essentiels du message original dans un ordre adapté à la syntaxe française.

La leçon : La météo en anglais

Question 115

En anglais, le “vent de face” se dit :

  • A headwind
  • B gust
  • C thrust
  • D windshield
Voir la correction

Bonne réponse : A. headwind

En anglais, le terme "headwind" est formé de "head" (tête) et "wind" (vent), désignant littéralement un vent qui vient face à nous, comme s'il frappait notre tête en premier. Cette construction logique reflète l'expérience physique d'un vent qui souffle directement contre la direction dans laquelle on se déplace, créant une résistance à l'avancement.

La leçon : Le vent et la piste

Question 116

Traduire en anglais : “bougies d’allumage du moteur” :

  • A engine candles of ignition
  • B motor fan sparking plugs
  • C ignition motor candles
  • D engine spark plugs
Voir la correction

Bonne réponse : D. engine spark plugs

La traduction "engine spark plugs" est correcte car "spark plugs" est le terme technique précis en anglais pour désigner les bougies d'allumage, ces composants qui créent l'étincelle nécessaire à la combustion du carburant dans un moteur. Le mot "engine" placé avant "spark plugs" joue le rôle d'adjectif en anglais et précise que ces bougies appartiennent au moteur, respectant ainsi l'ordre habituel des mots en anglais où le complément du nom se place avant le nom principal.

La leçon : Le moteur et l’hélice

Aussi tombée au BIA 2020 et 2026 (Asie).

Question 117

The Air Traffic Controler tells you to “Acknowledge”. That means you have to :

  • A answer 'Roger'
  • B answer 'Wilco'
  • C see the edge of the taxiway
  • D readback the clearance
Voir la correction

Bonne réponse : D. readback the clearance

Acknowledge veut dire, en phraséologie de l'OACI, « faites-moi savoir que vous avez reçu et compris ce message ». Le mot seul n'impose pas de tout répéter ; mais quand le message est une autorisation (clearance), la preuve attendue est le collationnement : le pilote en répète les éléments (readback), pour que le contrôleur vérifie qu'ils ont été bien compris. C'est la réponse du corrigé officiel. Roger dit seulement « reçu », wilco « reçu et sera exécuté », et see the edge of the taxiway joue sur la fin du mot, -edge.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Question 118

Le contrôleur vous demande de prendre le cap 090, il dit :

  • A to take a cap 090.
  • B to go to 090.
  • C to set heading 090.
  • D to direct 090.
Voir la correction

Bonne réponse : C. to set heading 090.

Pour demander de prendre le cap 090, la réponse attendue est to set heading 090 : heading est le cap, to set veut dire afficher, régler. En vol, le contrôleur dit le plus souvent fly heading zero nine zero ou turn right heading zero nine zero, le cap en trois chiffres énoncés un par un ; le pilote le suit sur le conservateur de cap ou le compas. To take a cap est un calque du français (cap veut dire « casquette »), et to go to comme to direct ne désignent pas un cap.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Question 119

Pour des parachutistes, le terme anglais “drop zone” signifie :

  • A la zone d’atterrissage.
  • B l'endroit où il ne faut pas se poser.
  • C l'atelier de pliage des parachutages.
  • D la zone de poser de l'avion largueur.
Voir la correction

Bonne réponse : A. la zone d’atterrissage.

Dans la terminologie du parachutisme, "drop zone" (littéralement "zone de largage") désigne spécifiquement l'aire prédéfinie où les parachutistes sont censés atterrir après leur saut, cette zone étant sélectionnée pour sa sécurité et son accessibilité. Cette expression anglaise est utilisée internationalement dans le milieu du parachutisme sportif et militaire pour identifier le point de destination final des parachutistes, ce qui correspond exactement à la notion de "zone d'atterrissage" en français.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Question 120

Un contôleur utilise le terme “affirmative”. Cela signifie :

  • A non
  • B continuez selon les conditions spécifiées
  • C c'est une erreur. Le terme exact est 'affirm'
  • D c'est exact
Voir la correction

Bonne réponse : C. c'est une erreur. Le terme exact est 'affirm'

Le corrigé officiel de 2023 attend c : dans la phraséologie de l'OACI, le mot pour dire oui est affirm, et affirmative n'en fait pas partie, parce que sa fin, hachée par la radio, se confond avec negative. La proposition d (c'est exact) donne pourtant le sens du mot, qu'on entend encore, notamment aux États-Unis où il est d'usage officiel ; mais l'examen testait ici la forme officielle. Non se dit negative, et « continuez selon les conditions spécifiées » ne correspond à aucun de ces mots.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

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Les questions de ce sujet s'expliquent dans ces leçons.

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