AeroJeune Academy

Toutes les annales du BIA

Sujet du BIA 2019, corrigé et expliqué

Les 120 questions du sujet, dans l'ordre de l'épreuve : 20 par matière.

Pour chaque question : la bonne réponse, son explication et la leçon qui y répond. Choisis ta réponse avant d'ouvrir la correction.

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Météorologie et aérologie

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Question 1

Le phénomène observé est :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A la gelée blanche.
  • B la rosée.
  • C le brouillard.
  • D la bruine.
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Bonne réponse : B. la rosée.

La rosée se forme lorsque l'air chaud et humide entre en contact avec une surface froide, comme l'herbe ou les feuilles pendant la nuit, provoquant la condensation de la vapeur d'eau en gouttelettes liquides. Ce phénomène de changement d'état de la vapeur d'eau (gaz) en eau liquide se produit quand la température de l'air descend jusqu'au point de rosée, température à laquelle l'air devient saturé en humidité.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 2

Il est possible de conclure que, au cours de cette nuit, au voisinage du sol :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A le taux d'humidité relative a atteint 100%.
  • B la température est passée en dessous de 0°C.
  • C la pression a baissé en dessous de 1013 hPa.
  • D le taux d’humidité relative a atteint 75%.
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Bonne réponse : A. le taux d'humidité relative a atteint 100%.

Lorsque le taux d'humidité relative atteint 100%, l'air est saturé en vapeur d'eau et ne peut plus en contenir davantage, ce qui provoque la condensation sous forme de rosée ou de brouillard au voisinage du sol pendant la nuit. Cette condensation se produit généralement la nuit car la température de l'air diminue, réduisant sa capacité à contenir de la vapeur d'eau jusqu'à atteindre le point de rosée, moment où l'humidité relative devient égale à 100%.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 3

Cette nuit, de la vapeur d'eau a subi un changement d'état qui se nomme :

Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
Encadré de l’énoncé : photographie d’herbe en gros plan et récit d’une arrivée à l’aérodrome un matin de novembre
  • A cristallisation.
  • B évaporation.
  • C condensation.
  • D sublimation.
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Bonne réponse : C. condensation.

La condensation est le changement d'état qui transforme la vapeur d'eau (état gazeux) en eau liquide lorsque la température diminue, comme cela se produit souvent la nuit quand l'air se refroidit. Ce phénomène est visible par exemple sous forme de buée sur les surfaces froides ou de rosée sur les plantes le matin, car la vapeur d'eau présente dans l'air perd de l'énergie et les molécules se rapprochent pour former un liquide.

La leçon : Le givrage : changements d’état et surfusion

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 4

D’une manière générale, lorsque le ballon sonde poursuit son ascension dans la troposphère :

Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
  • A la pression et la température vont diminuer et la densité de l’air va augmenter.
  • B la pression, la température et la densité de l’air vont diminuer.
  • C la pression, la température et la densité de l’air vont augmenter.
  • D la pression va augmenter alors que la température et la densité de l’air vont diminuer.
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Bonne réponse : B. la pression, la température et la densité de l’air vont diminuer.

Lorsqu'un ballon sonde s'élève dans la troposphère, la pression diminue car il y a moins d'air au-dessus qui exerce une force, la température baisse d'environ 6,5 °C par kilomètre d'altitude en atmosphère standard, parce que l'air est chauffé par le sol et que l'air qui monte se détend et se refroidit, et la densité de l'air diminue car les molécules sont plus espacées à cause de la baisse de pression. Ces trois paramètres atmosphériques décroissent donc simultanément avec l'altitude dans cette couche de l'atmosphère.

La leçon : Les couches de l’atmosphère et la tropopause

Question 5

A nos latitudes, le ballon sonde qui a pris la photo se trouve :

Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
  • A dans la stratosphère.
  • B dans la troposphère.
  • C dans la mésosphère.
  • D au niveau de la tropopause.
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Bonne réponse : B. dans la troposphère.

La photo indique une altitude de 4 000 m. Or, à nos latitudes, la troposphère, la couche la plus basse de l'atmosphère, s'étend du sol jusque vers 11 km. À 4 000 m, le ballon est donc dans la troposphère. Il la traversera entièrement en poursuivant son ascension, car un ballon-sonde monte souvent au-delà de 30 km, dans la stratosphère.

La leçon : Les couches de l’atmosphère et la tropopause

Question 6

Dans les conditions de l’atmosphère standard, 1000 m au-dessus du ballon (à 5000 m), il faut s’attendre à :

Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
  • A une température de l’ordre de -7°C.
  • B une température de l’ordre de +6°C.
  • C une température de l’ordre de 0°C.
  • D une température de l’ordre de -20°C.
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Bonne réponse : A. une température de l’ordre de -7°C.

Le ballon mesure −1 °C à 4 000 m. En appliquant à partir de là le gradient de l’atmosphère standard, −6,5 °C par 1 000 m, on attend environ −1 − 6,5 ≈ −7 °C à 5 000 m. C’est bien le gradient standard qu’on applique, et non la température standard, qui vaudrait −17,5 °C à 5 000 m : ce jour-là, l’air est plus chaud que l’atmosphère standard.

La leçon : L’atmosphère standard (ISA)

Question 7

A 4000 m, le capteur du ballon sonde relève une température de -1°C. Nous en concluons que l’atmosphère à 4000 m est :

Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
Encadré de l’énoncé : photographie du sol prise par un ballon-sonde, annotée de l’altitude et de la température relevées
  • A plus froide que l’atmosphère standard.
  • B conforme à l’atmosphère standard.
  • C plus chaude que l’atmosphère standard.
  • D plus riche en dioxygène qu’au niveau du sol.
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Bonne réponse : C. plus chaude que l’atmosphère standard.

Dans l'atmosphère standard, la température diminue d'environ 6,5°C par kilomètre d'altitude, ce qui signifie qu'à 4000 m, on devrait mesurer environ -11°C (en partant de 15°C au niveau de la mer). Puisque le ballon-sonde a relevé une température de -1°C à cette altitude, l'atmosphère est plus chaude que les conditions standard, car -1°C est supérieur à la valeur attendue de -11°C.

La leçon : L’atmosphère standard (ISA)

Question 8

En zoomant cette partie de la carte, on identifie la présence d’un :

Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec le front à identifier
Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec le front à identifier
  • A front chaud.
  • B front occlus.
  • C front froid.
  • D front stationnaire.
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Bonne réponse : C. front froid.

Un front froid est identifiable sur une carte météorologique par une ligne avec des triangles bleus qui marque la limite où une masse d'air froid vient pousser et soulever une masse d'air chaud. Ce phénomène provoque généralement des précipitations et une baisse rapide des températures lorsque le front passe, ce qui est caractéristique des perturbations atmosphériques que l'on étudie en météorologie.

La leçon : Les fronts

Question 9

Un front froid :

  • A avance plus vite qu’un front chaud.
  • B avance à la même vitesse qu’un front chaud.
  • C avance moins vite qu’un front chaud.
  • D ne se déplace pas.
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Bonne réponse : A. avance plus vite qu’un front chaud.

Un front froid avance plus vite qu'un front chaud car l'air froid, plus dense et plus lourd, pousse avec plus de force sous l'air chaud, créant un soulèvement rapide et brutal. Cette différence de densité permet au front froid de se déplacer à une vitesse moyenne de 35 à 50 km/h, tandis que le front chaud, où l'air chaud glisse plus lentement au-dessus de l'air froid, ne progresse généralement qu'à 25-30 km/h.

La leçon : Les fronts

Question 10

En zoomant cette partie de la carte, la flèche représente :

Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec une flèche verte et deux repères X et Y
Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec une flèche verte et deux repères X et Y
  • A le sens de déplacement d’une perturbation.
  • B le sens d’un jet stream.
  • C la position d’un front froid.
  • D la position d’un front chaud.
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Bonne réponse : B. le sens d’un jet stream.

La flèche représente un jet stream (courant-jet) : sur une carte de temps significatif, ce vent très fort d’altitude est tracé en grande flèche verte qui indique son sens, avec son niveau de vol (ici FL380) et sa vitesse. Sous nos latitudes, il souffle en général d’ouest en est en ondulant : sur cette carte, il remonte vers le nord-nord-est.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Question 11

L’avion commercial qui effectue le trajet de X vers Y au FL 380 devra prévoir :

Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec une flèche verte et deux repères X et Y
Extrait zoomé d’une carte TEMSI, avec une flèche verte et deux repères X et Y
  • A plus de carburant que pour le trajet de Y vers X.
  • B moins de carburant que pour le trajet de Y vers X.
  • C la même quantité de carburant.
  • D n’a pas à calculer sa quantité de carburant.
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Bonne réponse : B. moins de carburant que pour le trajet de Y vers X.

Sur la carte, la flèche du jet stream va de X vers Y. Au FL380, l’avion qui va de X vers Y a donc ce vent très fort dans le dos : sa vitesse sol augmente, le vol dure moins longtemps et consomme moins de carburant qu’au retour, de Y vers X, face au jet.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Question 12

Sur une carte TEMSI, parmi les 4 symboles ci-dessous, lequel n’est pas l’annonce d’un phénomène dangereux ?

Tableau de quatre symboles de carte TEMSI, repérés a, b, c et d
Tableau de quatre symboles de carte TEMSI, repérés a, b, c et d
  • A .
  • B .
  • C .
  • D .
Voir la correction

Bonne réponse : A. .

Le Cumulonimbus (CB) est le nuage le plus dangereux en aéronautique : il rassemble à lui seul tous les dangers, notamment le givrage (symbole c) et l’orage (symbole d). À l’inverse, l’isotherme 0°C au FL180 (symbole a) ne présente aucun danger pour l’aéronautique : c’est une information météorologique standard. La bonne réponse est donc a).

La leçon : TEMSI Europe : niveaux de vol et heures UTC

Question 13

A l’aide de la carte ci-dessus, il est possible d’affirmer qu’il y a sur la Normandie :

Carte Météo-France du vent à 10 m pour le 8 juillet 2004 à 14 h, sur la France et ses abords
Carte Météo-France du vent à 10 m pour le 8 juillet 2004 à 14 h, sur la France et ses abords
  • A un anticyclone.
  • B un thalweg.
  • C un marais barométrique.
  • D une dépression.
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Bonne réponse : D. une dépression.

La carte montre des isobares (lignes d’égale pression) fermées, en cercles concentriques dont les valeurs diminuent vers un centre situé dans la Manche, entre la Bretagne et le Cotentin, et des vents qui tournent autour de ce centre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : la Normandie est sous l’influence d’une dépression. L’air y monte en se refroidissant, ce qui favorise nuages et précipitations.

La leçon : Les cartes de vent et de température (WINTEM)

Question 14

Les courbes fermées représentent :

Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
  • A les lignes d’égale température.
  • B les lignes d’égale pression.
  • C les lignes d’égale humidité.
  • D les lignes d’égal ensoleillement.
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Bonne réponse : B. les lignes d’égale pression.

Les courbes fermées sur une carte météorologique représentent les isobares, c'est-à-dire les lignes qui relient tous les points ayant la même pression atmosphérique. Ces lignes d'égale pression permettent de visualiser les zones de haute pression (anticyclones) et de basse pression (dépressions), ce qui est essentiel pour comprendre et prévoir les mouvements des masses d'air et donc les conditions météorologiques.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Question 15

L’anticyclone est situé dans la zone :

Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
  • A 1.
  • B 3.
  • C 2.
  • D 4.
Voir la correction

Bonne réponse : C. 2.

L'anticyclone correspond à une zone de haute pression atmosphérique où l'air descend, se comprime et s'assèche, ce qui explique généralement un temps ensoleillé et stable. Sur une carte météorologique, les anticyclones sont représentés par la zone 2 qui montre des isobares fermées avec des valeurs de pression élevées (supérieures à 1015 hPa), contrairement aux dépressions qui présentent des pressions plus basses.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Question 16

Sur la carte des isobares, la dépression est caractérisée par :

Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
  • A des isobares fermées dont les valeurs de pression augmentent du centre vers l’extérieur.
  • B des isobares espacées et mal organisées.
  • C un axe de hautes pressions.
  • D des isobares fermées dont les valeurs de pression augmentent vers l’intérieur.
Voir la correction

Bonne réponse : A. des isobares fermées dont les valeurs de pression augmentent du centre vers l’extérieur.

Une dépression est une zone où la pression atmosphérique est plus basse que dans les régions environnantes, ce qui se traduit sur une carte météorologique par des lignes isobares fermées (formant des cercles ou des ovales) autour du centre de la dépression. Les valeurs de pression augmentent du centre vers l'extérieur car le point de pression minimale se trouve au cœur de la dépression, puis la pression remonte progressivement à mesure qu'on s'éloigne de ce centre.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 17

Lorsque les isobares sont très serrées :

Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
  • A les vents sont de faible intensité.
  • B les vents sont de forte intensité.
  • C les vents sont perpendiculaires aux isobares.
  • D l’intensité des vents est indépendante de la position relative des isobares.
Voir la correction

Bonne réponse : B. les vents sont de forte intensité.

Les isobares très serrées indiquent un fort gradient de pression atmosphérique sur une courte distance, ce qui génère des vents plus rapides car l'air se déplace toujours des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Plus la différence de pression est importante sur une distance réduite, plus l'air se déplace rapidement pour équilibrer cette différence, créant ainsi des vents de forte intensité.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2026 et 2026 (Asie).

Question 18

Le pilote qui va de 1 vers 2 aura :

Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
Carte Météo-France du 15 décembre 2016 à 12 h UTC sur l’Atlantique nord et l’Europe, quatre zones numérotées de 1 à 4
  • A du vent de face.
  • B du vent de dos.
  • C une dérive vers la gauche.
  • D une dérive vers la droite.
Voir la correction

Bonne réponse : C. une dérive vers la gauche.

Le point 1 est une dépression, le point 2 un anticyclone. Entre les deux, le vent suit les isobares en laissant la dépression à sa gauche (règle de Buys-Ballot, hémisphère nord). Ici il souffle donc à peu près d'ouest. Un avion qui va de 1 vers 2, vers le sud, reçoit ce vent par la droite, et le vent le déporte vers la gauche. C'est une dérive gauche, comme chaque fois qu'on vole d'une dépression vers un anticyclone.

La leçon : Le vent : origine et rotation

Question 19

Lorsqu’il va décoller, le pilote peut s’attendre à :

Énoncé : étude d’un message ATIS, avec la retranscription d’un extrait de celui de Montpellier
Énoncé : étude d’un message ATIS, avec la retranscription d’un extrait de celui de Montpellier
  • A du vent de face.
  • B du vent de dos.
  • C du vent de travers droit.
  • D une absence de vent.
Voir la correction

Bonne réponse : A. du vent de face.

Les pistes en service sont les 12, orientées vers 120° environ, et le vent vient du 110° pour 10 kt : il souffle presque dans l’axe de la piste, 10° seulement à gauche. Au décollage, l’avion l’aura donc de face, ce qui raccourcit la course au décollage. Aucun vent de travers notable, ni vent de dos.

La leçon : Le vent : origine et rotation

Question 20

La température et le point de rosée fournis par l’ATIS permettent au pilote d’en conclure que :

Énoncé : étude d’un message ATIS, avec la retranscription d’un extrait de celui de Montpellier
Énoncé : étude d’un message ATIS, avec la retranscription d’un extrait de celui de Montpellier
  • A l’air est sec car la température et le point de rosée sont très proches.
  • B l’air est proche de la saturation car les deux températures sont très proches.
  • C l’air ne sera pas saturé en-dessous de 5000 pieds.
  • D le message ATIS ne me donne pas d’information sur l’humidité ambiante.
Voir la correction

Bonne réponse : B. l’air est proche de la saturation car les deux températures sont très proches.

Lorsque la température de l'air et le point de rosée sont très proches, cela signifie que l'air contient presque toute la vapeur d'eau qu'il peut retenir à cette température. Le point de rosée est la température à laquelle l'air doit être refroidi pour que la vapeur d'eau commence à se condenser, donc quand il est proche de la température actuelle, l'air est presque saturé en humidité.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Aérodynamique et principes du vol

S'entraîner sur cette matière

Question 21

La résistance de l’air sur un corps :

  • A dépend de la surface du corps.
  • B s’exprime en kilogrammes.
  • C ne dépend pas de la surface du corps.
  • D est proportionnelle au carré de la surface du corps.
Voir la correction

Bonne réponse : A. dépend de la surface du corps.

La résistance de l'air sur un corps dépend de sa surface car plus cette surface est grande, plus l'air rencontre d'obstacles lors du déplacement du corps. En effet, lorsqu'un objet se déplace dans l'air, les molécules d'air entrent en collision avec sa surface frontale, créant une force qui s'oppose au mouvement, et cette force augmente proportionnellement à la surface exposée.

La leçon : Expression de la résistance de l’air

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 22

En montée rectiligne uniforme, la portance est :

  • A inférieure au poids.
  • B égale à la traînée.
  • C supérieure au poids.
  • D égale au poids.
Voir la correction

Bonne réponse : A. inférieure au poids.

En montée rectiligne à vitesse constante, l'avion suit une trajectoire ascendante. Le vecteur portance est perpendiculaire au vent relatif (donc à la trajectoire de l'avion), tandis que le vecteur poids reste vertical. Le vecteur poids se décompose alors en deux composantes : une grande composante parallèle à la portance et de sens opposé, et une petite composante parallèle à la traînée. La portance ne compense que la grande composante du poids, pas le poids total : la portance est donc inférieure au poids. L'avion vole en mouvement rectiligne uniforme car l'ensemble des forces s'équilibre, notamment grâce à la traction de l'hélice (gaz) qui compense la traînée et la petite composante du poids.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 23

Le décrochage se produit toujours :

  • A à la même incidence.
  • B à la même inclinaison.
  • C à la même vitesse.
  • D en cas de panne moteur.
Voir la correction

Bonne réponse : A. à la même incidence.

Le décrochage d'un avion se produit toujours à la même incidence critique car il correspond à l'angle précis où l'écoulement de l'air ne peut plus suivre la surface de l'aile et se détache, provoquant une perte brutale de portance. Cette incidence critique est une caractéristique aérodynamique propre à chaque profil d'aile, indépendante de la vitesse ou du poids de l'avion, ce qui explique pourquoi elle reste constante pour un même appareil.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 24

Sur le profil d’aile ci-dessous, l’intrados est représenté par la lettre :

Profil d’aile, quatre lettres A, B, C et D placées autour de son contour
Profil d’aile, quatre lettres A, B, C et D placées autour de son contour
  • A A.
  • B B.
  • C C.
  • D D.
Voir la correction

Bonne réponse : D. D.

L'intrados d'une aile d'avion correspond à sa face inférieure, qui est généralement plus plate ou concave, tandis que l'extrados est la face supérieure plus bombée. Sur le schéma, la lettre D indique bien cette partie inférieure de l'aile qui, en vol, est soumise à une pression plus élevée que l'extrados, contribuant à la portance de l'avion.

La leçon : Le profil d’aile : vocabulaire et effet Venturi

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 25

Pour orienter l’avion autour de l’axe de tangage, il faut un déplacement :

  • A de la gouverne de profondeur, commandée par le palonnier.
  • B de la gouverne de profondeur, commandée par le manche.
  • C des ailerons, commandés par le manche.
  • D des ailerons, commandés par le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : B. de la gouverne de profondeur, commandée par le manche.

La gouverne de profondeur est une surface mobile située sur l'empennage horizontal à l'arrière de l'avion qui, lorsqu'elle est actionnée par le manche du pilote, modifie la portance à cet endroit. Ce changement de portance crée un moment de force qui fait pivoter l'avion autour de son axe de tangage (axe transversal), permettant ainsi à l'appareil de monter ou de descendre.

La leçon : L’axe de tangage, la profondeur

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 26

La distance de roulage nécessaire au décollage diminue lorsque :

  • A l’altitude augmente.
  • B la température augmente.
  • C la composante de vent arrière augmente.
  • D la température diminue.
Voir la correction

Bonne réponse : D. la température diminue.

Lorsque la température diminue, l'air devient plus dense, ce qui permet aux ailes de l'avion de générer plus de portance pour une même vitesse. Cette densité accrue de l'air froid améliore les performances aérodynamiques de l'appareil, lui permettant de décoller plus rapidement et donc de nécessiter une distance de roulage plus courte.

La leçon : Le décollage et l’atterrissage

Aussi tombée au BIA 2024.

Question 27

La corde d’un profil de l’aile est le segment qui joint :

  • A l’emplanture à l’extrémité de l’aile.
  • B les deux extrémités de l’aile.
  • C le bord d’attaque au bord de fuite.
  • D la partie la plus large entre l’intrados et l’extrados.
Voir la correction

Bonne réponse : C. le bord d’attaque au bord de fuite.

La corde d'un profil d'aile est définie comme la ligne droite qui relie le point le plus avant de l'aile (bord d'attaque) au point le plus arrière (bord de fuite). Cette ligne imaginaire sert de référence pour mesurer l'épaisseur de l'aile et calculer l'angle d'incidence, ce qui est essentiel pour comprendre les forces aérodynamiques qui permettent à l'avion de voler.

La leçon : Le profil d’aile : vocabulaire et effet Venturi

Question 28

La force de portance d’une aile est toujours perpendiculaire à :

  • A la direction du vent relatif.
  • B l’horizontale.
  • C la corde du profil.
  • D l’axe longitudinal de l’appareil.
Voir la correction

Bonne réponse : A. la direction du vent relatif.

La force de portance est perpendiculaire à la direction du vent relatif car elle résulte de la différence de pression entre le dessus et le dessous de l'aile, créée par l'écoulement de l'air autour du profil. Cette force s'exerce toujours à 90° par rapport à la direction dans laquelle l'air circule autour de l'aile (le vent relatif), conformément aux principes de l'aérodynamique et à la troisième loi de Newton.

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Question 29

En soufflerie, si on multiplie par 3 la vitesse du vent relatif, la valeur de la portance est :

  • A multipliée par 3.
  • B multipliée par 9.
  • C multipliée par 6.
  • D multipliée par 12.
Voir la correction

Bonne réponse : B. multipliée par 9.

La portance est proportionnelle au carré de la vitesse du vent relatif selon la formule F = 1/2 × ρ × S × Cz × V², où V est la vitesse. Ainsi, lorsqu'on multiplie la vitesse par 3, la portance est multipliée par 3² = 9, car c'est le facteur V² qui est affecté dans la formule.

La leçon : Mesurer en soufflerie

Aussi tombée au BIA 2025 et 2025 (Asie).

Question 30

Lorsqu’un aéronef est centré avant :

  • A sa stabilité augmente.
  • B sa maniabilité augmente.
  • C sa maniabilité et sa stabilité ne sont pas modifiées.
  • D sa stabilité diminue.
Voir la correction

Bonne réponse : A. sa stabilité augmente.

Centré avant, l'avion a son centre de gravité plus loin devant le foyer : la marge statique augmente. Quand une rafale modifie l'incidence, la variation de portance s'applique au foyer, derrière le centre de gravité, et crée un moment qui ramène l'avion à son incidence d'équilibre. Plus ce bras de levier est long, plus le rappel est fort : la stabilité augmente, au prix d'une maniabilité moindre.

La leçon : Le centrage de l’avion

Aussi tombée au BIA 2025, 2025 (Asie) et 2026.

Question 31

En phase de décollage, le pilote sort les volets hypersustentateurs, l’effet sera :

  • A d’augmenter la distance de décollage.
  • B d’augmenter la portance.
  • C d’augmenter la vitesse.
  • D de diminuer la portance.
Voir la correction

Bonne réponse : B. d’augmenter la portance.

Les volets hypersustentateurs, lorsqu'ils sont déployés, modifient la forme de l'aile en augmentant sa courbure et sa surface, ce qui permet à l'air de créer une force de portance plus importante sur l'avion. Cette augmentation de portance est essentielle au décollage car elle permet à l'avion de s'élever dans les airs à une vitesse plus faible, réduisant ainsi la distance nécessaire pour quitter le sol.

La leçon : Les volets et les dimensions de l’aile

Question 32

La bonne association légende-croquis est :

Tableau associant quatre croquis de profil d’aile à quatre légendes, repérés de a à d
Tableau associant quatre croquis de profil d’aile à quatre légendes, repérés de a à d
  • A profil en lisse
  • B profil avec volet braqué
  • C profil avec bec sorti
  • D profil avec Fowler sorti
Voir la correction

Bonne réponse : A. profil en lisse

La seule association correcte est la ligne a) : son croquis montre un profil sans aucun dispositif sorti, c'est bien un « profil en lisse ». Sur la ligne b), le croquis montre un bec sorti au bord d'attaque, et non un volet ; sur la ligne c), un volet braqué au bord de fuite, et non un bec ; sur la ligne d), un profil lisse, sans Fowler sorti. La bonne réponse est donc a).

La leçon : Les volets et les dimensions de l’aile

Question 33

Un avion vole initialement à vitesse et altitude constantes. Sans agir sur le manche, le pilote augmente la puissance à l’aide de la manette des gaz. Cette action entraîne :

  • A uniquement une augmentation de vitesse.
  • B une augmentation d’altitude.
  • C une diminution d’altitude.
  • D une augmentation de vitesse ou bien d’altitude, cela dépend du vent.
Voir la correction

Bonne réponse : B. une augmentation d’altitude.

Sans action sur le manche, l'avion garde à peu près la même incidence, donc à peu près la même vitesse. La puissance supplémentaire ne sert donc pas à accélérer durablement : l'excès de traction fait passer l'avion en montée, à la même vitesse qu'avant. Retiens ce principe de pilotage : à incidence constante, la manette des gaz commande la montée ou la descente, et le manche règle la vitesse. Le vent ne change rien à ce raisonnement, puisque l'avion se déplace avec la masse d'air.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Question 34

La finesse maximale permet de :

  • A rester en l’air le plus longtemps possible.
  • B voler le plus vite possible.
  • C parcourir la plus grande distance possible.
  • D décoller le plus court possible.
Voir la correction

Bonne réponse : C. parcourir la plus grande distance possible.

La finesse maximale d'un aéronef correspond au rapport optimal entre la portance et la traînée, permettant ainsi d'utiliser l'énergie de manière la plus efficace possible. Lorsqu'un planeur ou un avion vole à sa finesse maximale, il peut parcourir la plus grande distance horizontale pour une perte d'altitude donnée, ce qui explique pourquoi cette configuration permet de parcourir la plus grande distance possible avec l'énergie disponible.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Question 35

Le facteur ayant une influence sur la position du centre de gravité d’un aéronef est :

  • A la vitesse.
  • B l’inclinaison.
  • C la trajectoire.
  • D le niveau de carburant dans les réservoirs.
Voir la correction

Bonne réponse : D. le niveau de carburant dans les réservoirs.

Le niveau de carburant influence la position du centre de gravité d'un aéronef car le carburant représente une masse importante qui se déplace ou diminue pendant le vol. Lorsque le carburant est consommé ou se déplace entre différents réservoirs, la répartition des masses dans l'avion change, ce qui modifie directement la position du centre de gravité et peut affecter la stabilité et le comportement de l'appareil en vol.

La leçon : Le centrage de l’avion

Question 36

Lors d’un virage à 60° d’inclinaison, à altitude constante, le poids apparent est :

  • A égal au poids réel.
  • B égal à 2 fois le poids réel.
  • C égal à 1,15 fois le poids réel.
  • D inférieur au poids réel.
Voir la correction

Bonne réponse : B. égal à 2 fois le poids réel.

Lors d'un virage incliné à 60°, l'avion doit générer une force centripète pour maintenir sa trajectoire circulaire, ce qui augmente la force ressentie par le pilote. À cette inclinaison précise, les lois de la physique montrent que le rapport entre le poids apparent et le poids réel est exactement égal à 2, car la portance nécessaire pour maintenir l'altitude constante tout en créant la force centripète requise double la force totale ressentie.

La leçon : Le facteur de charge selon la phase de vol

Question 37

La traînée induite est une conséquence de :

  • A l’interaction du fuselage et de l’aile.
  • B la rotation de l’hélice.
  • C la différence de pression entre l’intrados et l’extrados.
  • D l’usage d’un train fixe.
Voir la correction

Bonne réponse : C. la différence de pression entre l’intrados et l’extrados.

La traînée induite est créée par les tourbillons d'air qui se forment aux extrémités des ailes, résultant directement de la différence de pression entre l'intrados (dessous de l'aile, haute pression) et l'extrados (dessus de l'aile, basse pression). Cette différence de pression, qui génère la portance, provoque également un écoulement d'air depuis l'intrados vers l'extrados en contournant le bout d'aile, créant ces tourbillons marginaux qui augmentent la résistance à l'avancement de l'avion.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Aussi tombée au BIA 2024, 2025, 2025 (Asie) et 2026.

Question 38

Sur la polaire ci-dessous, le point correspondant à la portance maximale est le point :

Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
  • A A.
  • B B.
  • C C.
  • D D.
Voir la correction

Bonne réponse : C. C.

La portance maximale correspond au point où le coefficient de portance (Cz) atteint sa valeur la plus élevée sur la polaire, ce qui se traduit par le point le plus haut sur la courbe. Le point C est situé au sommet de la courbe polaire, indiquant ainsi la valeur maximale du coefficient de portance que peut générer le profil aérodynamique avant que l'écoulement de l'air ne se dégrade.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Question 39

Pour un satellite, l’orbite géostationnaire permet :

  • A de scanner le plus de surface possible du globe.
  • B de rester au-dessus d’un point donné de la surface du globe.
  • C d’effectuer plusieurs révolutions de la Terre en 24 heures.
  • D d’entrer dans l’atmosphère.
Voir la correction

Bonne réponse : B. de rester au-dessus d’un point donné de la surface du globe.

Un satellite géostationnaire tourne autour de la Terre dans le même sens et dans le même temps qu'elle tourne sur elle-même : vu du sol, il paraît immobile et reste au-dessus du même point du globe. Ce n'est possible qu'au-dessus de l'équateur, à environ 36 000 km d'altitude, où la période de révolution vaut 23 h 56 min, la durée d'un tour de la Terre sur elle-même, qu'on arrondit souvent à 24 heures.

La leçon : Les orbites des satellites

Question 40

L’assistance gravitationnelle :

  • A permet le retour du lanceur sur Terre.
  • B est une ligne téléphonique entre l’ISS et la Terre en cas de besoin d’assistance.
  • C est utilisée comme « moteur » afin d’accélérer les sondes lors de leurs voyages interstellaires.
  • D est un propulseur.
Voir la correction

Bonne réponse : C. est utilisée comme « moteur » afin d’accélérer les sondes lors de leurs voyages interstellaires.

L'assistance gravitationnelle utilise la force de gravité et le mouvement d'une planète pour augmenter la vitesse d'une sonde spatiale, comme un lance-pierre cosmique. Lorsque la sonde passe près d'une planète en mouvement, elle "vole" une petite partie de l'énergie cinétique de la planète, ce qui lui permet d'accélérer sans consommer de carburant et d'atteindre ainsi des destinations lointaines plus rapidement.

La leçon : Manœuvres spatiales et sondes

Aussi tombée au BIA 2025, 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Étude des aéronefs et engins spatiaux

S'entraîner sur cette matière

Question 41

Un satellite qui tourne autour de la Terre exactement en 24 heures, placé à une altitude de 36000 km et qui reste toujours au-dessus du même lieu s’appelle :

  • A un satellite espion.
  • B un satellite GPS.
  • C un satellite quantique.
  • D un satellite géostationnaire.
Voir la correction

Bonne réponse : D. un satellite géostationnaire.

Un satellite géostationnaire tourne autour de la Terre, au-dessus de l'équateur et à environ 36 000 km d'altitude, dans le même temps que la Terre tourne sur elle-même : 23 h 56 min, que l'énoncé arrondit à 24 heures. Il paraît ainsi immobile dans le ciel, ce qui est très utile pour les télécommunications et la météorologie : les antennes au sol peuvent rester pointées dans une direction fixe.

La leçon : Les orbites des satellites

Question 42

La soupape qui permet l’évacuation de l’air chaud pour faire descendre un ballon est placée :

  • A sur la première couronne.
  • B sur la deuxième couronne.
  • C à la base de l’enveloppe.
  • D au sommet de l’enveloppe.
Voir la correction

Bonne réponse : D. au sommet de l’enveloppe.

La soupape est placée au sommet de l'enveloppe car l'air chaud, étant moins dense que l'air froid, monte naturellement vers le haut du ballon selon le principe de la poussée d'Archimède. Cette position stratégique permet donc de libérer efficacement l'air chaud lorsqu'on souhaite faire descendre le ballon, puisqu'on évacue directement la partie la plus chaude et la plus légère du gaz contenu dans l'enveloppe.

La leçon : L’aérostation, ballons et dirigeables

Question 43

Sur un parapente, la liaison entre les élévateurs et l’aile est assurée par :

  • A des ficelles.
  • B des suspentes.
  • C des lignes.
  • D des cordelettes.
Voir la correction

Bonne réponse : B. des suspentes.

La réponse "des suspentes" est correcte car ces cordages fins et résistants relient physiquement les élévateurs (situés au niveau du harnais du pilote) à la voile du parapente, transmettant ainsi les forces aérodynamiques de l'aile au pilote. Ces suspentes sont essentielles au fonctionnement du parapente car elles permettent de maintenir la forme de l'aile en vol tout en assurant le contrôle directionnel lorsque le pilote manipule les commandes.

La leçon : Les aérodynes non motorisés

Aussi tombée au BIA 2025 et 2025 (Asie).

Question 44

Sur le schéma ci-contre, les lettres correspondant aux différents éléments sont :

Schéma en coupe d’un cylindre de moteur à pistons, quatre éléments repérés A, B, C et D, avec le PMH et le PMB
Schéma en coupe d’un cylindre de moteur à pistons, quatre éléments repérés A, B, C et D, avec le PMH et le PMB
  • A A.piston B.soupape C.bielle D.bougie.
  • B A.bielle B.piston C.soupape D.bougie.
  • C A.piston B.soupape C.bougie D.bielle.
  • D A.bougie B.soupape C.soupape D.bielle.
Voir la correction

Bonne réponse : A. A.piston B.soupape C.bielle D.bougie.

Le piston (A) est la pièce mobile qui monte et descend dans le cylindre. Les soupapes (B) sont au nombre de deux : la soupape d'admission laisse entrer le mélange air-carburant, et la soupape d'échappement évacue les gaz brûlés. La bielle (C) relie le piston au vilebrequin pour transformer son mouvement vertical en rotation. La bougie (D) produit l'étincelle qui enflamme le mélange. Ce moteur fonctionne en 4 temps (admission, compression, explosion-détente, échappement) mais un seul de ces temps, l'explosion-détente, produit l'énergie : c'est le temps moteur.

La leçon : Le moteur à pistons : les pièces et leur disposition

Question 45

Sur le schéma précédent, le piston descend du point mort haut vers le point mort bas. Le temps moteur correspondant est :

Schéma en coupe d’un cylindre de moteur à pistons, quatre éléments repérés A, B, C et D, avec le PMH et le PMB
Schéma en coupe d’un cylindre de moteur à pistons, quatre éléments repérés A, B, C et D, avec le PMH et le PMB
  • A l’admission.
  • B la compression.
  • C la détente.
  • D l’échappement.
Voir la correction

Bonne réponse : A. l’admission.

Lors de l'admission, le piston descend du point mort haut vers le point mort bas en créant une dépression qui permet d'aspirer le mélange air-carburant dans la chambre de combustion. Ce premier temps du cycle à quatre temps est essentiel car il prépare le moteur pour la compression, l'explosion et l'échappement qui suivront.

La leçon : Le cycle à quatre temps

Question 46

La chambre de combustion d’un turboréacteur est située :

  • A entre l’entrée d’air et le compresseur.
  • B entre la turbine et la tuyère.
  • C entre le compresseur et la turbine.
  • D dans le canal d’éjection.
Voir la correction

Bonne réponse : C. entre le compresseur et la turbine.

Dans un turboréacteur, l'air est d'abord comprimé par le compresseur pour augmenter sa pression, puis il entre dans la chambre de combustion où il est mélangé au carburant et enflammé, produisant des gaz chauds à haute pression. Ces gaz se détendent ensuite à travers la turbine qui extrait une partie de leur énergie pour faire fonctionner le compresseur, avant d'être éjectés par la tuyère pour créer la poussée.

La leçon : Le turboréacteur à simple flux

Question 47

Lors de la visite prévol, la purge des réservoirs a pour but :

  • A de vidanger le carburant.
  • B d’enlever les bulles d’air présentes dans le circuit carburant.
  • C d’éliminer les impuretés piégées dans les filtres.
  • D de contrôler d’éventuelles traces d’eau présentes dans le réservoir.
Voir la correction

Bonne réponse : D. de contrôler d’éventuelles traces d’eau présentes dans le réservoir.

La purge des réservoirs permet d'évacuer l'eau qui a pu s'accumuler au fond du carburant par condensation ou lors du ravitaillement, car l'eau étant plus dense que l'essence, elle se dépose au fond. Cette vérification est essentielle car la présence d'eau dans le circuit carburant pourrait provoquer des dysfonctionnements du moteur, voire son arrêt en vol, compromettant ainsi la sécurité du vol.

La leçon : Le carburant et le circuit d’alimentation

Question 48

Le dispositif situé à l’emplanture d’aile permettant un meilleur écoulement de l’air est :

  • A le volet.
  • B le winglet.
  • C le karman.
  • D le spoiler.
Voir la correction

Bonne réponse : C. le karman.

Le karman est un dispositif aérodynamique situé à la jonction entre l'aile et le fuselage d'un avion qui réduit la traînée en améliorant l'écoulement de l'air à cet endroit. Cette pièce en forme de carénage permet d'éviter la formation de turbulences à l'emplanture d'aile, ce qui optimise les performances de vol en diminuant la résistance de l'air.

La leçon : Le vocabulaire et la géométrie de l’aile

Question 49

Le profil d’une aile est donné par :

  • A les longerons.
  • B les nervures.
  • C les lisses.
  • D les raidisseurs.
Voir la correction

Bonne réponse : B. les nervures.

Les nervures sont des éléments structurels qui déterminent la forme aérodynamique de l'aile d'un avion, définissant ainsi son profil caractéristique. Elles sont disposées perpendiculairement au longeron principal et donnent à l'aile sa courbure spécifique qui permet de générer la portance nécessaire au vol.

La leçon : La structure de la voilure

Aussi tombée au BIA 2024.

Question 50

L’âme d’une nervure peut être ajourée dans un réservoir carburant pour :

  • A servir de barrière anti-flot.
  • B laisser passer les éléments de commande.
  • C concentrer la masse aux points de torsion importants.
  • D solidifier la nervure afin de garder le profil.
Voir la correction

Bonne réponse : A. servir de barrière anti-flot.

Dans un réservoir intégré à l’aile, les nervures ajourées servent de barrières anti-flot : le carburant passe d’un compartiment à l’autre par les trous, mais lentement, sans pouvoir se précipiter d’un bout à l’autre du réservoir en virage, à l’accélération ou quand l’assiette change. Cela évite un déplacement brutal du centre de gravité et garde le carburant près de la prise qui alimente le moteur. Laisser passer les commandes est un autre rôle des ajours, mais pas dans un réservoir, où il n’y a pas de commandes à faire passer.

La leçon : La structure de la voilure

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 51

Un empennage dit « canard » :

  • A remplace les ailerons.
  • B est situé à l’avant de l’avion.
  • C est synonyme d’un empennage en V.
  • D est situé à l’arrière de l’avion.
Voir la correction

Bonne réponse : B. est situé à l’avant de l’avion.

Un empennage « canard » est un plan horizontal placé à l’avant de l’avion, devant l’aile principale, et non à l’arrière comme un empennage classique. Il n’a rien à voir avec l’empennage en V et ne remplace pas les ailerons : il agit en tangage. Contrairement à un empennage arrière, qui appuie le plus souvent vers le bas, il porte, et il est calculé pour décrocher avant l’aile principale. Le Rafale en est équipé : ses plans canards travaillent avec son aile delta, sous le contrôle de commandes de vol électriques.

La leçon : Les grandes formes d’empennage

Aussi tombée au BIA 2020, 2025 et 2025 (Asie).

Question 52

Un train classique est constitué de :

  • A un train principal et une roulette de queue.
  • B un train principal et une roulette de nez.
  • C un train monotrace et deux balancines.
  • D un diabolo avant et deux roulettes arrière.
Voir la correction

Bonne réponse : A. un train principal et une roulette de queue.

Un train d'atterrissage classique d'avion est composé d'un train principal situé sous les ailes ou le fuselage qui supporte la majorité du poids de l'appareil, et d'une roulette de queue placée à l'arrière qui stabilise l'avion au sol. Cette configuration, appelée "train classique" ou "conventionnel", était très répandue sur les premiers avions et se caractérise par une position inclinée de l'appareil au sol, contrairement aux configurations plus modernes à train tricycle.

La leçon : Le train d’atterrissage : tricycle et classique

Aussi tombée au BIA 2020, 2023 et 2026.

Question 53

Pour un avion en bois et toile moderne :

  • A seules les ailes sont en bois recouvert de toile.
  • B les longerons d'aile sont en bois et les nervures en alliage d'aluminium.
  • C toute la structure est en bois recouvert de toile.
  • D le fuselage est en bois entoilé et l'aile en alliage métallique.
Voir la correction

Bonne réponse : C. toute la structure est en bois recouvert de toile.

Un avion en bois et toile moderne utilise le bois comme matériau principal pour son ossature (longerons, nervures et couples) qui forme la structure porteuse complète de l'appareil, tandis que la toile, généralement en coton ou en matériaux synthétiques modernes, est tendue sur cette armature en bois pour créer les surfaces aérodynamiques. Cette méthode de construction traditionnelle mais toujours utilisée dans certains avions légers modernes permet d'obtenir une structure à la fois légère et résistante, où le bois supporte les contraintes mécaniques et la toile assure l'enveloppe extérieure imperméable et aérodynamique.

La leçon : Les matériaux de la cellule

Aussi tombée au BIA 2020 et 2024.

Question 54

Pour effectuer une rotation autour de l’axe de roulis, le pilote doit :

  • A modifier la profondeur à l’aide du compensateur.
  • B déplacer le manche en avant ou en arrière.
  • C déplacer le manche à gauche ou à droite.
  • D actionner le palonnier.
Voir la correction

Bonne réponse : C. déplacer le manche à gauche ou à droite.

Pour effectuer une rotation autour de l'axe de roulis (qui traverse l'avion de l'avant vers l'arrière), le pilote doit déplacer le manche latéralement, soit à gauche soit à droite, ce qui actionne les ailerons situés sur les ailes. Ce mouvement du manche provoque une inclinaison de l'avion sur le côté, faisant monter une aile et descendre l'autre, créant ainsi le mouvement de roulis qui permet à l'avion de tourner.

La leçon : Les commandes de vol : les trois axes et le manche

Aussi tombée au BIA 2020, 2025 et 2025 (Asie).

Question 55

La gouverne de profondeur de l’avion représenté ci-dessus se lève, cela signifie que :

Dessin d’un avion léger vu de profil, une flèche pointée sur sa gouverne de profondeur
Dessin d’un avion léger vu de profil, une flèche pointée sur sa gouverne de profondeur
  • A le pilote pousse le manche.
  • B le pilote tire sur le manche.
  • C le pilote met le manche à gauche.
  • D le pilote met le manche à droite.
Voir la correction

Bonne réponse : B. le pilote tire sur le manche.

Lorsque le pilote tire sur le manche de l'avion, il actionne un système mécanique qui fait lever la gouverne de profondeur située à l'arrière de l'appareil. Ce mouvement vers le haut de la gouverne crée une force aérodynamique qui pousse la queue de l'avion vers le bas, ce qui fait cabrer (lever) le nez de l'avion et lui permet de monter.

La leçon : Les commandes de vol : les trois axes et le manche

Question 56

En aéromodélisme, un avion d’apprentissage « deux axes » est pilotable sur les axes de :

  • A roulis et lacet.
  • B roulis uniquement.
  • C tangage et roulis.
  • D tangage et lacet.
Voir la correction

Bonne réponse : D. tangage et lacet.

Un avion d’apprentissage « deux axes » classique n’a pas d’ailerons : il se pilote avec la gouverne de profondeur (tangage) et la gouverne de direction (lacet). Pour virer, on met du pied ; le dièdre de l’aile incline alors l’avion de lui-même. C’est la réponse des corrigés officiels de 2019 et de 2025. Attention : pour la même question, le corrigé officiel de 2024 a retenu « tangage et roulis », un autre montage « deux axes » qui existe aussi (profondeur et ailerons).

La leçon : Le palonnier et la transmission des commandes

Aussi tombée au BIA 2025, 2025 (Asie) et 2026.

Question 57

Le grand pas d’une hélice à pas variable est utilisé pour :

  • A le décollage.
  • B l’atterrissage.
  • C le décollage et l’atterrissage.
  • D le vol de croisière.
Voir la correction

Bonne réponse : D. le vol de croisière.

L'hélice à pas variable permet d'ajuster l'angle des pales selon les phases de vol, et le grand pas (angle important) est utilisé en croisière car il offre une meilleure efficacité à vitesse élevée. En effet, en grand pas, l'hélice "mord" davantage l'air, ce qui permet de maintenir une poussée optimale tout en réduisant la consommation de carburant lorsque l'avion vole à vitesse constante sur de longues distances.

La leçon : L’hélice (3/3) : calage fixe et pas variable

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 58

Un altimètre mesure la pression :

  • A statique.
  • B dynamique.
  • C totale.
  • D différentielle.
Voir la correction

Bonne réponse : A. statique.

Un altimètre mesure la pression statique car il détecte les variations de la pression atmosphérique qui diminue avec l'altitude, sans tenir compte des mouvements d'air. Cette pression statique correspond à la force exercée par le poids de la colonne d'air au-dessus de l'instrument, permettant ainsi de déterminer l'altitude de façon fiable.

La leçon : L’altimètre et son calage

Question 59

L’horizon artificiel représenté sur la figure ci-contre indique que l’avion est incliné :

Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
Cadran d’un horizon artificiel, l’indication à lire
  • A à gauche avec une assiette à piquer.
  • B à gauche avec une assiette à cabrer.
  • C à droite avec une assiette à cabrer.
  • D à droite avec une assiette à piquer.
Voir la correction

Bonne réponse : A. à gauche avec une assiette à piquer.

La ligne d'horizon descend vers la droite par rapport à la maquette. L'avion est donc incliné à gauche. La maquette est sous la ligne d'horizon, dans le brun qui représente le sol. Le nez pointe donc vers le bas, c'est une assiette à piquer.

La leçon : Lire l’horizon artificiel

Question 60

La VNE que l’on peut lire sur l’anémomètre correspond à :

  • A la vitesse minimale avec un cran de volet.
  • B la vitesse à ne jamais dépasser.
  • C la vitesse maximale de sortie du train rentrant.
  • D la vitesse d’utilisation avec les volets sortis.
Voir la correction

Bonne réponse : B. la vitesse à ne jamais dépasser.

La VNE (Vitesse à Ne jamais Excéder) indiquée sur l'anémomètre représente la limite maximale de vitesse au-delà de laquelle l'intégrité structurelle de l'aéronef pourrait être compromise. Cette vitesse est déterminée lors de la conception de l'appareil et son dépassement peut entraîner des déformations permanentes ou des ruptures des éléments de la structure de l'avion.

La leçon : L’anémomètre, ou Badin

Histoire et culture de l'aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 81

On attribue aux chinois l’invention d’un engin volant plus lourd que l’air qui est :

  • A la lanterne céleste.
  • B le cerf-volant.
  • C le ballon dirigeable.
  • D le ballon à gaz.
Voir la correction

Bonne réponse : B. le cerf-volant.

Le cerf-volant, inventé en Chine il y a environ 2500 ans, est considéré comme le premier engin volant plus lourd que l'air car, contrairement aux ballons qui flottent grâce à un gaz plus léger que l'air, il utilise les forces aérodynamiques (portance) générées par le vent sur sa surface pour s'élever malgré son poids. Cette invention ingénieuse démontre une première compréhension pratique des principes de vol qui seront plus tard appliqués aux avions, où la forme et l'inclinaison d'une surface peuvent créer une force ascensionnelle suffisante pour contrer la gravité.

La leçon : Des mythes aux premières machines volantes

Aussi tombée au BIA 2020, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 82

Léonard de Vinci a envisagé un modèle de parachute :

  • A composé d’une voilure tournante en plumes d’oiseau.
  • B en forme de « tente » à faces rectangulaires ou triangulaires.
  • C comportant quatre vis d’Archimède.
  • D de forme hémisphérique.
Voir la correction

Bonne réponse : B. en forme de « tente » à faces rectangulaires ou triangulaires.

Léonard de Vinci a conçu un parachute pyramidal avec une base carrée et quatre faces triangulaires, ressemblant effectivement à une tente, comme le montre un dessin des alentours de 1485 conservé dans le Codex Atlanticus, le recueil de ses feuillets. Cette conception géométrique permettait selon lui de ralentir efficacement la chute d'un homme grâce à la résistance de l'air emprisonné sous la structure, un principe aérodynamique remarquable pour son époque.

La leçon : Léonard de Vinci et ses machines volantes

Aussi tombée au BIA 2020, 2024, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 83

La première ascension en ballon gonflé à l’air chaud en 1783 est effectuée par :

  • A Clément Ader.
  • B Charles Lindbergh.
  • C Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.
  • D Gaston Tissandier.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.

Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes sont effectivement les premiers humains à avoir réalisé un vol en ballon à air chaud le 21 novembre 1783 à Paris, dans un aérostat conçu par les frères Montgolfier. Cette ascension historique, qui a duré environ 25 minutes et parcouru près de 9 kilomètres, marque le premier voyage aérien habité de l'histoire, ouvrant ainsi la voie à l'exploration du ciel par l'humanité.

La leçon : Les premiers ballons (1783-1785)

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 84

A la fin du XIXème siècle, le pionnier du vol plané qui est à l’origine de nombreuses expériences en situation réelle est :

  • A Orville Wright.
  • B Wilbur Wright.
  • C Louis Blériot.
  • D Otto Lilienthal.
Voir la correction

Bonne réponse : D. Otto Lilienthal.

Otto Lilienthal, ingénieur allemand, a réalisé plus de 2000 vols planés entre 1891 et 1896 avec des planeurs qu'il avait lui-même conçus, documentant scientifiquement ses expériences. Ses travaux ont permis d'établir les principes fondamentaux de l'aérodynamique et ont directement influencé les frères Wright, ce qui lui vaut d'être considéré comme le "père du vol plané" et une figure pionnière essentielle dans l'histoire de l'aviation.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Aussi tombée au BIA 2020.

Question 85

En 1901 Santos-Dumont effectue une démonstration de navigation aérienne. Son exploit consiste à :

  • A contourner la tour Eiffel en ballon dirigeable.
  • B faire le tour de Paris avec un ballon à air chaud.
  • C parcourir une distance de 10 km contre le vent en ballon dirigeable.
  • D rejoindre son aire d'envol après un vol de 24 heures en ballon à gaz.
Voir la correction

Bonne réponse : A. contourner la tour Eiffel en ballon dirigeable.

En 1901, Alberto Santos-Dumont a réalisé un exploit historique en pilotant son ballon dirigeable n°6 autour de la tour Eiffel, démontrant ainsi la possibilité de contrôler précisément la trajectoire d'un aéronef plus léger que l'air. Cette démonstration était révolutionnaire car, contrairement aux ballons ordinaires qui dérivaient au gré des vents, son dirigeable était équipé d'un moteur et d'un système de gouvernail lui permettant de suivre un itinéraire déterminé, marquant une étape cruciale dans l'histoire de l'aéronautique.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Aussi tombée au BIA 2020 et 2026 (Asie).

Question 86

Le premier modèle d’hydravion autonome décolle de l’étang de Berre en 1910. Il est piloté par :

  • A Gabriel Voisin.
  • B Henri Fabre.
  • C Charles-Alphonse Penaud.
  • D Jean-Marie Lebris.
Voir la correction

Bonne réponse : B. Henri Fabre.

Henri Fabre est reconnu par les historiens de l'aviation comme le premier pilote à avoir réussi le décollage d'un hydravion motorisé capable de voler de façon autonome, exploit qu'il a réalisé le 28 mars 1910 sur l'étang de Berre avec son appareil baptisé "Le Canard". Cette innovation majeure dans l'histoire de l'aéronautique a permis de démontrer la possibilité de décoller et d'amerrir sur l'eau, ouvrant la voie au développement des hydravions modernes.

La leçon : Pionniers et appareils à connaître

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 87

Lors de la Première Guerre mondiale, le Fokker DR1 de l'as allemand Manfred Von Richthofen était :

  • A un monoplan
  • B un biplan
  • C un triplan
  • D un avion à « empennage canard »
Voir la correction

Bonne réponse : C. un triplan

Le Fokker DR1 était un triplan. Cet appareil était l'avion de l'aviateur allemand Manfred von Richthofen, le « Baron Rouge », plus grand as de la Première Guerre mondiale.

La leçon : Les escadrilles et les As de 14-18

Aussi tombée au BIA 2026.

Question 88

Le récit de Pierre Clostermann, as français de la Seconde Guerre mondiale s’intitule :

  • A Terre des hommes.
  • B Le grand cirque.
  • C Vol de nuit.
  • D Le petit prince.
Voir la correction

Bonne réponse : B. Le grand cirque.

Le grand cirque est effectivement le titre du célèbre récit autobiographique de Pierre Clostermann, pilote de chasse français qui a combattu dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet ouvrage publié en 1948, Clostermann raconte ses expériences de combat aérien, le terme cirque faisant référence au jargon des aviateurs pour désigner les combats aériens intenses et chaotiques.

La leçon : Les As de la Seconde Guerre mondiale

Question 89

En 1907, une machine à 2 rotors s’élève de 1,5 mètre marquant ainsi la naissance de l'hélicoptère. Son inventeur s’appelle :

  • A Paul Cornu.
  • B Louis Blériot.
  • C Marcel Dassault.
  • D Pierre Latécoère.
Voir la correction

Bonne réponse : A. Paul Cornu.

Paul Cornu fait s’élever sa machine à deux rotors le 13 novembre 1907, près de Lisieux, pendant une vingtaine de secondes et sans aide au sol : c’est le premier vol libre d’un hélicoptère avec un homme à bord. La hauteur varie selon les sources : environ 30 cm pour ce premier vol selon certaines, 1,5 m selon d’autres, dont l’énoncé ; le carnet de Cornu ne la donne pas, et certains historiens n’y voient qu’un bond au ras du sol. Blériot, Dassault et Latécoère sont des pionniers de l’avion.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 90

Un as de la Première Guerre mondiale a laissé son nom à une manœuvre acrobatique destinée à inverser rapidement la direction du vol. Il s’agit de :

  • A René Fonck.
  • B Georges Guynemer.
  • C Charles Nungesser.
  • D Max Immelmann.
Voir la correction

Bonne réponse : D. Max Immelmann.

Max Immelmann, pilote allemand de la Première Guerre mondiale, a inventé une manœuvre aérienne permettant de retourner rapidement un avion pour changer de direction, technique qui porte désormais son nom. Cette figure acrobatique, connue sous le nom de "retournement d'Immelmann", consiste à effectuer un demi-looping suivi d'un demi-tonneau, permettant ainsi au pilote de se retrouver en vol horizontal mais dans la direction opposée à celle d'origine.

La leçon : La Patrouille de France et la voltige

Aussi tombée au BIA 2025, 2025 (Asie) et 2026 (Asie).

Question 91

Vers 1914, Lawrence Sperry met au point :

  • A le manche à balai.
  • B le train d’atterrissage rentrant.
  • C le siège éjectable.
  • D le premier pilote automatique.
Voir la correction

Bonne réponse : D. le premier pilote automatique.

Lawrence Sperry a inventé le premier pilote automatique en 1914, un système utilisant des gyroscopes pour maintenir automatiquement la stabilité d'un avion sans intervention humaine constante. Cette innovation majeure a permis aux pilotes de voler sur de longues distances avec moins de fatigue et plus de sécurité, en confiant à un mécanisme le maintien de l'altitude et de la direction de l'appareil.

La leçon : Armement et innovations de 14-18

Question 92

Dès novembre 1918, profitant des avancées techniques issues de la Grande Guerre, Pierre Latécoère fonde l’Aéropostale. Elle a pour but de développer des lignes aériennes vers :

  • A les pays nordiques.
  • B l’Afrique et l’Amérique du Sud.
  • C l’Europe de l’Est.
  • D l’Asie.
Voir la correction

Bonne réponse : B. l’Afrique et l’Amérique du Sud.

L’énoncé simplifie : en novembre 1918, Pierre-Georges Latécoère fonde les Lignes aériennes Latécoère, qui ne prennent le nom d’Aéropostale qu’en 1927. Leur but est bien de relier la France à l’Afrique (le Maroc, puis Dakar) et à l’Amérique du Sud (le Brésil, l’Argentine), pour acheminer le courrier plus vite que par bateau : c’est l’une des premières grandes applications civiles de l’avion après la Grande Guerre.

La leçon : L’Aéropostale : Latécoère, Daurat et la Ligne

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 93

Entre les deux guerres, l’aviation de transport connut un formidable essor grâce au DC3 fabriqué par les établissements Douglas (USA). Cet appareil était également désigné :

  • A Super-Constellation.
  • B Comet.
  • C Dakota.
  • D Beechcraft.
Voir la correction

Bonne réponse : C. Dakota.

Le DC-3, produit par Douglas Aircraft Company aux États-Unis, était effectivement surnommé "Dakota" par les Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale, particulièrement dans la Royal Air Force qui l'utilisait comme avion de transport militaire. Ce surnom est devenu populaire internationalement, contribuant à la renommée de cet appareil révolutionnaire qui a transformé l'aviation commerciale entre les deux guerres grâce à sa fiabilité, sa capacité et son autonomie exceptionnelles.

La leçon : Les débuts de l’aviation commerciale

Question 94

Arrivé trop tardivement, le moteur à réaction n’a pu renverser le cours de la Seconde Guerre mondiale. Un chasseur à réaction avait néanmoins été utilisé au combat, il s’agit du :

  • A Me-262 de Messerschmitt.
  • B P51 Mustang de North American.
  • C D-520 de Dewoitine.
  • D Zéro de Mitsubishi.
Voir la correction

Bonne réponse : A. Me-262 de Messerschmitt.

Le Me-262 de Messerschmitt était effectivement le premier avion à réaction utilisé au combat pendant la Seconde Guerre mondiale, déployé par l'Allemagne nazie à partir de 1944. Bien que technologiquement révolutionnaire avec une vitesse bien supérieure aux chasseurs à hélice alliés, son introduction tardive dans le conflit, les problèmes de fiabilité de ses moteurs et sa production limitée n'ont pas permis d'influencer significativement l'issue de la guerre déjà largement défavorable à l'Allemagne.

La leçon : La naissance du réacteur et le Messerschmitt Bf 109

Question 95

Il a développé les premières fusées modernes et a participé au programme de la Nasa, il s’appelait :

  • A Wernher Von Braun.
  • B Konstantin Tsiolkovski.
  • C Eugène Godard.
  • D Octave Chanute.
Voir la correction

Bonne réponse : A. Wernher Von Braun.

Wernher Von Braun était un ingénieur allemand qui a développé les fusées V2 pendant la Seconde Guerre mondiale, puis a été recruté par les États-Unis où il a conçu la fusée Saturn V qui a permis aux astronautes d'Apollo d'atteindre la Lune. Son expertise en propulsion et en conception de fusées a été fondamentale pour le programme spatial américain, faisant de lui une figure centrale du développement des technologies spatiales modernes à la NASA.

La leçon : Les pères de la fusée : Tsiolkovski et von Braun

Question 96

La première mise en orbite par les Soviétiques d’un satellite artificiel dénommé Spoutnik eut lieu en :

  • A 1946.
  • B 1957.
  • C 1965.
  • D 1968.
Voir la correction

Bonne réponse : B. 1957.

La mise en orbite de Spoutnik 1 par l'Union soviétique le 4 octobre 1957 marque le début de l'ère spatiale et représente une étape cruciale dans la course à l'espace pendant la Guerre froide. Cet événement historique a démontré pour la première fois la capacité humaine à placer un objet artificiel en orbite terrestre, provoquant un choc aux États-Unis et accélérant le développement des programmes spatiaux dans le monde entier.

La leçon : La conquête spatiale : les premiers pas soviétiques

Question 97

Le programme final qui a permis à la conquête de la lune par les Américains s'appelle :

  • A Mercury.
  • B Soyouz.
  • C Gemini.
  • D Apollo.
Voir la correction

Bonne réponse : D. Apollo.

Le programme Apollo, lancé par la NASA en 1961, était une série de missions spatiales américaines qui a culminé avec Apollo 11 en juillet 1969, permettant à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de devenir les premiers humains à marcher sur la Lune. Ce programme ambitieux, qui comprenait au total six alunissages réussis entre 1969 et 1972, représente l'aboutissement des efforts technologiques et scientifiques américains dans la course à l'espace contre l'Union soviétique pendant la Guerre froide.

La leçon : De Mercury aux navettes : l’ordre de la conquête spatiale

Question 98

Une mission spatiale américaine a failli connaître un destin tragique par suite d’une explosion accidentelle. Cette mission qui s’est finalement bien terminée est racontée dans le film :

  • A Star Wars (Georges Lucas).
  • B Apollo 13 (Ron Howard).
  • C Les survivants (Franck Marshall).
  • D Le jour le plus long (Darryl Zanuck).
Voir la correction

Bonne réponse : B. Apollo 13 (Ron Howard).

Apollo 13 est la réponse correcte car cette mission spatiale américaine a effectivement subi une explosion dans un réservoir d'oxygène en 1970, mettant en danger la vie des astronautes qui ont dû abandonner leur objectif d'alunir. Le film "Apollo 13" réalisé par Ron Howard en 1995 raconte fidèlement cet incident réel et les efforts extraordinaires des astronautes et du contrôle au sol pour ramener l'équipage sain et sauf sur Terre, transformant un potentiel désastre en ce que la NASA a appelé "un échec réussi".

La leçon : Le programme Apollo : Armstrong, Apollo 1 et Apollo 13

Question 99

En 2016, l'avion Solar Impulse 2 a bouclé le premier tour du monde aérien :

  • A sans consommer de carburant fossile.
  • B sans aucun pilote à bord.
  • C en moins de 80 jours.
  • D en une seule étape.
Voir la correction

Bonne réponse : A. sans consommer de carburant fossile.

Solar Impulse 2 a réalisé ce tour du monde grâce à des panneaux solaires qui convertissent l'énergie lumineuse du soleil en électricité, alimentant ainsi ses moteurs sans utiliser de pétrole, de gaz ou de charbon. Cette prouesse technologique démontre qu'il est possible de voler sur de longues distances en utilisant uniquement des énergies renouvelables, ce qui représente une avancée majeure pour réduire l'impact environnemental de l'aviation.

La leçon : Les avions expérimentaux : repousser les limites

Question 100

Parmi ces fusées, celle qui a inspiré Hergé pour les aventures de Tintin « Objectif lune » et « On a marché sur la lune » est la fusée :

  • A V1.
  • B Ariane.
  • C V2.
  • D Space X.
Voir la correction

Bonne réponse : C. V2.

Hergé s'est inspiré de la fusée V2, développée par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale sous la direction de Wernher von Braun, pour dessiner la fusée dans les albums "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune". Cette fusée, premier missile balistique de l'histoire, a servi de base technologique aux programmes spatiaux d'après-guerre, et sa forme caractéristique à ailettes se retrouve clairement dans les illustrations d'Hergé.

La leçon : Les pères de la fusée : Tsiolkovski et von Braun

Aussi tombée au BIA 2026.

Anglais aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 101

En anglais, le terme employé pour désigner le train d’atterrissage est :

  • A landing system
  • B landing wheels
  • C landing flaps
  • D landing gear
Voir la correction

Bonne réponse : D. landing gear

Le terme "landing gear" est l'expression technique correcte en anglais aéronautique pour désigner l'ensemble des roues, amortisseurs et mécanismes permettant à un avion d'atterrir et de rouler au sol. Cette terminologie est universellement utilisée dans l'industrie aéronautique internationale, "landing" faisant référence à l'action d'atterrir et "gear" désignant l'équipement ou le mécanisme.

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Question 102

Le terme anglais employé pour désigner la gouverne de direction est :

  • A ailerons
  • B flaps
  • C wings
  • D rudder
Voir la correction

Bonne réponse : D. rudder

Le terme "rudder" est le mot anglais technique utilisé dans l'aéronautique et la navigation maritime pour désigner la gouverne de direction, qui est une surface mobile située généralement à l'arrière d'un avion ou d'un bateau. Cette gouverne permet de contrôler le mouvement de lacet (rotation autour de l'axe vertical) en déviant le flux d'air ou d'eau, ce qui fait partie du vocabulaire technique essentiel à connaître dans le domaine des transports.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 103

Le terme anglais employé pour désigner la gouverne de profondeur est :

  • A ailerons
  • B flaps
  • C elevator
  • D gear
Voir la correction

Bonne réponse : C. elevator

En aéronautique, la gouverne de profondeur est une surface mobile située généralement à l'arrière de l'avion qui permet de contrôler son mouvement de tangage (mouvement de haut en bas). Le terme anglais "elevator" désigne précisément cette gouverne car elle permet à l'avion de "s'élever" (to elevate) ou de descendre en modifiant l'inclinaison du nez de l'appareil.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2025, 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 104

En anglais, le terme leading edge désigne :

  • A le bord d’attaque de l’aile
  • B le bord de fuite de l’aile
  • C la dérive
  • D la banderole tractée par l’aéronef
Voir la correction

Bonne réponse : A. le bord d’attaque de l’aile

En aérodynamique, le "leading edge" ou bord d'attaque est la partie avant de l'aile d'un avion qui rencontre l'air en premier lors du vol. Cette terminologie technique anglaise est utilisée internationalement dans l'aviation et l'ingénierie aéronautique pour désigner précisément cette zone critique qui détermine comment l'air va s'écouler autour de l'aile.

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 105

En anglais aéronautique, le terme clearance signifie :

  • A nettoyage d’une piste
  • B autorisation
  • C ciel dégagé
  • D éclairage d’une piste
Voir la correction

Bonne réponse : B. autorisation

En aéronautique, le terme anglais "clearance" désigne une autorisation officielle donnée par le contrôle aérien à un pilote pour effectuer une manœuvre spécifique, comme décoller, atterrir ou suivre une route particulière. Cette traduction est exacte car dans ce contexte technique, "clearance" ne fait pas référence à un dégagement ou un espace libre, mais bien à une permission formelle nécessaire pour garantir la sécurité du trafic aérien.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Aussi tombée au BIA 2022, 2025 (Asie) et 2026.

Question 106

Le terme anglais employé pour désigner les dispositifs destructeurs de portance est :

  • A flaps
  • B spoilers
  • C portance destroy system
  • D air breaks
Voir la correction

Bonne réponse : B. spoilers

Les spoilers sont des dispositifs aérodynamiques qui, lorsqu'ils sont déployés sur les ailes d'un avion, perturbent délibérément l'écoulement de l'air, ce qui réduit la portance et augmente la traînée. Ce terme anglais, qui signifie littéralement "gâcheur" ou "perturbateur", est utilisé internationalement dans l'aviation car ces dispositifs "gâchent" intentionnellement les performances aérodynamiques pour aider à la descente ou au freinage de l'appareil.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Aussi tombée au BIA 2020 et 2025 (Asie).

Question 107

En anglais, pour demander la priorité à l’atterrissage, il faut dire :

  • A we request landing quickly
  • B we request landing priority
  • C we request to land in first
  • D we request emergency procedure
Voir la correction

Bonne réponse : B. we request landing priority

Pour demander la priorité à l'atterrissage, on dit we request landing priority : to request est le verbe de toutes les demandes à la radio (request taxi, request start-up). Les autres tournures ne s'emploient pas : landing quickly ne dit pas ce qu'on demande, to land in first est un calque du français, et emergency procedure réclame une procédure, pas une priorité. En cas de vraie urgence, le pilote ne demande pas : il annonce PAN PAN (urgence) ou MAYDAY (détresse), répété trois fois en tête du message.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2020 et 2023.

Question 108

Le terme anglais Maximum Take Off Weight signifie :

  • A masse maximale à vide de l'aéronef
  • B masse maximale au décollage de l'aéronef
  • C masse maximale utile de l’aéronef
  • D masse marchande maximale de l’aéronef
Voir la correction

Bonne réponse : B. masse maximale au décollage de l'aéronef

Le terme "Maximum Take Off Weight" est correctement traduit par "masse maximale au décollage de l'aéronef" car il s'agit de la masse totale maximale autorisée d'un avion lorsqu'il commence son décollage, incluant sa structure, son carburant, ses passagers et sa cargaison. Cette limite est déterminée par les ingénieurs aéronautiques pour garantir que l'avion puisse décoller en toute sécurité tout en respectant ses capacités structurelles et aérodynamiques.

La leçon : Les quatre forces du vol

Aussi tombée au BIA 2020, 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 109

En anglais, l’expression prêt au décollage, piste 12 se dit :

  • A stand by to take off runway one two
  • B holding short take off runway twelve
  • C ready for take off runway one two
  • D clear for take off runway twelve
Voir la correction

Bonne réponse : C. ready for take off runway one two

L'expression "ready for take off runway one two" est correcte car elle respecte la phraséologie aéronautique standardisée utilisée par les pilotes et contrôleurs aériens dans les communications internationales. En anglais, les chiffres de la piste sont énoncés individuellement ("one two" pour 12) pour éviter toute confusion, et "ready for take off" est la réponse attendue pour « prêt au décollage ». En phraséologie OACI, le pilote annonce plutôt "ready for departure" : le mot "take-off" est réservé à l'autorisation de décoller (ou à son annulation). À l'examen, c'est bien "ready for take off" qu'il faut choisir.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Aussi tombée au BIA 2020, 2024, 2025 et 2026.

Question 110

Il est fréquent que lors d’échanges avec les organismes de contrôle aérien, les membres d’équipage répondent wilco, ceci signifie :

  • A merci de changer de fréquence
  • B votre message a été compris et sera exécuté
  • C nous allons nous diriger vers le point de report WILCO (qui existe sur tous les aéroports internationaux)
  • D merci de répéter votre message
Voir la correction

Bonne réponse : B. votre message a été compris et sera exécuté

Wilco est la contraction de Will comply en anglais, ce qui signifie que le message a été compris et que les instructions seront exécutées.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2020, 2026 et 2026 (Asie).

Question 111

The message from the tower is Maintain holding point alpha, means that :

  • A you must wait for an alphajet
  • B you must stay at the holding point marked A
  • C you have to wait at the airport
  • D you have to move to the point alpha
Voir la correction

Bonne réponse : B. you must stay at the holding point marked A

Maintain holding point alpha veut dire : restez au point d'attente A. Alpha, que l'OACI écrit Alfa, est le mot de l'alphabet radio pour la lettre A, et les points d'attente d'un aérodrome, placés sur les voies de circulation avant la piste, portent souvent une lettre. Le pilote doit y rester arrêté jusqu'à ce que la tour l'autorise à aller plus loin. Ce n'est ni un alphajet à attendre, ni une attente quelque part sur l'aéroport, ni un ordre de se rendre au point alpha. En phraséologie de l'OACI, la tour dirait plutôt hold short of runway (numéro de piste), ou hold position.

La leçon : La phraséologie radio : les messages du contrôleur

Question 112

Le terme anglais airship désigne principalement :

  • A tout type d’aéronef
  • B les planeurs
  • C les ballons dirigeables
  • D les avions gros porteurs
Voir la correction

Bonne réponse : C. les ballons dirigeables

Le terme anglais "airship" se traduit littéralement par "vaisseau aérien" et désigne spécifiquement les aéronefs plus légers que l'air dotés d'un système de propulsion et de direction, contrairement aux ballons libres. Ces véhicules, comme le célèbre Zeppelin, sont caractérisés par leur enveloppe remplie d'un gaz léger (hélium ou hydrogène) et leur capacité à être pilotés dans une direction choisie, ce qui correspond exactement à la définition d'un ballon dirigeable.

La leçon : Les types d’aéronefs

Aussi tombée au BIA 2023 et 2024.

Question 113

If somebody uses the term airliner, you can imagine :

  • A a large aircraft intended for carrying passengers or cargo in commercial service
  • B a small aircraf intended for specific air route
  • C a kind of international airline company dedicated to commercial purpose
  • D a specific airline company named AIRLINER
Voir la correction

Bonne réponse : A. a large aircraft intended for carrying passengers or cargo in commercial service

Le terme "airliner" désigne spécifiquement un avion de grande taille conçu pour le transport commercial de passagers ou de marchandises, comme ceux utilisés par les compagnies aériennes pour les vols réguliers. Cette définition est correcte car elle englobe les caractéristiques essentielles d'un avion de ligne : sa grande dimension, sa fonction de transport, et son utilisation dans le cadre de services commerciaux.

La leçon : Les types d’aéronefs

Question 114

Si vous n’avez pas compris le message d’un contrôleur aérien, votre réponse la plus appropriée est :

  • A roger
  • B will comply
  • C no comment
  • D say again
Voir la correction

Bonne réponse : D. say again

L'expression "say again" est la phraséologie standard internationale utilisée dans les communications aéronautiques pour demander à l'interlocuteur de répéter son message lorsqu'on ne l'a pas compris. Cette formulation précise et concise permet d'éviter toute ambiguïté dans un contexte où la sécurité dépend d'une communication claire et efficace entre les pilotes et les contrôleurs aériens.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Aussi tombée au BIA 2024 et 2025 (hémisphère sud).

Question 115

Primary flight controls of airplane refer to :

  • A the air controllers who work with primary radar
  • B flaps, spoilers and slats
  • C ailerons, elevator and rudder
  • D the captain and the first officer
Voir la correction

Bonne réponse : C. ailerons, elevator and rudder

Les commandes de vol primaires sont les ailerons, la gouverne de profondeur (elevator) et la gouverne de direction (rudder) : elles contrôlent l'avion sur ses trois axes. Les ailerons commandent le roulis (l'inclinaison), la profondeur le tangage (le nez monte ou descend), la direction le lacet (le nez pivote à gauche ou à droite). Flaps, spoilers et slats sont des commandes secondaires, et les autres propositions parlent de personnes.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 116

When the pilot moves the stick to the right :

  • A ailerons move
  • B elevator move
  • C flaps move down
  • D flaps move up
Voir la correction

Bonne réponse : A. ailerons move

Quand le pilote pousse le manche vers la droite, ce sont les ailerons qui bougent, en sens opposé : l'aileron droit se lève, le gauche s'abaisse. L'aile gauche porte alors davantage, l'aile droite moins, et l'avion s'incline à droite. Le manche ne commande pas les volets (flaps), et la gouverne de profondeur (elevator) ne répond qu'au mouvement d'avant en arrière.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 117

Pour désigner le vent de travers, il faut employer le terme :

  • A back wind
  • B sidewind
  • C crosswind
  • D horizontal gust
Voir la correction

Bonne réponse : C. crosswind

Le terme "crosswind" est le terme technique correct en aéronautique pour désigner un vent qui souffle perpendiculairement à la trajectoire d'un aéronef ou à l'axe d'une piste. Cette terminologie anglaise est universellement utilisée dans le domaine de l'aviation, y compris en France, car elle permet une communication standardisée entre les pilotes et les contrôleurs aériens du monde entier.

La leçon : Le vent et la piste

Question 118

En anglais, le terme elevator désigne :

  • A une pompe dans le jargon des vélivoles
  • B la gouverne d'inclinaison
  • C la gouverne de profondeur
  • D la gouverne de direction
Voir la correction

Bonne réponse : C. la gouverne de profondeur

En anglais aéronautique, "elevator" désigne la gouverne de profondeur, située sur l'empennage horizontal arrière de l'avion. Elle contrôle le tangage (rotation autour de l'axe transversal). À ne pas confondre avec "rudder" (gouverne de direction) ou "aileron" (gouverne de roulis).

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 119

Si un contrôleur aérien vous dit please squawk one zero two four, vous devez :

  • A vous reportez à l’altitude de 1024 ft
  • B caler l’altimètre sur la pression de 1024 hPa
  • C afficher 1024 au transpondeur
  • D voler au-dessus de 1024 m
Voir la correction

Bonne réponse : C. afficher 1024 au transpondeur

En aviation, "squawk" est un terme technique qui signifie régler le transpondeur de l'avion sur un code spécifique pour que le contrôle aérien puisse identifier l'appareil sur son radar. Lorsqu'un contrôleur aérien demande "please squawk one zero two four", il vous demande précisément d'entrer le code 1024 sur votre transpondeur, permettant ainsi à votre avion d'être correctement identifié et suivi dans l'espace aérien.

La leçon : Les réponses du pilote à la radio

Question 120

Pour des parachutistes, le terme anglais drop zone signifie :

  • A la zone d’atterrissage des parachutistes
  • B l’endroit où il ne faut pas se poser
  • C l’atelier de pliage des parachutages
  • D la zone de poser de l’avion largueur
Voir la correction

Bonne réponse : A. la zone d’atterrissage des parachutistes

Le terme anglais "drop zone" (littéralement "zone de largage") désigne en parachutisme la zone précise où les parachutistes sont censés atterrir après leur saut, cette zone étant soigneusement sélectionnée pour être dégagée d'obstacles et sécuritaire. Dans le vocabulaire technique du parachutisme, cette expression est utilisée internationalement, même en français, pour indiquer le périmètre d'atterrissage prévu et balisé.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

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Les questions de ce sujet s'expliquent dans ces leçons.

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