AeroJeune Academy

Toutes les annales du BIA

Sujet du BIA 2015, corrigé et expliqué

Les 120 questions du sujet, dans l'ordre de l'épreuve : 20 par matière.

Pour chaque question : la bonne réponse, son explication et la leçon qui y répond. Choisis ta réponse avant d'ouvrir la correction.

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Météorologie et aérologie

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Question 1

Le nuage figurant sur la photographie ci-contre est un :

Photographie du nuage à identifier, sur fond de ciel bleu
Photographie du nuage à identifier, sur fond de ciel bleu
  • A cirrus
  • B nimbostratus
  • C stratus
  • D cumulonimbus
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Bonne réponse : D. cumulonimbus

Le cumulonimbus est reconnaissable à sa forme imposante à développement vertical, avec une base sombre et un sommet en forme d'enclume qui s'étale dans la haute troposphère. Ce nuage d'orage, redouté des pilotes, est associé à de fortes turbulences, des précipitations intenses, parfois de la grêle, et des cisaillements de vent dangereux pour la navigation aérienne.

La leçon : Reconnaître les nuages et ce qu’ils annoncent

Question 2

Une rue de nuages est une particularité météorologique que l’on rencontre :

  • A les jours où il n’y a pas de vent
  • B les jours où il y a du vent
  • C uniquement en montagne
  • D toujours parallèlement aux vallées
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Bonne réponse : B. les jours où il y a du vent

Les rues de nuages (ou "rues convectives") se forment lorsque le vent souffle de manière régulière et constante, créant des courants ascendants organisés en lignes parallèles à la direction du vent. Ce phénomène météorologique est particulièrement intéressant pour les vélivoles (pilotes de planeurs) car ces alignements nuageux révèlent des zones d'ascendances exploitables pour prolonger leur vol.

La leçon : Reconnaître les nuages et ce qu’ils annoncent

Question 3

Le mistral est un vent qui souffle globalement :

  • A du nord vers le sud
  • B du sud vers le nord
  • C de l’est vers l’ouest
  • D de l’ouest vers l’est
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Bonne réponse : A. du nord vers le sud

Le mistral souffle du nord vers le sud : il descend la vallée du Rhône jusqu’à la Méditerranée. Ce n’est pas un vent catabatique (un air froid qui dévale une pente par son propre poids) : il naît d’un fort écart de pression, le plus souvent entre un anticyclone sur le proche Atlantique ou le golfe de Gascogne et une dépression sur le golfe de Gênes. Canalisé entre les Alpes et le Massif central, il accélère comme dans un couloir.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Question 4

La brise de mer est la plus forte :

  • A tôt le matin
  • B en milieu d’après midi
  • C en milieu de nuit
  • D en début de nuit
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Bonne réponse : B. en milieu d’après midi

La brise de mer atteint son intensité maximale en milieu d'après-midi car c'est à ce moment que le différentiel thermique entre la terre et la mer est le plus important. En effet, la terre s'étant réchauffée plus rapidement que l'eau sous l'effet du rayonnement solaire, l'air chaud au-dessus du sol s'élève, créant une dépression qui aspire l'air plus frais venant de la mer, générant ainsi un vent de mer plus fort.

La leçon : Les vents locaux et les brises

Aussi tombée au BIA 2023 et 2025 (Asie).

Question 5

Le point de rosée est défini comme :

  • A l’emplacement de l’aéroport où les données météorologiques sont mesurées
  • B la température qui permet l’évaporation de la rosée
  • C la température à laquelle il faut refroidir un volume d'air pour qu’il y ait condensation
  • D l’heure à laquelle la rosée va commencer à se déposer
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Bonne réponse : C. la température à laquelle il faut refroidir un volume d'air pour qu’il y ait condensation

Le point de rosée correspond à la température critique à laquelle la vapeur d'eau contenue dans l'air atteint son état de saturation (100% d'humidité relative) et commence à se condenser sous forme de gouttelettes liquides. Ce phénomène est particulièrement important en météorologie aéronautique car il permet de prévoir la formation de brouillard, de nuages ou de givre sur les aéronefs lorsque la température de l'air descend jusqu'à cette valeur.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Question 6

Un anticyclone est un phénomène météorologique où l’on rencontre généralement :

  • A du beau temps
  • B des vents pouvant atteindre voir dépasser 180 km/h
  • C des pressions très basses
  • D des nuages épais accompagnés de fortes turbulences
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Bonne réponse : A. du beau temps

Un anticyclone est une zone de haute pression atmosphérique caractérisée par une masse d'air qui descend (subsidence), ce qui empêche la formation des nuages et favorise le ciel dégagé. Cette situation météorologique stable se traduit généralement par du beau temps avec peu de vent, une bonne visibilité et l'absence de précipitations, conditions particulièrement favorables pour les activités aéronautiques.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Question 7

Le givre qui se dépose sur un aéronef durant un vol :

  • A ne survient que si l’aéronef est proche du sol
  • B n’est jamais dangereux, car il se dépose en couches très minces
  • C peut être un phénomène très dangereux
  • D ne survient que si l’aéronef vole à très haute altitude
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Bonne réponse : C. peut être un phénomène très dangereux

Le givre qui se dépose sur un aéronef modifie le profil aérodynamique des surfaces portantes (ailes, empennages), ce qui dégrade les performances et peut provoquer un décrochage à une vitesse plus élevée que la normale. De plus, l'accumulation de glace augmente la masse de l'appareil et peut bloquer les commandes de vol ou obstruer les prises d'air des moteurs, rendant ce phénomène particulièrement dangereux pour la sécurité du vol.

La leçon : Givre, verglas et gelée blanche

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie) et 2025 (hémisphère sud).

Question 8

Un avion vole dans l’hémisphère nord à basse altitude. Il se déplace d’une dépression vers un anticyclone. Le pilote constate que le vent :

  • A vient de la droite
  • B vient de la gauche
  • C augmente régulièrement
  • D vient de l’arrière
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Bonne réponse : A. vient de la droite

Dos au vent, un observateur de l’hémisphère Nord a la dépression à sa gauche et l’anticyclone à sa droite (loi de Buys-Ballot) : le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre autour de la dépression, et dans le sens des aiguilles d’une montre autour de l’anticyclone. Un avion qui va de la dépression vers l’anticyclone reçoit donc le vent par la droite.

La leçon : Le vent : origine et rotation

Question 9

En atmosphère standard et en dessous de la tropopause, lorsque l’on s’élève de 1000 ft, la température de l’air :

  • A augmente de 2 degrés
  • B diminue de 2 degrés
  • C augmente de 6,5 degrés
  • D diminue de 6,5 degrés
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Bonne réponse : B. diminue de 2 degrés

En atmosphère standard, la température diminue avec l'altitude selon un gradient thermique vertical de 2°C/1000 ft (ou 6,5°C/km) jusqu'à la tropopause située vers 36 000 ft. Cette diminution s'explique par le chauffage de l'air par le bas, au contact du sol que le Soleil réchauffe, et par la détente de l'air qui s'élève, qui le refroidit. C'est une connaissance fondamentale pour comprendre les performances des aéronefs à différentes altitudes.

La leçon : L’atmosphère standard (ISA)

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 10

Une pluie durable et continue durant plusieurs heures provient du type de nuage suivant :

  • A cirrocumulus
  • B cirrostratus
  • C altocumulus
  • D nimbostratus
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Bonne réponse : D. nimbostratus

Le nimbostratus est un nuage stratiforme épais et sombre qui s'étend sur plusieurs kilomètres d'altitude, caractérisé par sa capacité à produire des précipitations continues et durables. Sa structure dense et étendue, associée à une faible vitesse verticale des masses d'air qui le composent, permet une libération progressive et régulière des gouttelettes d'eau, contrairement aux cumulonimbus qui génèrent des précipitations intenses mais de courte durée.

La leçon : Reconnaître les nuages et ce qu’ils annoncent

Question 11

Dans un régime dépressionnaire, on constate que le ciel de traîne :

  • A suit le front froid
  • B n’existe que l’été
  • C suit le front chaud
  • D précède le front froid
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Bonne réponse : A. suit le front froid

Le ciel de traîne apparaît systématiquement après le passage du front froid dans une perturbation, car l'air froid et instable qui s'engouffre derrière ce front provoque des mouvements convectifs. Ces mouvements ascendants génèrent une alternance caractéristique de cumulus et d'éclaircies que l'on appelle "ciel de traîne", phénomène typique de l'arrière d'une dépression.

La leçon : La traîne et l’ordre de passage d’une perturbation

Question 12

L’effet de foehn est un phénomène météorologique que l’on rencontre :

  • A en bord de mer
  • B en plaine
  • C en montagne
  • D au dessus d’une forêt
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Bonne réponse : C. en montagne

L'effet de foehn est un phénomène météorologique spécifique aux régions montagneuses, caractérisé par un vent chaud et sec qui descend le versant sous le vent (versant abrité) après avoir franchi un relief. Ce phénomène se produit lorsque l'air humide s'élève sur le versant au vent, se refroidit, se condense en formant des nuages et des précipitations, puis redescend en se réchauffant par compression adiabatique sur l'autre versant, créant ainsi des conditions particulièrement sèches et chaudes.

La leçon : L’effet de Foehn

Question 13

La pression atmosphérique est générée par :

  • A les forces de Coriolis
  • B la rotation de la terre
  • C le poids de l’air qui est au-dessus
  • D la présence d’humidité dans l’air
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Bonne réponse : C. le poids de l’air qui est au-dessus

La pression atmosphérique résulte directement du poids de la colonne d'air qui s'étend depuis le sol jusqu'aux limites de l'atmosphère terrestre. Cette force, mesurée en hectopascals (hPa), diminue avec l'altitude car la masse d'air au-dessus de nous devient moins importante, ce qui explique pourquoi les avions doivent être pressurisés lorsqu'ils volent à haute altitude.

La leçon : La pression atmosphérique

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie).

Question 14

Dans un régime dépressionnaire, la masse d’air chaud est associée à :

  • A un ciel de traîne
  • B des éclaircies
  • C de la pluie
  • D un ciel clair
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Bonne réponse : C. de la pluie

Dans un régime dépressionnaire, l'air chaud, moins dense, s'élève en altitude où il se refroidit progressivement, ce qui provoque la condensation de la vapeur d'eau qu'il contient. Ce phénomène de condensation entraîne la formation de nuages, principalement de type cumuliforme ou stratiforme, qui libèrent ensuite des précipitations sous forme de pluie lorsque les gouttelettes deviennent suffisamment grosses pour que leur poids les fasse tomber.

La leçon : La traîne et l’ordre de passage d’une perturbation

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 15

La formation d’un nuage est associée à :

  • A un phénomène de condensation de la vapeur d’eau
  • B un phénomène de fusion
  • C un phénomène de surfusion
  • D un phénomène d’évaporation
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Bonne réponse : A. un phénomène de condensation de la vapeur d’eau

La formation d'un nuage résulte de la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère lorsque l'air se refroidit jusqu'à atteindre son point de saturation (ou point de rosée). Ce phénomène se produit généralement lors d'une ascendance d'une masse d'air qui, en s'élevant, se refroidit adiabatiquement jusqu'à ce que les molécules d'eau invisibles se transforment en gouttelettes ou cristaux de glace visibles formant le nuage.

La leçon : Les nuages : formation et classification

Question 16

Dans l’hémisphère nord, le phénomène météorologique représenté sur la figure ci-contre est :

Schéma du phénomène à identifier, large d’environ 1 000 km et haut de 10 km, avec ses vents
Schéma du phénomène à identifier, large d’environ 1 000 km et haut de 10 km, avec ses vents
  • A un cyclone
  • B un anticyclone
  • C une tempête tropicale
  • D une zone dépressionnaire
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Bonne réponse : B. un anticyclone

Un anticyclone dans l'hémisphère Nord se caractérise par une circulation des vents dans le sens horaire (comme visible sur la figure) autour d'une zone de haute pression atmosphérique. Cette rotation horaire est due à la force de Coriolis qui, dans l'hémisphère Nord, dévie les masses d'air vers la droite, créant ainsi un mouvement divergent depuis le centre de l'anticyclone, généralement associé à un temps stable et ensoleillé.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aussi tombée au BIA 2024.

Question 17

Dans un cumulonimbus, on peut rencontrer des ascendances dont les valeurs maximales peuvent atteindre :

  • A Mach 1
  • B 1 à 3 m/s
  • C 150 à 200 m/s
  • D 20 à 40 m/s
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Bonne réponse : D. 20 à 40 m/s

Les cumulonimbus, nuages d'orage à fort développement vertical, génèrent des courants ascendants très puissants pouvant atteindre 20 à 40 m/s (soit 72 à 144 km/h) en raison de l'importante instabilité thermique et de la libération de chaleur latente lors de la condensation. Ces vitesses verticales exceptionnelles expliquent pourquoi ces nuages sont particulièrement dangereux pour les aéronefs et pourquoi la réglementation aéronautique recommande fortement de les contourner.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 18

La grêle est généralement associée à :

  • A un nimbostratus
  • B un altocumulus lenticulaire
  • C un cumulonimbus
  • D un cirrocumulus
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Bonne réponse : C. un cumulonimbus

La grêle se forme dans les cumulonimbus car ces nuages d'orage possèdent de puissants courants ascendants qui transportent les gouttelettes d'eau à haute altitude où elles gèlent, puis s'épaississent en traversant plusieurs fois des zones à températures négatives et positives. Ce phénomène météorologique dangereux pour l'aviation nécessite que les pilotes évitent systématiquement les cumulonimbus, identifiables à leur forme caractéristique en enclume et leur grande extension verticale.

La leçon : Le cumulonimbus, nuage d’orage

Aussi tombée au BIA 2026.

Question 19

La situation qui est la plus susceptible de générer du brouillard est :

  • A un air très sec et une forte pression
  • B une température supérieure au point de rosée et un vent fort
  • C une température égale ou inférieure au point de rosée
  • D une température largement supérieure au point de rosée et un vent faible
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Bonne réponse : C. une température égale ou inférieure au point de rosée

Le brouillard se forme lorsque la vapeur d'eau contenue dans l'air se condense en gouttelettes visibles, ce qui se produit quand la température de l'air atteint ou descend en dessous du point de rosée. Le point de rosée représente la température à laquelle l'air devient saturé en humidité (100% d'humidité relative), provoquant ainsi la condensation de la vapeur d'eau et la formation du brouillard que les pilotes doivent prendre en compte pour évaluer les conditions de vol.

La leçon : L’humidité et le point de rosée

Question 20

Un talweg désigne :

  • A une zone de plus basse pression atmosphérique que les régions environnantes
  • B une surpression devant une chaîne de montagnes
  • C une zone de ciel clair associée à l’effet de foehn
  • D une zone où l’on trouve des entrées maritimes
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Bonne réponse : A. une zone de plus basse pression atmosphérique que les régions environnantes

Un talweg est une zone où la pression atmosphérique est plus faible que dans les régions voisines, représentée sur les cartes météorologiques par des isobares en forme de "V" pointant vers les hautes pressions. Cette configuration météorologique est importante pour les pilotes car elle est souvent associée à une instabilité atmosphérique et à des conditions météorologiques potentiellement défavorables au vol.

La leçon : Anticyclones et dépressions

Aérodynamique et principes du vol

S'entraîner sur cette matière

Question 21

Si l'on place un profil d'aile dans une soufflerie où l'écoulement s'effectue à vitesse constante (cf. Figure 1), la portance provient :

Profil d’aile placé dans un vent relatif, deux points A et B marqués à ses extrémités
Profil d’aile placé dans un vent relatif, deux points A et B marqués à ses extrémités
  • A d’une surpression sur l'intrados et sur l'extrados
  • B d’une surpression sur l'intrados et d’une dépression sur l'extrados
  • C d’une dépression sur l'intrados et sur l'extrados
  • D d’une dépression sur l'intrados et d’une surpression sur l'extrados
Voir la correction

Bonne réponse : B. d’une surpression sur l'intrados et d’une dépression sur l'extrados

La portance résulte de la différence de pression entre les deux faces du profil : l'extrados (face supérieure) subit une dépression car l'air y circule plus vite selon le théorème de Bernoulli, tandis que l'intrados (face inférieure) connaît une surpression due au ralentissement de l'écoulement. Cette distribution de pression crée une force résultante dirigée vers le haut, perpendiculaire à l'écoulement, qu'on appelle la portance.

La leçon : La soufflerie et la maquette

Question 22

Sur la Figure 1, le point A est appelé :

Profil d’aile placé dans un vent relatif, deux points A et B marqués à ses extrémités
Profil d’aile placé dans un vent relatif, deux points A et B marqués à ses extrémités
  • A bord de fuite
  • B foyer
  • C bord d'attaque
  • D centre de poussée de l'aile
Voir la correction

Bonne réponse : C. bord d'attaque

Le bord d'attaque est la partie avant du profil aérodynamique qui rencontre l'air en premier lors du déplacement de l'aéronef. Cette zone arrondie, située au point A sur la figure, est essentielle car elle divise l'écoulement d'air entre l'intrados et l'extrados, jouant un rôle crucial dans la génération de la portance.

La leçon : Le profil d’aile : vocabulaire et effet Venturi

Question 23

Par définition, la portance est la composante de la résultante aérodynamique :

  • A parallèle à la direction du vent relatif
  • B parallèle à la corde de profil de l'aile
  • C perpendiculaire à la direction du vent relatif
  • D perpendiculaire à la corde de profil de l'aile
Voir la correction

Bonne réponse : C. perpendiculaire à la direction du vent relatif

La portance est, par définition, la composante de la résultante aérodynamique perpendiculaire à la direction du vent relatif. La résultante aérodynamique se décompose en effet en deux forces perpendiculaires entre elles : la portance (perpendiculaire au vent relatif) et la traînée (parallèle au vent relatif). En vol horizontal stabilisé, c'est la portance, et non la résultante elle-même, qui équilibre le poids de l'avion et assure la sustentation. La bonne réponse est donc c).

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Aussi tombée au BIA 2023 et 2024.

Question 24

On appelle incidence ou angle d'attaque, l’angle formé par :

  • A la corde de l'aile et l’horizon
  • B la direction du vent relatif et l’horizon
  • C la corde de l’aile et la direction du vent relatif
  • D la corde de l’aile et l’axe longitudinal de l'aéronef
Voir la correction

Bonne réponse : C. la corde de l’aile et la direction du vent relatif

L'angle d'incidence est effectivement l'angle formé entre la corde de l'aile (ligne imaginaire reliant le bord d'attaque au bord de fuite) et la direction du vent relatif (écoulement d'air résultant du déplacement de l'avion dans la masse d'air). Cette mesure est fondamentale en aérodynamique car elle détermine directement la portance générée par l'aile, avec une augmentation de la portance jusqu'à l'angle critique où se produit le décrochage.

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Aussi tombée au BIA 2023 et 2025 (hémisphère sud).

Question 25

Pour un aéronef en vol en palier stabilisé (vol horizontal stabilisé), quelle proposition est correcte ?

  • A La portance est légèrement inférieure au poids.
  • B La portance équilibre la trainée.
  • C La portance et la traction sont identiques.
  • D La portance équilibre le poids.
Voir la correction

Bonne réponse : D. La portance équilibre le poids.

En vol horizontal stabilisé, l'aéronef maintient une altitude constante sans accélération, ce qui signifie que toutes les forces agissant sur lui s'équilibrent parfaitement. La portance des ailes, perpendiculaire au vent relatif, donc verticale en palier, compense exactement le poids de l'appareil, qui est dirigé vers le bas, tandis que la traction produite par le moteur neutralise précisément la traînée aérodynamique qui tend à freiner l'avion.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 26

Le facteur de charge est défini comme le rapport :

  • A Poids / Traînée
  • B Portance / Traînée
  • C Traînée / Poids
  • D Portance / Poids
Voir la correction

Bonne réponse : D. Portance / Poids

Le facteur de charge représente le rapport entre la portance générée par les ailes et le poids de l'aéronef, ce qui permet de quantifier les forces que subit la structure lors des manœuvres. Lors d'un vol rectiligne horizontal stabilisé, ce rapport vaut 1, mais il augmente dans les virages ou les ressources, pouvant atteindre plusieurs "g" et imposant des contraintes importantes sur la cellule de l'avion.

La leçon : Virage en palier et facteur de charge

Aussi tombée au BIA 2024, 2026 et 2026 (Asie).

Question 27

Le facteur de charge subi par un aéronef en virage :

  • A diminue avec l'inclinaison
  • B est toujours égal à 2
  • C ne dépend que du type d'aéronef
  • D augmente avec l'inclinaison
Voir la correction

Bonne réponse : D. augmente avec l'inclinaison

En virage, le facteur de charge (n) est égal à 1/cosinus de l'angle d'inclinaison, ce qui signifie que plus l'inclinaison augmente, plus le facteur de charge augmente. Cette relation mathématique explique pourquoi un virage serré (forte inclinaison) génère une force centrifuge importante qui s'ajoute au poids de l'avion, créant ainsi une sensation d'écrasement dans le siège pour le pilote.

La leçon : Virage en palier et facteur de charge

Question 28

En vol en palier stabilisé (vol horizontal stabilisé), la force de propulsion (traction hélice ou poussée réacteur) équilibre :

  • A le poids
  • B la portance
  • C la traînée
  • D la résultante aérodynamique
Voir la correction

Bonne réponse : C. la traînée

En vol horizontal stabilisé, l'aéronef maintient une altitude constante sans accélération, ce qui signifie que toutes les forces agissant sur lui s'équilibrent parfaitement. La portance des ailes, perpendiculaire au vent relatif, donc verticale en palier, compense exactement le poids de l'appareil, qui est dirigé vers le bas, tandis que la traction produite par le moteur neutralise précisément la traînée aérodynamique qui tend à freiner l'avion.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 29

Pour passer d’un vol rectiligne stabilisé à un virage horizontal stabilisé, il faut :

  • A diminuer la portance
  • B diminuer la force de propulsion
  • C augmenter la portance
  • D augmenter le poids
Voir la correction

Bonne réponse : C. augmenter la portance

Pour effectuer un virage horizontal stabilisé, le pilote doit incliner l'avion en utilisant les ailerons, ce qui décompose la portance en deux composantes : l'une verticale qui compense le poids et l'autre horizontale qui crée le virage. Comme la composante verticale de la portance devient inférieure à la portance totale nécessaire pour maintenir l'altitude, il faut augmenter la portance globale (généralement en tirant légèrement sur le manche) afin de conserver un vol horizontal sans perdre d'altitude pendant le virage.

La leçon : Virage en palier et facteur de charge

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 30

Le décrochage d'une aile est lié :

  • A uniquement à la vitesse du vent relatif
  • B à son incidence
  • C à la charge du profil
  • D à la valeur de la traînée
Voir la correction

Bonne réponse : B. à son incidence

Le décrochage se produit lorsque l'angle d'incidence (angle entre la corde de l'aile et la direction du vent relatif) dépasse une valeur critique, généralement entre 15° et 20°. À cette incidence critique, l'écoulement de l'air ne peut plus suivre l'extrados de l'aile et se décolle, provoquant une chute brutale de la portance indépendamment de la vitesse de l'avion.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Question 31

L'incidence est positive lorsque :

  • A l'écoulement est parallèle à la corde du profil
  • B l'écoulement attaque le profil du côté de l'extrados
  • C l'écoulement attaque le profil du côté de l'intrados
  • D l'aéronef est en vol dos stabilisé
Voir la correction

Bonne réponse : C. l'écoulement attaque le profil du côté de l'intrados

L'incidence est l'angle formé entre la corde du profil et la direction du vent relatif. Lorsqu'elle est positive, le bord d'attaque de l'aile est relevé par rapport au vent relatif : l'écoulement arrive en oblique par le dessous et impacte donc le profil du côté de l'intrados (face inférieure de l'aile). Cela génère une surpression sous l'aile et une dépression au-dessus, donc une portance qui augmente avec l'incidence jusqu'à atteindre l'incidence de décrochage où l'écoulement se décolle de l'extrados.

La leçon : Le théorème de Bernoulli et la portance

Question 32

Dans un écoulement d'air, lorsque les particules d'air sont animées de la même vitesse et suivent des trajectoires rectilignes et parallèles entre elles, on dit que l'écoulement est :

  • A tourbillonnant
  • B de couche limite
  • C turbulent
  • D laminaire
Voir la correction

Bonne réponse : D. laminaire

L'écoulement laminaire se caractérise par des filets d'air qui se déplacent parallèlement les uns aux autres, sans se mélanger, comme des couches glissant les unes sur les autres. Cette organisation ordonnée des particules d'air suivant des trajectoires rectilignes et parallèles permet d'obtenir un écoulement stable et prévisible, contrairement à l'écoulement turbulent où les filets d'air se mélangent de façon désordonnée.

La leçon : Expression de la résistance de l’air

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 33

Sur la polaire représentée sur la Figure 2, quel point représente l'incidence de portance maximale ?

Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
  • A le point A
  • B le point B
  • C le point C
  • D le point D
Voir la correction

Bonne réponse : B. le point B

Réponse B. Sur une polaire, la portance maximale se lit au sommet de la courbe, au point B, là où le coefficient de portance Cz est le plus grand. Le point A, au-delà, est déjà après le décrochage : le Cz y retombe et le Cx augmente. Le corrigé officiel de 2015 avait retenu A par erreur.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Question 34

Sur la polaire présentée en Figure 2, le point C correspond à :

Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
Polaire d’une aile, Cz en fonction de Cx, avec quatre points A, B, C et D sur la courbe
  • A la traînée minimale
  • B la finesse maximale
  • C la portance minimale
  • D la portance maximale
Voir la correction

Bonne réponse : B. la finesse maximale

La finesse maximale correspond au point de la polaire où le rapport portance/traînée (Cz/Cx) est le plus élevé, ce qui est représenté par le point C sur cette courbe. Graphiquement, ce point est identifiable en traçant une tangente à la polaire depuis l'origine, indiquant ainsi le meilleur compromis entre portance et traînée, permettant à l'aéronef de parcourir la plus grande distance possible en plané.

La leçon : Le coefficient de traînée et la polaire

Question 35

Les dispositifs hypersustentateurs, utilisés par exemple sur les avions de ligne, ont pour but :

  • A de diminuer la portance à vitesse élevée (par exemple : pour une descente d'urgence)
  • B d'augmenter la vitesse de décrochage pour certaines manœuvres
  • C de diminuer la traînée pour certaines manœuvres
  • D de diminuer la vitesse de décrochage dans certaines phases de vol (par exemple : au décollage et à l'atterrissage)
Voir la correction

Bonne réponse : D. de diminuer la vitesse de décrochage dans certaines phases de vol (par exemple : au décollage et à l'atterrissage)

Les dispositifs hypersustentateurs comme les volets et les becs, sortis au décollage et à l'atterrissage, modifient la forme de l'aile pour augmenter sa portance à basse vitesse, ce qui permet à l'avion de voler de façon stable même lorsqu'il ralentit. Cette augmentation de portance à faible vitesse repousse le seuil de décrochage (moment où l'écoulement de l'air se détache de l'aile et où la portance chute brutalement), permettant ainsi à l'avion de décoller et d'atterrir à des vitesses plus basses et donc aussi de réduire la distance nécessaire au décollage ou à l'atterrissage (longueur de piste).

La leçon : Becs, spoilers et le prix à payer

Question 36

Lorsqu'une aile approche l'incidence de décrochage, l'écoulement des filets d'air sur l'extrados devient :

  • A turbulent au bord d'attaque et laminaire au bord de fuite
  • B tourbillonnaire dès le bord d'attaque, les filets d'air « décollent » de la surface de l'aile
  • C laminaire sur tout le profil
  • D laminaire sur les deux premiers tiers de l'aile, turbulent proche du bord de fuite
Voir la correction

Bonne réponse : B. tourbillonnaire dès le bord d'attaque, les filets d'air « décollent » de la surface de l'aile

À l'approche de l'incidence de décrochage, l'angle entre l'aile et le flux d'air devient trop important : les filets d'air ne suivent plus la courbure de l'extrados et s'en décollent dès le bord d'attaque. Ce décollement génère des tourbillons qui perturbent l'écoulement laminaire, réduisant ainsi la portance et caractérisant le début du phénomène de décrochage aérodynamique.

La leçon : Le coefficient de portance et le décrochage

Question 37

Pour un aéronef en montée rectiligne uniforme, la force de traction de l'hélice est fonction :

  • A uniquement de la traînée
  • B de la traînée, du poids et de l'angle de montée
  • C uniquement du poids et de la portance
  • D du poids et de l'angle de montée
Voir la correction

Bonne réponse : B. de la traînée, du poids et de l'angle de montée

Lors d'une montée rectiligne uniforme, la traction de l'hélice doit compenser la traînée aérodynamique et aussi la composante du poids qui s'oppose au mouvement vers l'avant, cette dernière dépendant directement de l'angle de montée. Plus l'angle de montée est important, plus la composante du poids à vaincre est grande, ce qui nécessite une force de traction plus élevée pour maintenir une vitesse constante.

La leçon : Vol motorisé en palier rectiligne uniforme

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 38

Pour une masse d'air donnée et à incidence fixée, si l'on multiplie par 2 la vitesse de l'air par rapport à un profil, la portance sera multipliée par :

  • A 4
  • B 2
  • C 3
  • D 1, la portance ne dépendant pas de la vitesse relative
Voir la correction

Bonne réponse : A. 4

La portance est proportionnelle au carré de la vitesse selon la formule Rz = 1/2 × ρ × S × Cz × V². L'énoncé fixe la masse d'air (ρ ne change pas) et l'incidence (donc Cz ne change pas), et la surface alaire S reste la même : seul V² varie. Quand la vitesse est multipliée par 2, V² est multiplié par 4 (2² = 4), donc la portance aussi. La proposition d est fausse : la portance dépend bien de la vitesse relative.

La leçon : Portance, traînée et vitesse limite

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 39

Le profil présenté sur la Figure 3 est de type :

Profil d’aile NACA 23012 dessiné en coupe, avec deux axes en trait mixte
Profil d’aile NACA 23012 dessiné en coupe, avec deux axes en trait mixte
  • A convexe concave (ou creux)
  • B biconvexe symétrique
  • C plan convexe
  • D biconvexe dissymétrique
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Bonne réponse : D. biconvexe dissymétrique

Un profil biconvexe dissymétrique présente une courbure (convexité) sur l'extrados et l'intrados, mais avec une forme différente entre les deux surfaces, créant ainsi une dissymétrie. Cette géométrie particulière permet d'optimiser la portance en fonction du régime de vol tout en maintenant de bonnes caractéristiques aérodynamiques, ce qui en fait un profil couramment utilisé sur les avions légers et de tourisme.

La leçon : Expression de la résistance de l’air

Question 40

Un planeur dont la finesse maximale est de 40 vole en ligne droite à sa vitesse de finesse maximale dans une masse d'air calme. Pour parcourir 20 km, combien d'altitude va-t-il perdre au minimum ?

  • A 250 m
  • B 500 m
  • C 1000 m
  • D 2000 m
Voir la correction

Bonne réponse : B. 500 m

La finesse d'un planeur est le rapport entre la distance horizontale parcourue et la hauteur perdue. En air calme (pas d'ascendance, pas de vent) et à sa vitesse de finesse maximale, le planeur parcourt 40 mètres pour chaque mètre de hauteur perdue : c'est la perte d'altitude la plus faible possible. Pour parcourir 20 km (20 000 m), il perdra donc au minimum 20 000 ÷ 40 = 500 mètres.

La leçon : Le vol plané et la finesse

Étude des aéronefs et engins spatiaux

S'entraîner sur cette matière

Question 41

Tout appareil capable de s’élever et de circuler dans l’espace aérien :

  • A est un aéronef
  • B subit des forces de portance et de traînée
  • C possède obligatoirement un moteur
  • D est piloté depuis l’intérieur de son cockpit
Voir la correction

Bonne réponse : A. est un aéronef

Un aéronef est, par définition, tout appareil capable de s'élever et de se déplacer dans l'atmosphère, qu'il s'agisse d'un avion, d'un hélicoptère, d'un planeur, d'un ballon ou même d'un drone. Cette classification officielle, utilisée dans la réglementation aéronautique internationale, englobe tous les engins volants indépendamment de leur mode de sustentation (voilure fixe, tournante ou aérostat) ou de leur motorisation.

La leçon : Les familles d’aéronefs : aérostats et aérodynes

Aussi tombée au BIA 2023 et 2026.

Question 42

Une montgolfière :

  • A s’élève dans l’air car la masse volumique de l’air chaud est plus faible que celle de l’air froid
  • B perd de l’altitude lorsque la température de l’air situé dans l’enveloppe augmente
  • C fait partie de la catégorie des aérodynes
  • D peut être dirigée à l’aide d’une gouverne de profondeur située sur la nacelle
Voir la correction

Bonne réponse : A. s’élève dans l’air car la masse volumique de l’air chaud est plus faible que celle de l’air froid

La montgolfière s'élève grâce au principe d'Archimède : l'air chauffé à l'intérieur de l'enveloppe a une masse volumique inférieure à celle de l'air ambiant plus froid, créant ainsi une poussée verticale. Cette différence de masse volumique génère une force ascensionnelle supérieure au poids total de la montgolfière, permettant son élévation dans l'atmosphère.

La leçon : Les familles d’aéronefs : aérostats et aérodynes

Aussi tombée au BIA 2023.

Question 43

Un aéronef qui, en croisière, voit son rotor entraîné par le vent relatif est :

  • A un convertible
  • B un girodyne
  • C un hélicoptère
  • D un autogire
Voir la correction

Bonne réponse : D. un autogire

Dans un autogire, le rotor principal n'est pas entraîné par un moteur en vol de croisière, mais tourne librement grâce à l'écoulement de l'air qui le traverse de bas en haut (autorotation). La propulsion est assurée par une hélice classique, tandis que le rotor en autorotation génère la portance nécessaire au vol, combinant ainsi les caractéristiques d'un avion et d'un hélicoptère.

La leçon : Les aérodynes motorisés légers et les avions

Aussi tombée au BIA 2023.

Question 44

Un appareil semi-rigide qui se pilote par déplacement de la position du pilote est :

  • A un parachute
  • B un ballon à gaz
  • C un ballon à air chaud
  • D un deltaplane
Voir la correction

Bonne réponse : D. un deltaplane

Le deltaplane est un aéronef semi-rigide composé d'une voile souple tendue sur une armature rigide en forme de delta, où le pilote est suspendu par un harnais sous la structure. Le pilotage s'effectue par déplacement du poids du corps du pilote qui, en modifiant son centre de gravité par rapport au centre de poussée, permet de contrôler la direction et l'incidence de l'appareil sans utiliser de commandes mécaniques comme sur un avion conventionnel.

La leçon : Les aérodynes non motorisés

Question 45

Un turbopropulseur :

  • A est un pulsoréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice
  • B est un statoréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice
  • C est un moteur thermique équipé d’un turbocompresseur
  • D est un turboréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice
Voir la correction

Bonne réponse : D. est un turboréacteur précédé d’un réducteur et d’une hélice

Le turbopropulseur combine les technologies du turboréacteur et de l'hélice, où les gaz chauds produits par la combustion entraînent une turbine qui, via un réducteur (pour adapter la vitesse de rotation), fait tourner une hélice placée à l'avant du moteur. Ce système offre un excellent rendement à vitesse moyenne, permettant de convertir efficacement l'énergie thermique en poussée mécanique grâce à l'hélice qui déplace une grande masse d'air à vitesse modérée.

La leçon : Turbopropulseur, turbomoteur et statoréacteur

Aussi tombée au BIA 2023.

Question 46

Dans un moteur 4 temps, lors de l’explosion (ou combustion) :

  • A une des soupapes est fermée
  • B les soupapes sont ouvertes
  • C les soupapes sont fermées
  • D l’ouverture ou la fermeture des soupapes n’a pas d’importance
Voir la correction

Bonne réponse : C. les soupapes sont fermées

Lors de la phase d'explosion (ou combustion) dans un moteur 4 temps, les soupapes d'admission et d'échappement doivent être hermétiquement fermées pour contenir la pression générée par la combustion du mélange air-carburant. Cette étanchéité permet de transformer efficacement l'énergie chimique en énergie mécanique en dirigeant toute la force de l'explosion vers le piston, assurant ainsi la poussée nécessaire au cycle moteur.

La leçon : Le cycle à quatre temps

Question 47

Sur un avion certifié, un moteur à pistons contenant 4 cylindres est pourvu au total de :

  • A 2 bougies d’allumage
  • B 4 bougies d’allumage
  • C 8 bougies d’allumage
  • D 0 bougie d’allumage
Voir la correction

Bonne réponse : C. 8 bougies d’allumage

Les moteurs à pistons certifiés pour l'aviation sont équipés d'un système d'allumage redondant avec deux bougies par cylindre pour garantir la sécurité en vol, même en cas de défaillance d'une bougie. Ainsi, un moteur à 4 cylindres possède bien 8 bougies d'allumage (2 × 4 = 8), ce qui permet d'assurer une combustion plus complète du mélange air-carburant et maintenir les performances du moteur même en cas de panne partielle du système d'allumage.

La leçon : L’allumage et les magnétos

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 48

Un moteur de fusée fonctionne :

  • A dans l’atmosphère et dans l’espace
  • B uniquement dans l’atmosphère
  • C uniquement dans l’espace
  • D uniquement à une altitude comprise entre 0 et 100 km
Voir la correction

Bonne réponse : A. dans l’atmosphère et dans l’espace

Le moteur de fusée fonctionne selon le principe d'action-réaction (3ème loi de Newton) en éjectant à grande vitesse des gaz issus de la combustion de ses ergols, ce qui génère une poussée dans la direction opposée. Contrairement aux moteurs à hélice ou aux réacteurs qui nécessitent l'oxygène atmosphérique, les fusées emportent leur propre comburant (oxydant) avec leur carburant, ce qui leur permet de fonctionner aussi bien dans l'atmosphère que dans le vide spatial.

La leçon : Les moteurs-fusées

Question 49

Le vol d’un lanceur de type fusée commence par :

  • A une phase centrifuge
  • B une phase tractive
  • C une phase propulsée
  • D une phase balistique
Voir la correction

Bonne réponse : C. une phase propulsée

La phase propulsée est la première étape du vol d'un lanceur spatial car la fusée doit d'abord vaincre la gravité terrestre et accélérer pour atteindre la vitesse nécessaire à la mise en orbite. Cette phase initiale utilise les moteurs-fusées qui, par réaction selon la troisième loi de Newton, expulsent à grande vitesse des gaz issus de la combustion des ergols (carburant et comburant), générant ainsi la poussée indispensable pour quitter l'atmosphère terrestre.

La leçon : Les moteurs-fusées

Question 50

Le petit pas de l’hélice à pas variable est utilisé pour :

  • A l’atterrissage uniquement
  • B le décollage uniquement
  • C le décollage et l’atterrissage
  • D le vol de croisière
Voir la correction

Bonne réponse : C. le décollage et l’atterrissage

Le petit pas de l'hélice à pas variable est utilisé au décollage et à l'atterrissage car il permet d'obtenir une traction maximale à basse vitesse, ce qui est essentiel dans ces phases critiques du vol. Dans cette configuration, les pales ont un calage faible (un petit angle par rapport au plan de rotation). Quand l'avion va lentement, elles travaillent ainsi à une bonne incidence, et le moteur peut monter à son régime maximal.

La leçon : L’hélice (3/3) : calage fixe et pas variable

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie) et 2026 (Asie).

Question 51

Les avions de transport ont des réservoirs de carburant dans les ailes pour :

  • A que l’avion soit moins stable en vol quand l’air est turbulent
  • B obtenir du carburant plus froid donc plus dense, ce qui améliore le rendement des moteurs
  • C limiter la consommation des moteurs
  • D limiter les efforts au niveau de l’emplanture de l’aile
Voir la correction

Bonne réponse : D. limiter les efforts au niveau de l’emplanture de l’aile

Le carburant stocké dans les ailes crée un effet de masse qui contrebalance les forces de portance, réduisant ainsi les contraintes mécaniques (flexion et torsion) à l'emplanture, zone critique où l'aile se rattache au fuselage. Cette configuration intelligente permet d'augmenter la durée de vie de la structure en diminuant la fatigue des matériaux, tout en optimisant la répartition des masses sur l'ensemble de l'aéronef.

La leçon : Pourquoi le carburant est dans les ailes

Question 52

Les éléments 1, 2 et 3 de la structure de l’avion représentée ci-contre sont :

Dessin en perspective de la structure interne d’une aile, trois pièces désignées par les numéros 1, 2 et 3
Dessin en perspective de la structure interne d’une aile, trois pièces désignées par les numéros 1, 2 et 3
  • A 1 : longeron – 2 : nervure – 3 : entretoise
  • B 1 : nervure – 2 : couple – 3 : lisse
  • C 1 : longeron – 2 : traverse – 3 : semelle
  • D 1 : couple – 2 : entretoise – 3 : traverse
Voir la correction

Bonne réponse : A. 1 : longeron – 2 : nervure – 3 : entretoise

Dans la structure d'une aile d'avion, le longeron (1) constitue la poutre principale qui supporte les efforts de flexion et traverse l'aile de bout en bout, tandis que les nervures (2) donnent la forme aérodynamique du profil et répartissent les charges sur toute l'envergure. Les entretoises (3) sont des éléments structuraux secondaires qui relient les longerons entre eux et renforcent l'ensemble de la structure en résistant aux efforts de torsion et de cisaillement.

La leçon : La structure de la voilure

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 53

L’extrados de l’aile d’un avion en vol de croisière subit :

  • A un cisaillement
  • B une traction
  • C une compression
  • D une torsion
Voir la correction

Bonne réponse : C. une compression

En vol, la portance pousse les ailes vers le haut, alors que le fuselage reste suspendu à leur emplanture : l'aile fléchit vers le haut. Sa face supérieure se retrouve du côté creux de la courbure et se raccourcit : l'extrados subit une compression, et l'intrados une traction. Il ne faut pas confondre cette contrainte dans la structure avec la dépression aérodynamique qui règne sur l'extrados : c'est la dépression qui soulève l'aile, et la compression est ce que la structure subit en conséquence.

La leçon : Les contraintes sur l’aile : en vol et au sol

Question 54

La description correcte de l’aéronef représenté ci-contre est :

Dessin en couleur d’un avion à hélice vu de face
Dessin en couleur d’un avion à hélice vu de face
  • A aile médiane à dièdre positif et empennage en « V »
  • B aile basse à dièdre positif et dérive surélevée
  • C aile basse à flèche positive et empennage en « V »
  • D aile médiane à dièdre positif et empennage en « T »
Voir la correction

Bonne réponse : A. aile médiane à dièdre positif et empennage en « V »

Vue de face, l'aile est fixée à mi-hauteur du fuselage (aile médiane) et remonte vers ses extrémités (dièdre positif), ce qui améliore la stabilité en roulis. À l'arrière, il n'y a ni plan horizontal ni dérive séparée, mais deux surfaces inclinées en « V » : c'est un empennage en V, dit aussi papillon. Ses gouvernes sont mixtes : braquées ensemble, elles commandent le tangage, et braquées en sens opposé, le lacet.

La leçon : Les grandes formes d’empennage

Question 55

La gouverne de profondeur agit sur :

  • A le roulis
  • B le lacet
  • C le roulis et le lacet simultanément
  • D le tangage
Voir la correction

Bonne réponse : D. le tangage

La gouverne de profondeur, située sur le plan horizontal à l'arrière de l'avion (empennage horizontal), permet de contrôler la rotation de l'aéronef autour de son axe transversal, mouvement appelé tangage. Lorsque le pilote tire ou pousse sur le manche, cette gouverne s'oriente vers le haut ou le bas, modifiant ainsi la portance de l'empennage et provoquant un mouvement de cabré (nez vers le haut) ou de piqué (nez vers le bas).

La leçon : L’empennage : fixe, mobile et les gouvernes

Question 56

Un train tricycle :

  • A ne peut pas être escamotable
  • B possède deux trains principaux et une roulette de nez
  • C possède une roulette de queue et deux trains principaux
  • D n’est plus utilisé sur les avions de transport moderne
Voir la correction

Bonne réponse : B. possède deux trains principaux et une roulette de nez

Un train tricycle comprend deux trains principaux et une roulette de nez, à l'avant. C'est la configuration de presque tous les avions modernes : l'avion est à plat au sol, ce qui donne une meilleure visibilité et un roulage plus stable. Les autres propositions sont fausses : un train tricycle peut être escamotable, c'est le cas sur presque tous les avions de transport, qui en sont justement équipés ; la roulette de queue, elle, est celle du train classique.

La leçon : Le train d’atterrissage : tricycle et classique

Question 57

Pour indiquer l’altitude, l’altimètre utilise :

  • A la différence entre la pression totale et la pression dynamique
  • B la pression totale
  • C la pression dynamique
  • D la pression statique
Voir la correction

Bonne réponse : D. la pression statique

L'altimètre est un instrument barométrique qui mesure la pression statique de l'atmosphère, laquelle diminue avec l'altitude selon l'atmosphère standard. Cette pression, captée par les prises statiques situées sur le fuselage de l'aéronef, est convertie mécaniquement en une indication d'altitude grâce à une capsule anéroïde qui se déforme proportionnellement aux variations de pression atmosphérique.

La leçon : L’altimètre et son calage

Aussi tombée au BIA 2025 et 2026.

Question 58

Parmi ces instruments, celui qui utilise un gyroscope est :

  • A l’horizon artificiel
  • B le compas magnétique
  • C l’anémomètre
  • D le tachymètre
Voir la correction

Bonne réponse : A. l’horizon artificiel

L'horizon artificiel utilise un gyroscope dont la propriété fondamentale est de conserver son axe de rotation dans une direction fixe par rapport à l'espace, quelle que soit l'orientation de l'avion. Cette stabilité gyroscopique permet à l'instrument d'afficher en permanence l'assiette de l'aéronef (inclinaison longitudinale et latérale) par rapport à l'horizon réel, même lorsque celui-ci n'est pas visible par le pilote.

La leçon : Le gyroscope et la rigidité gyroscopique

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 59

Le variomètre indique :

  • A la vitesse horizontale
  • B la vitesse verticale
  • C l’altitude
  • D les variations de régime moteur
Voir la correction

Bonne réponse : B. la vitesse verticale

Le variomètre est un instrument qui mesure la vitesse ascensionnelle ou descendante de l'aéronef, exprimée généralement en mètres par seconde ou en pieds par minute. Il permet au pilote de détecter les courants ascendants (thermiques) ou descendants, information particulièrement utile en vol à voile pour optimiser la prise d'altitude sans moteur.

La leçon : Le variomètre

Aussi tombée au BIA 2025.

Question 60

En phase d’atterrissage, lorsque toutes les roues ont touché la piste, les spoilers :

  • A servent essentiellement à détruire la portance de l’aile afin de plaquer l’avion au sol pour que les freins de roues soient plus efficaces.
  • B sont une aide au pilotage qui permet à l’avion de conserver son axe durant cette phase de roulage. Ils sortent soit à droite soit à gauche. Cette fonction est utilisée sur piste contaminée (pluie, neige, glace, grêle …).
  • C ne sont utiles que durant le vol.
  • D servent essentiellement à augmenter la traînée de l’aile afin de freiner l’avion sur la piste. C’est le moyen de freinage le plus efficace
Voir la correction

Bonne réponse : A. servent essentiellement à détruire la portance de l’aile afin de plaquer l’avion au sol pour que les freins de roues soient plus efficaces.

Les spoilers, en se déployant après le toucher des roues, créent une rupture de l'écoulement de l'air sur l'extrados de l'aile, ce qui détruit la portance résiduelle et augmente la traînée. Ce placage de l'avion sur la piste permet d'accroître l'adhérence des pneumatiques, rendant ainsi le freinage plus efficace et réduisant la distance d'atterrissage.

La leçon : Les éléments d’un atterrisseur et le freinage

Histoire et culture de l'aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 81

Parmi les travaux réalisés par Léonard de Vinci, en rapport avec la possibilité de voler, on peut citer :

  • A le parachute
  • B la fusée
  • C le drone
  • D l’avion motorisé
Voir la correction

Bonne réponse : A. le parachute

Léonard de Vinci a conçu vers 1485 un parachute pyramidal en toile tendue sur une armature en bois, bien avant les premiers essais pratiques de parachutisme. Ce dessin visionnaire, retrouvé dans ses carnets, démontrait sa compréhension intuitive de la résistance de l'air et des forces aérodynamiques, principes fondamentaux qui seront plus tard formalisés en aéronautique.

La leçon : Léonard de Vinci et ses machines volantes

Aussi tombée au BIA 2023, 2025 (Asie), 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 82

La première traversée de la Manche en ballon a eu lieu :

  • A 1909
  • B 1830
  • C 1785
  • D 1870
Voir la correction

Bonne réponse : C. 1785

La traversée de la Manche en ballon a été réalisée le 7 janvier 1785 par Jean-Pierre Blanchard (français) et John Jeffries (américain) à bord d'un ballon à hydrogène, soit seulement deux ans après le premier vol humain en ballon des frères Montgolfier. Cette prouesse technique représente l'une des premières grandes aventures de la conquête aérienne et a démontré le potentiel des aérostats pour franchir des obstacles naturels, ouvrant la voie au développement de l'aéronautique.

La leçon : Les pionniers (2/2) : de la Tour Eiffel au premier looping

Question 83

En 1783, le premier vol d’un ballon à air chaud est rendu possible grâce au travail des frères :

  • A Wright
  • B Montgolfier
  • C Caudron
  • D Voisin
Voir la correction

Bonne réponse : B. Montgolfier

Les frères Joseph et Étienne Montgolfier ont inventé le premier ballon à air chaud capable de s'élever dans les airs, en découvrant que l'air chauffé devient plus léger que l'air ambiant, créant ainsi une force ascensionnelle appelée poussée d'Archimède. Leur première démonstration publique réussie eut lieu le 4 juin 1783 à Annonay, marquant ainsi le début de l'aérostation et ouvrant la voie aux premiers vols habités de l'histoire.

La leçon : Les premiers ballons (1783-1785)

Aussi tombée au BIA 2023.

Question 84

Le premier appareil civil entièrement équipé de commandes électriques est :

  • A la Caravelle
  • B le Boeing 737
  • C l’A320
  • D le Mercure
Voir la correction

Bonne réponse : C. l’A320

L’Airbus A320, qui vole en 1987 et entre en service en 1988, est le premier avion de ligne à commandes de vol électriques numériques : les ordres du mini-manche passent par des calculateurs, qui appliquent des lois de pilotage et protègent l’avion contre les sorties du domaine de vol. C’est la réponse attendue, même s’il garde un petit secours mécanique (sur la gouverne de direction et le réglage de la profondeur) et si le Concorde avait déjà, dès 1969, des commandes électriques analogiques. La Caravelle, le Boeing 737 et le Mercure ont des commandes classiques.

La leçon : Airbus et l’amerrissage sur l’Hudson

Question 85

Henri Guillaumet est :

  • A un as de la Seconde Guerre Mondiale
  • B un as de la Première Guerre Mondiale
  • C un pilote de l’Aéropostale
  • D un personnage de fiction
Voir la correction

Bonne réponse : C. un pilote de l’Aéropostale

Henri Guillaumet est effectivement un célèbre pilote de l'Aéropostale qui s'est illustré dans les années 1920-1930 en assurant des liaisons aériennes périlleuses pour transporter le courrier, notamment à travers la Cordillère des Andes. Sa détermination lors de son accident dans les Andes en 1930, où il marcha cinq jours dans la neige pour survivre, illustre parfaitement l'esprit pionnier des premiers aviateurs qui ont contribué au développement des lignes commerciales et postales.

La leçon : Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry : les pilotes de la Ligne

Question 86

Le « Grand Cirque » est un récit de la seconde guerre mondiale écrit par :

  • A Pierre Clostermann
  • B Romain Gary
  • C Albert Camus
  • D André Malraux
Voir la correction

Bonne réponse : A. Pierre Clostermann

Pierre Clostermann, as de l'aviation française pendant la Seconde Guerre mondiale avec 33 victoires homologuées, a écrit "Le Grand Cirque" qui relate son expérience de pilote de chasse au sein de la RAF. Ce témoignage historique, devenu une référence incontournable dans la culture aéronautique, décrit avec précision les combats aériens et la vie des pilotes de Spitfire et Tempest sur le théâtre d'opérations européen.

La leçon : Les As de la Seconde Guerre mondiale

Question 87

Lors de sa traversée de l’Atlantique en 1927, Charles Lindbergh se pose :

  • A à Pontoise
  • B à Étampes
  • C à Orly
  • D au Bourget
Voir la correction

Bonne réponse : D. au Bourget

Charles Lindbergh a effectivement atterri à l'aérodrome du Bourget (près de Paris) le 21 mai 1927, après avoir réalisé la première traversée transatlantique en solitaire et sans escale à bord de son avion "Spirit of St. Louis". Ce vol historique de 33 heures et 30 minutes entre New York et Paris, parcourant environ 5800 km, a marqué un tournant dans l'histoire de l'aviation en démontrant la faisabilité des liaisons intercontinentales.

La leçon : La conquête de l’Atlantique Nord (1927-1930)

Question 88

La navette américaine Colombia a effectué son premier vol spatial en :

  • A 1981
  • B 1992
  • C 1974
  • D 2001
Voir la correction

Bonne réponse : A. 1981

Columbia, première navette spatiale opérationnelle du programme Space Shuttle de la NASA, a effectué son vol inaugural historique STS-1 en avril 1981, marquant le début d'une nouvelle ère dans l'exploration spatiale avec un véhicule orbital réutilisable. Cette mission pionnière a démontré la capacité de la navette à décoller comme une fusée et à atterrir comme un planeur, révolutionnant ainsi le transport spatial et ouvrant la voie à de nombreuses missions scientifiques jusqu'à l'accident tragique de 2003.

La leçon : De Mercury aux navettes : l’ordre de la conquête spatiale

Question 89

En 1917, l’as allemand Mandfred Von Richtofen s’illustre aux commandes de son Fokker DR1, cet avion connu pour sa maniabilité était équipé de :

  • A une aile
  • B deux ailes
  • C trois ailes
  • D quatre ailes
Voir la correction

Bonne réponse : C. trois ailes

Le Fokker DR1 était un avion triplan, c'est-à-dire équipé de trois ailes superposées, d'où son appellation "DR" qui signifie "Dreidecker" en allemand (littéralement "trois ponts"). Cette configuration à trois plans alaires offrait une excellente maniabilité et un taux de virage supérieur, caractéristiques qui ont fait la réputation de cet appareil piloté par le "Baron Rouge".

La leçon : Les escadrilles et les As de 14-18

Question 90

Le satellite Hubble est :

  • A un laboratoire spatial
  • B un satellite de télécommunication
  • C un satellite espion
  • D un télescope spatial
Voir la correction

Bonne réponse : D. un télescope spatial

Le satellite Hubble est effectivement un télescope spatial placé en orbite terrestre basse (à environ 600 km d'altitude) qui observe l'Univers dans le domaine visible, ultraviolet et infrarouge. Son positionnement au-dessus de l'atmosphère terrestre lui permet d'obtenir des images d'une netteté exceptionnelle sans les perturbations atmosphériques, ce qui en fait un instrument scientifique majeur pour l'étude des corps célestes depuis son lancement en 1990.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 91

Le premier vecteur aérien de la bombe nucléaire française est :

  • A le mirage 2000
  • B le mirage III
  • C le mirage IV
  • D le mirage F1
Voir la correction

Bonne réponse : C. le mirage IV

Le Mirage IV, bombardier stratégique conçu par Dassault Aviation, fut mis en service en 1964 au sein des Forces Aériennes Stratégiques (FAS) pour assurer la dissuasion nucléaire française. Cet appareil supersonique, capable d'atteindre Mach 2.2, a été spécifiquement développé pour transporter et larguer la bombe atomique AN-11, puis AN-22, constituant ainsi le premier vecteur aérien de l'arsenal nucléaire français jusqu'à son remplacement progressif par des missiles.

La leçon : Trois appareils à reconnaître, et Kennedy

Question 92

Le président américain qui a prononcé le discours emblématique ayant lancé le programme d’exploration lunaire est :

  • A Nixon
  • B Kennedy
  • C Eisenhower
  • D Johnson
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Bonne réponse : B. Kennedy

Le président John F. Kennedy a prononcé le célèbre discours "We choose to go to the Moon" le 12 septembre 1962, initiant ainsi le programme spatial Apollo qui a conduit aux missions lunaires. Cette décision historique a permis aux États-Unis de développer les technologies nécessaires à l'exploration spatiale et d'atteindre l'objectif d'envoyer des hommes sur la Lune avant la fin de la décennie, ce qui fut réalisé avec Apollo 11 en juillet 1969.

La leçon : Trois appareils à reconnaître, et Kennedy

Question 93

Georges Guynemer a été abattu sur :

  • A un Fokker
  • B un Breguet
  • C un SPAD
  • D un Spitfire
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Bonne réponse : C. un SPAD

Georges Guynemer, célèbre as de l'aviation française pendant la Première Guerre mondiale, pilotait effectivement un SPAD XIII lorsqu'il a été abattu en septembre 1917 au-dessus de la Belgique. Le SPAD (Société Pour l'Aviation et ses Dérivés) était un avion de chasse monoplace biplan très performant pour l'époque, équipé d'un moteur Hispano-Suiza et considéré comme l'un des meilleurs chasseurs alliés du conflit.

La leçon : Les escadrilles et les As de 14-18

Aussi tombée au BIA 2026 (Asie).

Question 94

Le premier vol du Flyer des Frères Wright a eu lieu en :

  • A 1895
  • B 1890
  • C 1913
  • D 1903
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Bonne réponse : D. 1903

Le premier vol motorisé et contrôlé de l'histoire a été réalisé par Orville Wright le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk en Caroline du Nord, avec le Flyer, un biplan à hélices propulsives. Cette date marque le début de l'aviation moderne car c'était la première fois qu'un aéronef "plus lourd que l'air" parvenait à décoller par ses propres moyens, à voler de façon contrôlée et à atterrir à un niveau égal ou supérieur à son point de départ.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Question 95

Octave Chanute est :

  • A le premier directeur de l’Aéropostale
  • B le premier président d’Airbus
  • C un ingénieur américain d’origine française pionnier de l’aviation
  • D le premier « ministre de l’air »
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Bonne réponse : C. un ingénieur américain d’origine française pionnier de l’aviation

Octave Chanute (1832-1910) est effectivement un ingénieur civil américain d'origine française qui a joué un rôle fondamental dans les débuts de l'aviation en concevant des planeurs à ailes multiples et en publiant "Progress in Flying Machines", ouvrage qui a influencé les frères Wright. Ses travaux sur la portance et la stabilité des aéronefs, notamment son planeur biplan de 1896, ont constitué une avancée majeure dans la compréhension aérodynamique, faisant de lui un véritable précurseur de l'aviation moderne.

La leçon : Les pionniers (1/2) : du planeur au Flyer

Aussi tombée au BIA 2024, 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 96

Le Concorde a été construit :

  • A par Dassault
  • B dans le cadre d’une coopération franco-allemande
  • C par Airbus
  • D dans le cadre d’une coopération franco-britannique
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Bonne réponse : D. dans le cadre d’une coopération franco-britannique

Le Concorde a été développé conjointement par l'Aérospatiale française et la British Aircraft Corporation (BAC) dans le cadre d'un traité signé en 1962 entre la France et le Royaume-Uni. Cette coopération franco-britannique a permis de partager les coûts considérables de développement de cet avion supersonique de transport civil, aboutissant à un appareil révolutionnaire dont la production a été répartie équitablement entre les deux pays.

La leçon : L’après-guerre : le réacteur, la Caravelle et le Concorde

Question 97

La compagnie Air France a été créée en :

  • A 1933
  • B 1945
  • C 1920
  • D 1970
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Bonne réponse : A. 1933

Air France a été fondée le 7 octobre 1933 par la fusion de cinq compagnies aériennes françaises : Air Union, Air Orient, la CIDNA, la SGTA (les Lignes Farman) et l'Aéropostale. C'est l'une des plus anciennes compagnies aériennes encore en activité, et elle allait devenir un acteur majeur du transport aérien mondial.

La leçon : Les débuts de l’aviation commerciale

Aussi tombée au BIA 2024, 2025 et 2025 (Asie).

Question 98

Le Constellation est un avion de type :

  • A quadrimoteur à hélices
  • B bimoteur à réaction
  • C hydravion à hélices
  • D quadrimoteur à réaction
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Bonne réponse : A. quadrimoteur à hélices

Le Lockheed Constellation, célèbre avion de ligne des années 1940-1950, est équipé de quatre moteurs à pistons entraînant chacun une hélice, ce qui définit sa classification comme "quadrimoteur à hélices". Cette configuration lui permettait d'atteindre des performances remarquables pour l'époque, notamment en termes d'autonomie et de vitesse de croisière, tout en étant reconnaissable à sa silhouette caractéristique avec son fuselage à triple dérive et sa forme de "queue de baleine".

La leçon : Trois appareils à reconnaître, et Kennedy

Question 99

Le premier vol de l’A380 a eu lieu en :

  • A 2005
  • B 2000
  • C 2010
  • D 1995
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Bonne réponse : A. 2005

L'Airbus A380, plus gros avion de ligne commercial au monde, a effectué son premier vol le 27 avril 2005 à Toulouse-Blagnac, marquant une étape majeure dans l'histoire de l'aéronautique civile. Ce vol inaugural, réalisé par l'équipage d'essai d'Airbus, a permis de valider les qualités aérodynamiques de ce géant des airs avant sa mise en service commerciale en 2007 avec la compagnie Singapore Airlines.

La leçon : Airbus et l’amerrissage sur l’Hudson

Question 100

En novembre 2014, la sonde Roseta a déposé sur la comète Churyumov un robot appelé :

  • A Voyager
  • B Philea
  • C Opportunity
  • D Curiosity
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Bonne réponse : B. Philea

Philae (écrit « Philea » dans le sujet) est le nom du robot-atterrisseur qui a été déployé par la sonde spatiale Rosetta sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, marquant la première fois qu'un engin spatial se posait sur une comète. Cette mission historique de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) visait à étudier la composition et la structure de la comète pour mieux comprendre la formation du système solaire.

La leçon : La France, l’Europe et les sondes spatiales

Anglais aéronautique

S'entraîner sur cette matière

Question 101

En anglais, quel est le terme employé pour désigner les ailerons ?

  • A flaps
  • B wings
  • C gear
  • D ailerons
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Bonne réponse : D. ailerons

Le terme "ailerons" est un mot d'origine française qui a été directement adopté dans la terminologie aéronautique anglaise sans traduction. Cette conservation du terme français dans le vocabulaire technique international témoigne de l'importance historique de la France dans le développement de l'aviation, ces gouvernes permettant le contrôle du roulis de l'aéronef autour de son axe longitudinal.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 102

En anglais, quel est le terme employé pour désigner la gouverne de direction ?

  • A flaps
  • B rudder
  • C tail
  • D direction system
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Bonne réponse : B. rudder

Le terme "rudder" désigne la gouverne de direction en anglais, cette surface mobile située sur la dérive (partie verticale de l'empennage) qui permet de contrôler le mouvement de lacet de l'aéronef. Lorsque le pilote actionne les palonniers, le rudder pivote autour de son axe, créant une force aérodynamique qui fait tourner l'avion autour de son axe vertical.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2023, 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 103

En anglais, quel est le terme employé pour désigner les volets ?

  • A winglets
  • B spoilers
  • C foilers
  • D flaps
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Bonne réponse : D. flaps

Le terme "flaps" est l'appellation anglaise officielle utilisée dans toute la documentation aéronautique internationale pour désigner les volets, ces surfaces mobiles situées sur le bord de fuite des ailes. Cette terminologie fait partie du vocabulaire technique essentiel que tout pilote doit maîtriser, car l'anglais est la langue normalisée dans les communications aéronautiques mondiales.

La leçon : Volets, becs, spoilers et aérofreins

Question 104

En anglais, quel est le terme employé pour désigner les commandes de vol ?

  • A flight control
  • B plane commands
  • C fly stuff
  • D flight commands
Voir la correction

Bonne réponse : A. flight control

Le terme "flight control" est l'expression technique anglaise standardisée qui désigne l'ensemble des commandes permettant au pilote de contrôler l'attitude et la trajectoire de l'aéronef. Cette terminologie fait partie du vocabulaire aéronautique international que tout pilote doit maîtriser, car elle englobe les gouvernes principales (ailerons, gouverne de profondeur, gouverne de direction) ainsi que les systèmes secondaires qui permettent de manœuvrer l'appareil.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 105

En anglais, quel est le terme employé pour désigner le train d'atterrissage ?

  • A landing system
  • B landing wheels
  • C landing gear
  • D landing flaps
Voir la correction

Bonne réponse : C. landing gear

Le terme "landing gear" est l'appellation officielle en anglais aéronautique pour désigner l'ensemble du système de train d'atterrissage d'un aéronef, comprenant les jambes, les roues, les amortisseurs et les mécanismes de rétraction. Cette terminologie fait partie du vocabulaire technique international standardisé que tout pilote doit connaître pour la communication aéronautique et la lecture des manuels techniques, conformément aux normes OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale).

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud) et 2026 (Asie).

Question 106

Dans un message météo, que signifie le sigle NSC ?

  • A No Significant Clouds
  • B No Significant Ceilling
  • C Nimbus Stratus Cumulus
  • D No Stratus Crossing
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Bonne réponse : A. No Significant Clouds

NSC signifie « No Significant Clouds », pas de nuages significatifs : aucun nuage sous 5 000 ft (1 500 m), ou sous l'altitude minimale de secteur si elle est plus haute, ni cumulonimbus ni cumulus bourgeonnant. Ce n'est pas un ciel clair : des nuages peuvent exister plus haut, et le sigle ne dit rien de la visibilité. Le piège « No Significant Ceilling » remplace le C de Clouds par Ceiling.

La leçon : La météo en anglais

Aussi tombée au BIA 2025 et 2025 (hémisphère sud).

Question 107

Dans un message météo, que signifie le sigle CAT ?

  • A Ceiling Around Tower
  • B Clear Air Turbulence
  • C Calm Air Temporary
  • D Cumulus Avoid Turbulence
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Bonne réponse : B. Clear Air Turbulence

Le sigle CAT désigne les "Clear Air Turbulence" ou turbulences en air clair, phénomène dangereux car invisible au radar météorologique classique et pouvant survenir sans nuages apparents. Ces turbulences, souvent rencontrées près des courants-jets ou à proximité des reliefs, peuvent provoquer de fortes secousses et nécessitent une attention particulière lors de la préparation du vol et de la consultation des SIGMET.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Question 108

Which force is used to overcome gravity for a plane in normal flight ?

  • A drag
  • B weight
  • C thrust
  • D lift
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Bonne réponse : D. lift

La portance (lift) est la force aérodynamique perpendiculaire à la trajectoire ; en vol en palier, elle s'oppose directement au poids de l'avion (force de gravité). Cette force est générée principalement par les ailes grâce à la différence de pression entre l'intrados et l'extrados, permettant ainsi à l'aéronef de se maintenir en vol.

La leçon : Les quatre forces du vol

Question 109

Que signifie le sigle ILS ?

  • A Information Light System
  • B Instrument Landing System
  • C Intense Light System
  • D Instrument Lighting System
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Bonne réponse : B. Instrument Landing System

L'ILS (Instrument Landing System) est un système d'aide à l'atterrissage qui permet aux pilotes de se poser en toute sécurité même par mauvaise visibilité ou conditions météorologiques dégradées. Ce dispositif émet deux faisceaux radio qui forment un plan de descente idéal (glide path) et un alignement horizontal (localizer), guidant ainsi l'aéronef jusqu'à la piste avec précision.

La leçon : Les sigles et les expressions à connaître

Question 110

Choose the good proposition for a glider :

  • A c'est un dispositif d'atterrissage aux instruments
  • B c'est un homme volant
  • C c'est un planeur
  • D c'est un dispositif permettant d'empêcher le givrage du carburateur
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Bonne réponse : C. c'est un planeur

Un glider est le terme anglais désignant un planeur, c'est-à-dire un aéronef sans moteur qui utilise les courants ascendants pour se maintenir en vol. Cette machine volante exploite les principes aérodynamiques et la portance de ses ailes pour planer, en convertissant l'énergie potentielle (altitude) en énergie cinétique (vitesse) lors de sa descente.

La leçon : Les types d’aéronefs

Question 111

The primary flight controls are :

  • A ailerons, elevator and rudder
  • B flaps, spoilers and slats
  • C the captain and the first pilot
  • D the air controllers who work with primary radar
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Bonne réponse : A. ailerons, elevator and rudder

Les commandes de vol primaires (ailerons, gouverne de profondeur et gouverne de direction) permettent de contrôler l'avion autour de ses trois axes : les ailerons pour le roulis, la gouverne de profondeur pour le tangage et la gouverne de direction pour le lacet. Ces trois commandes sont essentielles car elles assurent le contrôle fondamental de l'attitude de l'aéronef dans l'espace, contrairement aux commandes secondaires comme les volets ou le compensateur qui ne modifient que les caractéristiques de vol.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2016.

Question 112

When I pull the stick :

  • A the flaps move down
  • B the elevator moves down
  • C the spoilers are deployed
  • D the elevator moves up
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Bonne réponse : D. the elevator moves up

Lorsque le pilote tire sur le manche, il actionne les commandes de vol qui transmettent ce mouvement à la gouverne de profondeur (elevator), la faisant se déplacer vers le haut. Ce braquage vers le haut de la gouverne de profondeur crée une portance négative sur l'empennage horizontal, ce qui provoque une rotation de l'avion autour de son axe de tangage et fait cabrer l'appareil.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Aussi tombée au BIA 2016.

Question 113

Les 3 axes autour desquels un avion peut se mouvoir sont les axes de roulis, tangage et lacet. En anglais et dans l'ordre, il s'agit de :

  • A pitch, yaw, roll
  • B roll, tangy, turn
  • C roll, pitch, yaw
  • D roll, hill, turn
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Bonne réponse : C. roll, pitch, yaw

Roulis, tangage et lacet se disent, dans le même ordre, roll, pitch, yaw : c'est la réponse c. Roll est la rotation autour de l'axe longitudinal (ailerons), pitch autour de l'axe transversal (gouverne de profondeur), yaw autour de l'axe vertical (gouverne de direction). Tangy veut dire « acidulé », hill « colline » et turn « virage ». Le corrigé officiel de 2015 coche pourtant b (roll, tangy, turn) : une erreur manifeste de sa grille, puisque les corrigés officiels de 2024, de 2025 et de la session 2025 de l'hémisphère sud donnent c pour la même question, avec les mêmes propositions.

La leçon : Les trois axes : roll, pitch, yaw

Aussi tombée au BIA 2024, 2025, 2025 (hémisphère sud) et 2026.

Question 114

L'étincelle de la bougie dans un moteur à pistons provient de la haute tension fournie par :

  • A the battery
  • B the battery on start-up and then the alternator
  • C the starter motor
  • D the magnetos
Voir la correction

Bonne réponse : D. the magnetos

Sur un moteur à pistons d'avion, ce sont les magnétos qui fournissent la haute tension (jusqu'à 20 000 V) nécessaire à l'étincelle des bougies, et non la batterie comme sur une voiture. Une magnéto est un petit générateur entraîné mécaniquement par le moteur lui-même : elle fonctionne dès que le moteur tourne, indépendamment du circuit électrique principal. C'est une sécurité essentielle : si la batterie tombe en panne en vol, le moteur continue de tourner. Pour cette raison, les avions à pistons en ont généralement deux par moteur. La bonne réponse est donc d) the magnetos.

La leçon : Le moteur et l’hélice

Aussi tombée au BIA 2025 (hémisphère sud).

Question 115

L'anémomètre est appelé :

  • A speedmaster
  • B tachymetre
  • C airspeed indicator
  • D anemospeedmeter
Voir la correction

Bonne réponse : C. airspeed indicator

L'anémomètre se dit airspeed indicator : il mesure la vitesse de l'avion par rapport à l'air, à partir de la pression dynamique captée par le tube de Pitot. Il affiche la vitesse indiquée (IAS), celle qui sert au pilotage (vitesse de décrochage, vitesses limites) ; la vitesse propre (TAS) s'en déduit en corrigeant de la densité de l'air. Speedmaster, tachymetre et anemospeedmeter ne désignent pas cet instrument.

La leçon : Les instruments de bord, les feux et les voyants

Aussi tombée au BIA 2016, 2021, 2025 et 2026.

Question 116

Que comprenez-vous dans ce message concernant une piste : « snow removal is in progress runway one seven » ?

  • A la piste 17 est en cours de déneigement
  • B le déneigement de la piste 17 a fait des progrès
  • C la neige a progressé sa couverture de la piste 17
  • D la piste 17 est à présent déneigée
Voir la correction

Bonne réponse : A. la piste 17 est en cours de déneigement

Ce message utilise la phraséologie aéronautique standard où "runway one seven" désigne la piste 17 (orientée au cap magnétique 170°), et "snow removal is in progress" indique une opération de déneigement en cours. Cette information est cruciale pour la sécurité des opérations car elle signale aux pilotes que cette piste n'est temporairement pas utilisable pour les atterrissages et décollages jusqu'à la fin du déneigement.

La leçon : La météo en anglais

Aussi tombée au BIA 2026.

Question 117

Le mot ignition fait référence au :

  • A choix initial de votre cap lors de l'alignement sur la piste
  • B réglage initial de l'ordinateur de bord sur les gros porteurs ou plus simplement du pilote automatique sur les petits avions
  • C dispositif d'allumage du moteur
  • D dispositif d'augmentation de poussée d'un réacteur par injection de carburant dans la tuyère (postcombustion)
Voir la correction

Bonne réponse : C. dispositif d'allumage du moteur

L'ignition désigne le système qui génère l'étincelle électrique nécessaire pour enflammer le mélange air-carburant dans les cylindres d'un moteur à pistons. Dans les moteurs d'avion, ce dispositif d'allumage est généralement constitué de magnétos, de bougies et de câbles haute tension qui assurent le démarrage et le fonctionnement continu du moteur.

La leçon : Le moteur et l’hélice

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie).

Question 118

Concerning an airplane, choose the right answer.

  • A the stick changes the position of the ailerons and elevator
  • B the rudder pedals are connected to the wings
  • C when you pull back the control column the nose of the aircraft is lowered
  • D when you push forward the control column the nose of the aircraft rises
Voir la correction

Bonne réponse : A. the stick changes the position of the ailerons and elevator

Le manche (stick) est la commande principale qui permet au pilote de contrôler l'attitude de l'avion dans deux axes : en le déplaçant latéralement, il actionne les ailerons qui font rouler l'avion autour de son axe longitudinal, et en le tirant/poussant, il actionne la gouverne de profondeur (elevator) qui fait cabrer ou piquer l'avion autour de son axe transversal. Ces deux commandes sont essentielles pour contrôler l'assiette et l'inclinaison de l'aéronef pendant toutes les phases du vol.

La leçon : Les gouvernes et les commandes de vol en anglais

Question 119

Le mot CREW désigne :

  • A une pièce particulière d'un moteur à piston de type 4 temps
  • B l'équipage d'un appareil
  • C une pièce spécifique d'un hélicoptère
  • D une vis
Voir la correction

Bonne réponse : B. l'équipage d'un appareil

Le terme anglais "CREW" désigne l'ensemble du personnel navigant à bord d'un aéronef, comprenant généralement les pilotes (flight crew) et le personnel de cabine (cabin crew). Dans le vocabulaire aéronautique international, ce terme technique est couramment utilisé pour identifier tous les membres d'équipage qui assurent le bon déroulement du vol et la sécurité des passagers.

La leçon : La cellule, l’aile et le train

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie) et 2025 (hémisphère sud).

Question 120

Le co-pilote déclare the gear warning light has come on green. Que doit comprendre le commandant de bord ?

  • A le phare du train d'atterrissage s'est allumé en vert
  • B le feu du train droit est allumé en vert
  • C le voyant du train d'atterrissage étant devenu vert, le train est maintenant sorti
  • D le voyant d'alerte du train d'atterrissage étant allumé, il faut attendre qu'il passe au vert
Voir la correction

Bonne réponse : C. le voyant du train d'atterrissage étant devenu vert, le train est maintenant sorti

Le voyant vert du train d'atterrissage ("gear warning light") est un indicateur visuel dans le cockpit qui confirme que le train d'atterrissage est complètement sorti et verrouillé en position. Cette information est cruciale pour le commandant de bord car elle garantit que l'avion peut atterrir en toute sécurité, les voyants verts étant universellement utilisés en aéronautique pour signaler un système correctement configuré et prêt à l'emploi.

La leçon : Les instruments de bord, les feux et les voyants

Aussi tombée au BIA 2025 (Asie).

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Les questions de ce sujet s'expliquent dans ces leçons.

Météorologie et aérologie

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